UNE ÉTRANGE CÉLÉBRATION
LA CÉRÉMONIE DU ROI MAKOKO A PARIS.
La cérémonie du Roi
L’ineptie déversée par Maître Jacques Okoko lors du procès sur l’assassinat du Président Marien Ngouabi, en affirmant que, « même les Batékés veulent le pouvoir » avait en son temps, fait couler beaucoup d’encre. La polémique qui en était découlée est sûrement le facteur déclencheur du rapprochement des Tékés à travers des associations notamment le FROLIBABA qui deviendra le CICIBA. Cet espace d’émancipation, de bien être et de progrès comme ce qui s’annonce chez d’autres entités de notre pays, est un haut lieu pour réfléchir sur la situation socio-économique, politique et culturelle du Congo en général et des Tékés en particulier.
En fait de culture tékée, le royaume téké et Makoko, son roi n’en seraient-ils pas l’un des éléments fédérateurs ? Mais à voir de près, certains Tékés, notamment ceux de l’entourage du Souverain, pêchent cruellement par leur manque de vision et de lisibilité dans les actions qu’ils engagent.
En effet, comment comprendre, qu’après la grande polémique au sujet du transfert en force des restes des corps de DEBRAZZA et de tous les membres de sa famille, de l’Algérie au Congo pour être inhumés à Brazzaville et surtout de l’érection d’une statue à coût de milliards à son honneur, sans qu’aucun geste, si petit soit-il, envers celui par qui la coopération tant chérie avec la France était scellée dans notre pays, ces gens puissent encore associer le pouvoir de Brazzaville à des sujets relatifs au Roi des Tékés ?
Ceux qui ne connaissent que superficiellement la culture tékée, font passer les Tékés pour un peuple de deuxième rang, faible, indolent, non combatif et l’attitude adoptée par les organisateurs de la cérémonie dite de remise du moulage du collier au Roi Makoko, et ici en France plutôt qu’au Congo, ne fait que corroborer cette acception. En tout cas, cette cérémonie dont la carte d’invitation est ci-dessous libellée, en est la preuve patente car, pendant que le colonisateur est immortalisé par une belle statue, située à des années lumières de celle de notre « Ondongo très fâché »lui au moins, et fièrement exposée à la grande place de l’Hôtel de Ville par ce pouvoir méprisant, que celui-ci n’ait ni daigné ériger la statue de Makoko à Brazzaville ou même à Mbé, ni et surtout accepter construire la route Brazza-Mbé telle que demandée par les descendants de Savorgnan de BRAZZA, et en plus, à leur charge, ces individus comme beaucoup d’autres Congolais d’ailleurs, notamment les clients à la mangeoire du Prince, continuent d’encenser la politique extravertie de Brazzaville. Ils ont de cela déjà mis entre parenthèse voire même abandonné les vraies valeurs pour épouser l’extravagance inutile des dirigeants actuels de notre beau pays, celle d’obéir au doigt et à l’œil à la France pour toute entreprise même pour des actions réalisables correctement au Congo.
A ce propos, l’on est en droit de s’interroger si le collier que l’on voit bien au cou de Makoko, avait-il été conçu et fabriqué voici plus d’un siècle en France ? Etant une activité culturelle d’une importance nationale, pourquoi a-t-on mandaté en France le griot de Pigasse avec les dépêches de Mpila, plutôt qu’un journaliste des médias d’Etat ?
Enfin, soyons vraiment sérieux car, grâce à son histoire et à ses valeurs indéniables, le Congo a beaucoup de choses à
offrir aux autres peuples si, et seulement si, l’Etat les prenait en main dans le cadre du développement de notre pays au lieu de s’agripper à une politique managériale d’un autre âge. Et puis ce
n’est pas parce que notre savoir-faire est ancestral que nous ne cherchons pas la nouveauté cependant, l’histoire du Congo mérite d’être réécrite et
non pas biaisée comme c’est le cas actuellement et la culture du Congo remise en valeur par les Congolais eux-mêmes et non par des étrangers francs-tireurs.
Paris, Christian ONANGA pour la Voix du Peuple
CGETE
EUGENIE OPOU, PRESIDENTE DE LA CONFEDERATION GENERALE TEKE
PATRICK WEIL, PRESIDENT DE BIBLIOTHEQUES SANS FRONTIERES
AVEC LE PATRONAGE DE LA COMMISSION NATIONALE FRANÇAISE POUR L’UNESCO LE SOUTIEN DU MUSEE DU QUAI BRANLY
&
PARRAINE PAR LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE
SERAIENT HONORES DE VOTRE PRESENCE A LA RECEPTION DONNEE
A L’OCCASION DE LA CEREMONIE SOLENNELLE DE REMISE DU MOULAGE
DU COLLIER* DU ROI MAKOKO DU ROYAUME TEKE DE MBE
* DISPARU DEPUIS 1894
DANS LE CADRE DE LA CREATION DU
CENTRE TEKE DE DOCUMENTATION ET D’ARCHIVES DE MBE
AU CONGO BRAZZAVILLE
VENDREDI 7 MAI 2010 A 17H30
DANS LES LOCAUX DE LA LIBRAIRIE-GALERIE CONGO
23, RUE VANEAU – 75007 PARIS
MERCI DE CONFIRMER VOTRE PRESENCE :
TEL : +33 (0) 1 40 62 72 81 | EMAIL : LIBRAIRIE@LAGALERIECONGO.COM
CET EVENEMENT S’INSCRIT DANS LE CADRE DES MANIFESTATIONS DU
CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES AFRICAINES
CONFEDERATION GENERALE TEKE
CGETE