Par LA VOIX DU PEUPLE
Le Monde 22/12/2009
LES AFRICAINS VEULENT FINIR AVEC LA FRANCAFRIQUE
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, le 18 novembre 2009 à Jérusalem (AFP Menahem Kahana)
Il n'a pas donné signe de vie depuis plus de deux semaines, mais tout le monde s'interroge sur son prochain déplacement. Moussa Dadis Camara, officiellement toujours hospitalisé au Maroc après avoir subi une tentative d'assassinat, sera-t-il bientôt de retour en Guinée?
Oui, selon l'ambassadeur de Guinée en poste dans le royaume chérifien: «Il va mieux et a l'intention de retourner le plus vite possible à Conakry», a déclaré Mamadouba Diabaté. Le chef de la junte guinéenne «communique régulièrement avec le gouvernement à Conakry dès que le besoin se fait sentir», a-t-il affirmé.
En revanche, Bernard Kouchner a été beaucoup plus sceptique sur le bien fondé d'un retour de Dadis au pays: «Je souhaite que M. Dadis Camara reste dans son lit au Maroc et non qu'il revienne» en Guinée «car il serait capable - rien que son retour - de déclencher une guerre civile et on n'en a pas besoin».
Le ministre des Affaires étrangères a également évoqué d'éventuelles suites diplomatiques, après la publication du rapport de la commission d'enquête de l'ONU sur le massacre du 28 septembre, qui dénonce un «crime contre l'humanité». «Nous devons maintenant attendre que le Conseil de sécurité soit saisi, peut-être mardi, et il y aura des sanctions», a prédit Bernard Kouchner.
Pour le chef de la diplomatie française, le général et ministre de la Défense Sékouba Konaté, qui exerce l'intérim du pouvoir, l'«assure avec beaucoup de difficultés entre les groupes divers» qui contrôlent la Guinée.
Bernard Kouchner a aussi relevé que le rapport de l'ONU évoque la possibilité d'une «force d'observation, pas une force d'interposition, qui conduirait après une période transitoire à des élections générales». C'est «le schéma que nous avons tous souhaité voir adopter», a-t-il dit.
Face aux déclarations du Ministre français des affaires étrangères, sur la situation politique en Guinée Conakry.
Les africains demandent et exigent la non ingérence de la France dans les affaires intérieures des pays africains
comme l'avait dit le candidat Nicolas SARKOZY pendant la campagne électorale. Signalons que la France est à l'origine de toutes ces situations chaotiques en
Afrique.
La guerre du 5 juin 1997 au Congo Brazzaville et la guerre en Côte d'ivoire illustrent bien la politique africaine de la France. Le nombre de morts engendrés par ces deux guerres est bien supérieur aux 156 morts Guinéens, « pourquoi la communauté internationale ne s'insurge pas contre la France pour crime contre l'humanité? » .
La participation de la France à la mascarade électorale du 12 Juillet 2009 au Congo Brazzaville ayant entrainé la réélection du président Denis SASSOU NGUESSO pour un mandat de 7 ans, malgré le taux d'abstention de plus de 90% n'est plus a démontré. Le brave peuple congolais a donné une belle leçon de démocratie au monde.
L'élection au Gabon d' Ali BONGO et le coup d 'état manqué en Côte d' Ivoire contre le président Laurent GBAGBO, s'inscrivent bien dans la logique de la politique africaine de la France.
Le maintien au pouvoir d' Idris DEBI au Tchad et la libération par Nicolas SARKOZY des 6 membres de l' Arche de Zoé condamnés par la justice Tchadienne à 8 ans de prison pour tentative d'enlèvement de 103 enfants Tchadiens confortent encore le spectacle grandiloquent de la France aux yeux du monde en donneur de leçon du pays de « droit de l'homme ».
En Afrique, la France allume le feu, et après joue aux pompiers. Cette politique de pyromanie est dénoncée par la majorité des africains.
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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