Par LA VOIX DU PEUPLE
NEGOCIATION POUR LA PAIX ET LA SECURITÉ AVEC LA REBELION AU CONGO BRAZZAVILLE
Congo: négociations pour le retour de l'ex-rebelle Ntumi à Brazzaville
BRAZZAVILLE, le 3 novembre 2009
Le gouvernement congolais et le Conseil national des républicains (CNR :conseil national de la résistance, ex-mouvement rebelle) négocient depuis samedi le retour de l'ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, à Brazzaville, a appris mardi l'AFP de sources concordantes.
Monsieur Ntumi a été nommé en 2007 au poste de délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre mais n'est jamais entré en fonction, sa tentative de retour à Brazzaville s'étant soldée en septembre 2007 par des accrochages avec la police.
« Les négociations entre les deux parties ont démarré le samedi 31 octobre 2009, a indiqué une source proche de la présidence à l’AFP (Agence France Presse), précisant que la « première séance » a été présidée par le secrétaire général de la présidence, Jean-Baptiste Ondaye.
« Elles se déroulent à la présidence même », a ajouté la source.
Selon un conseiller du révérend Ntumi contacté par l'AFP et qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat, « ces pourparlers tournent essentiellement autour des questions sécuritaire et protocolaire ».
Chef des miliciens ninjas qui ont combattu l'armée gouvernementale entre
1998 et 2003 dans la région du Pool, voisine de Brazzaville, Monsieur Ntumi vit retranché dans son fief depuis plus de dix ans.
A la Mi-octobre 2009, il avait indiqué à la presse à Soumouna qu'il n'était pas responsable de problèmes d'insécurité observés depuis quelques semaines dans le Pool.
L'ancien chef rebelle dit attendre toujours sa note de prise de fonctions.
« Le révérend est prêt à venir occuper son poste pourvu que Brazzaville nous rassure », a confié un autre conseiller de Monsieur Ntumi.
Depuis, le coup d'état sanglant du 5 juin 2009, le Congo Brazzaville ne connaît toujours pas une véritable paix. Le ramassage des armes n'est pas effectif, l'insécurité est toujours présente et plane sur le quotidien des congolais. Les autorités de Brazzaville crient partout qu'ils sont les apôtres de la paix ! Nul besoin d’être un sage pour s’aviser de l’énormité de ce mensonge. Cependant, il convient sans doute de partir des réactions que suscite cette affirmation pour se rendre compte que la paix ne se décrète pas, elle est non seulement le fruit d’une négociation, mais surtout elle se vit. Rappelons que, la paix ne sera effective et durable que lorsque les fils et filles du pays parleront « autour d’une table» sans tabou de tous les problèmes qui les opposent, d' où la nécessité d'une concertation nationale inclusive, pour une sortie définitive de la crise congolaise.
Brazzaville, STEVE OBORABASSI pour la voix du Peuple
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