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Libye : LES PRO -KHADAFI MENENT UNE CONTRE OFFENSIVE

  

  

 

KADHAFI RIPOSTE 

 

 

  

 

 

 

        

      

 

Mouammar Kadhafi a lancé une contre offensive contre les insurgés. Les affrontements en Libye pourraient avoir fait 6 000 morts

 

Le colonel Kadhafi ne s’avoue pas vaincu.

Alors que la répression de l’insurrection libyenne aurait fait 6 000 morts, selon la Ligue des droits de l’homme, il s’est montré intraitable, hier, lors d’une intervention télévisée.

Un discours fleuve de trois heures, prononcé à l’occasion d’une cérémonie marquant le 34e anniversaire de l’établissement du «pouvoir des masses» en Libye. Sous les ovations d’une foule de militants acquis à sa cause, le dictateur a promis «de combattre partout en Libye, jusqu’au dernier homme et jusqu’à la dernière femme». Il a une nouvelle fois balayé toute idée de démission.

«Kadhafi n’a pas de fonction officielle pour en démissionner. Kadhafi est un symbole», a-t-il ainsi lancé, s’exprimant à la troisième personne.

 

Offensive militaire

Accusant encore une fois Al-Qaida d’avoir fomenté les troubles, il a promis l’amnistie à «tous ceux qui remettront les armes et rentreront dans leurs foyers». Mais les forces de l’opposition, aussi déterminées que le dirigeant libyen, continuaient hier à se battre. Elles devaient faire face à la contre-offensive menée par l’armée fidèle au régime, destinée à reconquérir l’est du pays, contrôlé depuis plusieurs jours par les insurgés.

De violents combats ont éclaté hier à Brega, ville côtière de l’est qui abrite un important terminal pétrolier. Selon Al-Jazira, les forces pro-Kadhafi seraient parvenues à la reprendre avant de devoir reculer face aux insurgés. Les troupes du régime auraient également pénétré dans la ville voisine d’Adjabia, à la tête d’un convoi de cent véhicules, après avoir mené des raids aériens visant notamment un dépôt de munitions. Alors que le pays semble sombrer dans la guerre civile, la communauté internationale évoquait une intervention militaire extérieure. Les insurgés ont appelé hier l’ONU à autoriser des frappes aériennes sur les mercenaires africains combattant aux côtés de l’armée régulière.

 

 

TROIS QUESTIONS À NOTRE CORRESPONDANT Mohamed El Djafar

   

«LA VICTOIRE DOIT ÊTRE CELLE DES LIBYENS»

  

Kadhafi peut-il reconquérir le pays ?

C’est impossible. En privilégiant la contre-offensive à Brega, qui abrite des terminaux pétroliers, il caresse l’espoir de priver l’Est de ressources financières, et menace l’Occident de couper l’acheminement de l’or noir. Il garde une supériorité militaire grâce à l’aviation. Mais celle-ci pourrait être neutralisée si l’ONU interdisait le survol de la Libye.

 

Une intervention militaire extérieure est-elle envisageable ?

Aujourd’hui, ce n’est ni envisageable ni souhaitable. La victoire doit être celle des Libyens, elle ne doit pas être entachée par des interactions extérieures, sauf si Kadhafi se met, par exemple, à utiliser des armes chimiques contre les insurgés. Et dans ce cas, l’Egypte serait la mieux placée pour intervenir. Un million et demi d'égyptiens travaillaient en Libye et sont actuellement sur les routes, hagards et dans le besoin. La Libye est stratégique pour l’Egypte.

 

   

Se dirige-t-on vers une guerre civile longue ?

Je l’ignore. Mais les pressions de la communauté internationale peuvent favoriser les défections de proches du régime. Les Libyens ne sont pas fous, ils ne veulent pas mourir pour Kadhafi.

 

    

CRHONIQUE DE LA DÉBACLE DU TYRAN

 

  

La révolte éclate :

 

17 février 2011.

Au lendemain d’un sit-in dispersé par la force à Benghazi, des manifestations éclatent suite à des appels

sur Facebook. Des affrontements ont lieu à Benghazi et d’autres villes les jours suivants.

   

Le régime menace

20 février 2011.

Seïf Al-Islam, l’un des fils du colonel Kadhafi, intervient à la télévision, menaçant d’un «bain de sang» si la révolte se poursuivait. Le même jour, des bâtiments publics sont brûlés à Benghazi.

 

Benghazi tombe

21 février 2011.

Benghazi et d’autres villes de l’est du pays sont «libérées» par les insurgés, aidés par les défections au sein de l’armée et du régime. Le lendemain, Kadhafi annonce qu’il se battra «jusqu’à la mort».

 

BENGHAZI, Mohamed El DJAFAR, pour la Voix du Peuple

   

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

   

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