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Auteur: Marcel Mobengo
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1400. C’est le nombre des sympathisants qui ont tenu à accompagner Mathias Dzon le mercredi 28 octobre 2009, au palais de justice de Brazzaville où il avait été assigné en
première comparution devant le juge Itoua Priva Romeo pour complicité de détention illégale des armes de guerre. On pouvait lire sur les visages de ces militants et
sympathisants acquis à la cause du président du front uni des partis de l’opposition congolaise, une réelle détermination.
Comme nous l’a signifié Marcelin Makita, venu de Pointe-Noire pour l’occasion, le sentiment d’un grand nombre de ceux qui étaient présent est que Sassou Nguesso est le seul
homme politique congolais à avoir distribué les armes de guerre à des populations congolaises et qui dispose d’une armée privée. Si quelqu’un devrait être accusé pour
complicité de détention illégale d’armes de guerre, c’est bien Sassou Nguesso et ceux qui l’entourent comme Adoua Blaise, Ndenguet jean François…et non Mathias Dzon qui n’a
jamais tenu une arme.
Lorsque Mathias Dzon fait son apparition au palais de justice peu avant 9h, c’est donc une liesse qui l’accueil avant d’être entendu en présence de son avocat Me Hervé
Ambroise Malonga, par le juge Itoua Priva Romeo, pendant environ 1H15mn. En répondant à l’assignation à comparaître du juge Itoua Priva Romeo, malgré tous ce qu’on a entendu
ces derniers jours à Brazzaville sur cette affaire opposant Mathias Dzon aux pouvoirs publics, le président du Front uni des partis de l’opposition a non seulement pris ses
responsabilités, mais il a surtout mis les magistrats congolais, devant leur responsabilité historique. Il a également pris le courage d’affronter les pouvoirs publics ou
plutôt Sassou Nguesso sur un sujet dont la vérité contribuerait à fragiliser une nouvelle fois, un pouvoir mal acquis et en mal de reconnaissance.
Pour les observateurs de la vie politique congolaise, en traînant Mathias Dzon, ancien ministre des finances, ancien Directeur National pour la Banque des Etats de l’Afrique
Centrale au Congo devant la justice pour complicité de détention illégale d’armes de guerre, Sassou Nguesso se tire une balle dans le pied. Mathias Dzon serait capable de
démontrer à l’opinion nationale et internationale que Sassou Nguesso est celui qui dispose d’une milice privée au Congo ; celui qui a dévalisé l’école militaire de Gamboma
en 1996, volant armes et munitions ; celui qui a distribué les armes aux congolais en 1997…Bref, il pourra démontrer que s’il faut condamner une personne pour complicité de
détention et détention illégale d’armes de guerre, c’est bien Sassou Nguesso.
Marcel Mobengo
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