Auteur :
Armand MANDZIONO
Opinion
XXII PAR MCB
LATITUDE & REPRESENTATION DE LA FEMME DANS LA VIE EN SOCIETE : Réalité ou vent?
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Les femmes représentent la moitié de la frange de la population congolaise à 52% et sont quasiment sous représentées ad vitam
aeternam, dans l’organigramme des institutions et des entreprises nationales. Cela relève-t-il aussi du tribalisme, régionalisme ou de la tradition ? Quand à la composition des partis
politiques, c’est la copie collée du machisme des institutions vaticanes comme au palais de
Mpila. Nul ne peut douter de l’existence du ministère de la promotion de la femme, mais elle ne dispose d’aucune latitude d’action. Le spectacle
récent qu’a vécu la femme ministre Claudine Mounari et le peuple, sur l’affaire des importations des denrées alimentaires avariées par des
commerçants étrangers véreux en intelligence avec des ripoux qui n’ont aucun intérêt de la santé publique des congolais qui en dérive, est une preuve
irréfutable ; elle confirme la réalité selon laquelle qu’ on ne coupe pas le lien de famille et le pacte clanique pour sauvegarder le pouvoir
qui gère le Congo comme une épicerie familiale. L’exemple de la Cotrade est une belle illustration : à partir du moment que cet acte n’a pas été suivi d’une sanction exemplaire, il a fallu
plutôt sauver la face de chaque partie concernée, en fait c’est le linge sale qui a été lavé. Comme il est souvent lavé au foyer conjugal à cause de la dot. En dépit de l’esquisse des prémices
d’un balbutiement d’une lutte de libération de la femme congolaise initiée par l’union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC) pendant les années fastes et rouges du pays qui nous appartient,
où on a vu une forte alphabétisation des femmes. La place de la femme au Congo reste toujours au second plan comme au paléolithique, c'est-à-dire aux
travaux ménagers de la maison pour celles qui vivent en ville, et champêtres pour celles qui sont dans les zones rurales. Le pays est encore au temps
où on pouvait compter les femmes émancipées du bout des doigts de la main (aimée Gnali femme frigidaire) en ce début du 21eme siècle. Je suis sans ignorer qu’en chaque femme demeure un point
vulnérable, mais la vulnérabilité à la pauvreté de la femme congolaise ne doit plus faire l’objet d’un motus bouche cousu de la part des pouvoirs publics qui engrangent une multitude d’aide de la
communauté internationale à ce sujet. Connaissant son rôle déterminant pour la réduction de la pauvreté et dans la sécurité alimentaire, il est tout de même ubuesque et insolite qu’après avoir
été victime de tant de barbarie : massacres, viols et lots de déplacements qui ont ensanglanté le Congo et détruit les infrastructures héritées de l’époque coloniale au cours des guerres
génocidaires qui ont fait les beaux jours des acteurs de la Françafrique : qu’aucun programme stabilisateur n’a été initié au ministère de la
promotion de la femme aux regard de l’ensemble des conséquences inévitables de la vie des femmes, dans différents secteurs de production et leur obligation. La femme congolaise est le pilier
de l’économie familiale : ménagère et rurale même-ci le genre masculin ne l’admet pas par orgueil, sans la femme le Congo n’existerait pas
aujourd’hui, alors il est grand temps qu’on lui donne la place et qu’on lui reconnaisse un pesant d’or qui lui revient. Le ministre de la promotion de la femme est tenu d’élaborer de vrais
programmes de politique d’appoint pour la mise en valeur des qualités entrepreneuriales du sexe féminin, face à cette vie du sec et du noir qui devient intenable sans aucun chemin d’avenir, vu
que le mari responsable au Congo est d’une autre époque et la démission de l’état dans l’éducation de la progéniture, fait recourir à la femme au plus vieux métier du monde dont le congrès n’a pu
se réaliser au Burkina Faso pays des hommes intègres suite au lâche assassinat de thomas Sankara. Ce métier qui n’est autre que La prostitution,
l’expose à des maladies sexuellement transmissibles et à l’humiliation pour la survie de l’arbre familial. Pour se rendre compte de ses injustices
aux niveaux des institutions vis à vis de la femme, il n’y a qu’à comparer la parité hommes, femmes des députés de l’assemblée croupion congolaise,
avec son fonctionnement atypique dans le monde, elle vote les lois de la finance, mais n’a pas le droit d’un regard systématique sur la façon dont les dépenses sont effectuées. Comparé à des pays
comme le Rwanda, l’Ouganda, la différence des parités hommes, femmes est bouleversant, on comprend mieux pourquoi le rôle du ministère de la promotion de la femme dans la politique trompe œil,
ambiante au Congo est réduit à une simple coloration du gouvernement. Dans l’ensemble on croit que la femme congolaise est libre, mais en réalité ce n’est que du vent. Fermer les yeux devant
cette situation, c’est se leurrer en soi, car le Congo a plus besoin de la participation de toutes ses filles pour son développement et vu la
situation actuelle du pays il ne serait pas mal qu’une femme accède à la magistrature suprême.
La femme n’est-elle pas le centre de gravité du monde ?