LE BAL DES OFFICIERS CONGOLAIS
Source : MWINDA
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Le Général Emmanuel Ngouélondélé Mongo « Le sursaut National »
Le Général Ferdinand MBAOU « Les forces Armées Loyalistes »
Le Général Benoît Moundélé Ngollo « Mea Maxima Culpa »
Le Colonel Daniel Nkouta « Appel aux patriotes »
Décidément, nos officiers ont du bagou. Mais ils manquent singulièrement d’imagination. Ils nous exhibent de façon ostentatoire leurs galons, nous abreuvent de beaux discours. Puis, plus rien.
D’abord il y a eu Emmanuel Ngouélondélé, avec son appel de Versailles, resté lettre morte. Ensuite, Mbaou, un autre étoilé aux discours enflammés, que Sassou a envoyé derrière les barreaux et dont nous sommes aujourd'hui sans nouvelles. Puis l’inamovible Benoît Moundélé Ngollo avec son prétendu mea maxima culpa dans lequel il fustige le système Sassou, mais pas suffisamment couillu pour aller au bout de la logique, c’est-à-dire rompre avec celui à qui il doit tout après avoir été un des compagnons d’ Ange Diawara.
Aujourd’hui, c’est Daniel Nkouta qui se rappelle à notre bon souvenir avec son appel aux compatriotes pour un forum sans exclusive, des conneries déjà entendues à satiété.
Certes, celui-là n’a jamais léché les bottes de Sassou, mais tout de même, qu’ont-ils donc tous ces colonels et tous ces généraux à hurler contre l’un des leurs en sachant que ça ne changera pas
grand
chose ?
Sassou a fait la connerie (il n’avait vraiment pas le choix), en 1991, d’organiser un forum dont la maîtrise lui a tout de suite échappé. Et il a perdu le pouvoir. Nkouta, comme d’autres, ont certainement raison de prendre leurs rêves pour des réalités et passer le plus clair de leur temps à chanter, comme la cigale de la fable, sauf que Sassou a retenu la leçon. Au mieux, il les ignore. Au pire, il leur lance sa police et sa justice à la gueule. Bref, Sassou ne fera pas deux fois la même connerie. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit cette belle maxime. Il est certes c…, mais il n’est sans doute pas fou. Donc pas de seconde conférence nationale pour se retrouver tout nu et surtout dépressif à en perdre la boule.
Le pays va mal ? 95 % des Congolais n'ont qu'un repas par jour ? Les écoles, les hôpitaux, les voiries, les services publics sont partout délabrés, voire inexistants dans l'immense majorité du territoire ? Oui, et alors ? Est-ce une raison suffisante pour que Sassou l'incompétent quitte le pouvoir ? Que dis-je, Son Pouvoir ? De deux choses l'une. Ou l'on croit naïvement aux débilités dont nous abreuvent ses griots sur le respect de la démocratie, des élections libres et transparentes et de l'Etat de droit, ou l'on se révolte contre ce système clanique corrompu qui nous ruine tous et ruine l'avenir de nos enfants et petits enfants.
Dans le premier cas, on le regarde, les bras croisés, attendre tranquillement sa mort et prendre le temps de préparer paisiblement sa succession. Dans le second cas, tous les moyens sont bons pour nous en débarrasser, car nous sommes un peuple en état de légitime défense. Il n'y aura pas de messie tombé du ciel, un deus ex machina pour faire le boulot à notre place. Même sale, ce boulot, c’est à nous de le faire. Et nous devons l'assumer sans complexe. C'est une question de survie pour notre peuple, sinon nous en aurons encore pour 50 ans de sassouisme.
Les bonnes âmes (notre pays en fourmille) me diront qu’il y a d’autres moyens plus pacifiques pour virer Sassou. Peut-être. Mais avec un type qui ne respecte rien et est prêt à tout pour s'accrocher au pouvoir, quitte à sacrifier des milliers de vie, je n'en connais pas des masses. Ou nos généraux et nos colonels ferment leur grande gueule et arrêtent de nous les casser avec leurs appels sans lendemain. Ou ils se décident à franchir le pas en passant à l'action tout de suite, car demain, il sera trop tard. Après tout, même si le Niger n’est pas le Congo et qu’il convient de comparer ce qui est comparable, Salou Djibo, l’actuel homme fort de ce pays ne s’est pas répandu auparavant dans la presse avant de renverser Mamadou Tandja. « Le tigre n’affirme pas la trigritude, il bondit », disait quelqu’un. Autrement dit un vrai militaire, ça ne passe pas son temps à causer : ça agit. Car les Nguesso et les Okemba, déjà en embuscade, ne demanderont la permission à personne pour empocher et confisquer le pouvoir (Leur pouvoir) afin de le perpétuer au sein de leur clan familial, des décennies durant.
La plume libre !
Diaz MAHINDOU
Diaz.mahindou@hotmail.com
Digne d’un film western «4 officiers contre un Général voyou», le Congo n’est pas en paix. Contrairement à la propagande du pouvoir en place qui à travers les médias publics confisqués martèle matin, midi et soir « consolidons la paix ». La paix ne se décrète pas, elle se négocie, et se consolide à travers une concertation avec toutes les forces vives de la nation. Les faits sont là, au Congo toutes les conditions objectives et subjectives sont réunies, il ne manque plus qu'un canalisateur pour accomplir la volonté du peuple: la restauration de la démocratie.
Brazzaville, Steve OBORABASSI POUR LA Voix du Peuple