MESSAGE DU PRESIDENT DU CODICORD A LA NATION A L' OCCASION DU 52 ème ANNIVERSAIRE DE L' INDEPENDANCE
Mes chers compatriotes et Chers amis du Congo,
Au cours de notre histoire commune, depuis le 15 Aout 1960, nous nous efforçons quotidiennement à oublier tout ce qui nous divise pour préserver l’unité de notre nation. Chaque jour, nous apprenons à vivre ensemble dans la tolérance, le pardon, l’entraide et la solidarité, l’amour du prochain pour que le Congo soit Un et indivisible.
Permettez que je rappelle une fois de plus, qu’au lendemain de la Conférence Nationale Souveraine, en 1991, nous avons rêvé de l’idéal démocratique, mais, depuis le coup de force d’octobre 1997, la réalité nous en éloigne chaque jour davantage.
En effet, ces six derniers mois, le Congo notre patrie vient de vivre successivement deux événements dont l’un catastrophique, et l’autre ignominieux nous faisant honte face aux autres nations, il s’agit respectivement des explosions des armes de destruction massive du 4 mars 2012 et de la mascarade électorale du 15 juillet 2012.
Les décombres de l'explosion du 4 Mars 2012 Une victime désemparée
La mascarade électorale une institution au Congo Brazzaville
A cet effet, je voudrais rendre un vibrant hommage au peuple Congolais souverain pour son élan de solidarité manifesté à l’égard des victimes de la catastrophe du 4 mars 2012, mais aussi pour son message à l’égard des collaborationnistes qui se sont rendus comptables des souffrances des populations au même titre que les autorités du pouvoir de Brazzaville en participant à la mascarade électorale du 15 juillet 2012.
Souvenez vous, dans un message adressé le 25 février 2012 aux responsables des structures politiques et civiles de la diaspora et à l’opposition interne de Brazzaville j’avais dit je cite : « Il est suicidaire d’aller à l’encontre de la volonté de nos populations qui rejettent en bloc les élections organisées par Monsieur SASSOU NGUESSO et son système… Il est intellectuellement absurde de participer à une mascarade électorale dont on connait à l’avance les résultats... Il est donc judicieux d’explorer d’autres stratégies pour mettre fin à la dictature dans notre pays. »
Malheureusement, aujourd’hui nous avons l’impression d’avoir prêché dans le désert et le sentiment de n’avoir pas été entendu, bien qu’ayant pris la précaution d’envoyer l’un de mes collaborateurs à Brazzaville lequel n’avait jamais ménagé des efforts pour aller à la rencontre des tous les leaders de l’opposition interne et des responsables des structures politiques et civiles du Congo ainsi que certaines autorités du pouvoir en leur remettant en main propre le « Pacte Républicain » notre vade-mecum qui faisait suite au mémorandum « Plaidoyer pour la République : La démocratie ou le chaos » pour une issue de sortie de crise.
Est-il nécessaire de rappeler que tout responsable politique sensé doit comprendre que la tricherie, l’organisation des élections truquées, l’emprisonnement des adversaires politiques, le non respect des libertés et des droits des citoyens, constituent une bombe à retardement qui risque, à court terme, de provoquer l’opposition violente de certaines structures politiques et civiles, et de dresser une partie de la population contre une autre et à moyen terme, de déclencher un conflit violent ? Au bout du compte, une guerre civile.
Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Il est temps que les autorités de Brazzaville prévoient, c’est-à-dire réfléchissent davantage à la portée de leurs décisions comme aux conséquences de leurs actes. Est-il besoin d’évoquer les similitudes avec le drame de la Syrie ?
En conséquence, la convocation du Dialogue National revêt un caractère d'urgence pour éviter de renouveler un cycle de violence politique devenu récurrent depuis la naissance de la République du Congo le 28 novembre 1958.
Aussi, paraît-il nécessaire de réitérer que nous avons le devoir et l’obligation de conjuguer nos efforts, au-delà des clivages politiques, ethniques, philosophique et/ou religieux, pour faire du Dialogue et de la Concertation Nationale Inclusive notre arme face à ceux qui veulent nous entraîner sur les principales sources de régression qui sont les chemins de la haine, de la division voire des guerres fratricides.
Rappelons que le dialogue reste une vertu pour notre pays, par conséquent nous avons le devoir sinon l’obligation de l’exiger au gouvernement. Toutefois, n’oublions pas que le salut du Congo viendra de ses filles et fils. C’est pour cette raison que, je demande aux forces vives de la nation d’être en alertes permanentes pour la restauration des valeurs et principes démocratiques et républicaines initiés par la CNS.
Vive la République
Raphaël GOMA
Président du Conseil de la Diaspora Congolaise pour la Restauration de la Démocratie (CODICORD)
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons