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L' OPPOSITION CONGOLAISE FACE A SON DESTIN

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L’OPPOSITION CONGOLAISE FACE A SON DESTIN

 



 

 

 

 

 

 

Il ya longtemps que l’ère de « l’homme des masses et des actions concrètes, de grand bâtisseur, de la nébuleuse nouvelle espérance et aujourd’hui du chemin d’avenir » est bien révolue, pour n’avoir ni affronté ni éradiqué aucun des grands défis du pays largement égrenés à chacun des nombreux discours du chef de l’état congolais si ce n’est bien sûr exposer l’enrichissement ostentatoire du clan Nguesso et d’une poignée d’obligés alimentaires.

Depuis quelque temps déjà, l’emploi du temps de ce groupuscule de privilégiés est caporalisé par un triste évènement pour notre beau pays mais vite transformé en grande victoire désirée, préparée et conquise de haute lutte depuis plus d’une vingtaine d’années par le pouvoir de Sassou à savoir le point d’achèvement du Congo à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE).

Mais plutôt que de profiter de la grande réduction de la dette pour affronter ces dits défis, et sortir rapidement le pays de sa grande souffrance et aussi du piège dans lequel ce statut va l’empêtrer d’ici là si l’on n’y prend garde, la célébration à grande pompe et de manière prolongée par ce groupuscule « plein aux as » de la fameuse pauvreté du Congo, pourtant longtemps pays à revenu intermédiaire et disposant actuellement d’une croissance à deux chiffres, reste et demeurera l’unique réponse visible à la souffrance des populations.

En effet, la célébration de la pauvreté ici comme d’un dieu pour les chrétiens, n’est autre chose qu’un subtil moyen pour mieux jouir, alors cyniquement et en silence, d’importantes ressources financières dégagées par cette croissance en laissant en plan les innombrables  promesses sociales avérées mais jamais tenues.

Le Congo n’est pas un pays pauvre comme le soutient habilement le pouvoir, mais plutôt un pays très mal géré et mal gouverné car, s’il était bien pauvre, Oyo et les autres hameaux tout autour comme, à titre seulement indicatif Edou, Obouya, Ollombo, Mabirou, Tsambitso… ne seraient pas devenus en si peu de temps, de très coquettes et belles villes aux bâtisses imposantes, aux larges avenues asphaltées damant ainsi le pion aux cinq(05) principales villes du pays : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi et Ouesso qui sont demeurées dans un état de délabrement avancé, sans parler du manque d’eau courante et de l’électricité.

En effet, au lieu de montrer à travers le fameux PPTE, des signes concrets du développement du pays comme Mr Sassou l’a claironné lui-même au début de cette année, son gouvernement et surtout lui-même ne cessent de marteler haut et fort que les exigences des populations démunies, à l’instar des fonctionnaires qui demandent la levée de la mesure sur le blocage des effets financiers en fin janvier 2010, doivent être gardées encore « au frais », une décision unilatérale, vu que cette échéance avait bien été arrêtée de commun accord pouvoir syndicats, la situation de notre pays, au regard de l’incurie légendaire de ce pouvoir, ne variera point d’un iota pendant le fameux unième septennat de ce monsieur.

Or les actions salvatrices, dans la situation actuelle du Congo très riche quoique paradoxalement très endetté, serait d’investir massivement dans des domaines essentiels, créateurs de nombreux emplois tels que les infrastructures, l’agriculture, l’industrie, le tourisme… de soutenir la formation qualifiante dans plusieurs secteurs, de créer une armée des métiers comme naguère et de réguler les forces d’ordre (police et gendarmerie) dans leurs missions régaliennes.

Simplement, cela ne peut être possible sans une politique d’assainissement de nos mœurs au regard des maux endémiques chez nous comme l’impunité, la corruption, la concussion, le culte de la personnalité, le clientélisme, le népotisme etc.…et une autre politique saine d’accroissement des moyens modernes de production dont personne ne s’est jamais occupée dans notre pays. Ces  politiques seraient également vaines si la grille salariale surannée reste toujours sujette à de graves manipulations en fonction des intérêts égoïstes du président de la république.

Tout ceci porterait normalement l’opposition congolaise, symbolisée par le front de l’opposition des partis politiques du Congo (FOPC) à se mettre dans la posture idéale de prendre les commandes du pays.

Cependant, au lieu de se cantonner dans une logique démocratique et attendre des jours meilleurs ou alors s’assujettir à la convocation d’une table ronde en vue de bonnes élections législatives de 2012 comme si le camp en face a toujours été de bonne foi, cette opposition, en ignorant curieusement comment cet homme est arrivé au pouvoir, continue à chanter, depuis bientôt une année, la même antienne sans même se demander quel est son impact réel sur les populations congolaises désabusées qui se sont massivement abstenues aux élections truquées du 12 juillet 2009.

Certes, les analyses qu’elle a ainsi toujours débitées à travers ses conférences de presse, ses meetings, ses communiqués… sur la mal gouvernance par le pouvoir d’innombrables richesses du pays et de la pénible situation sociale ont déjà largement informé le peuple intéressé mais ces informations déjà caduques quand même ne semblent plus adaptées pour constituer son fond de commerce susceptible de pouvoir galvaniser ces populations désespérées et languissantes.

La situation actuelle aurait vraisemblablement évolué si cette fameuse opposition que l’on traitait naguère de radicale au pouvoir autocratique de Mr Sassou se désolidarisait du jeu dans lequel celui-ci l’a engluée, en évacuant sa procrastination et aussi ses peurs du «quand-dira-t-on » des organisations internationales dont la réaction n’a jamais été un « foudre de guerre » et en méditant profondément la prise du pouvoir par Mr Sassou.

Le peuple congolais dans sa grande majorité, ainsi que cela a été vérifié au dernier scrutin présidentiel, par une abstention record de 95% jamais enregistré dans un pays dit démocratique, synonyme du rejet massif de ce méchant homme et sa politique à « l’emporte-pièce », en a ras le bol et demande un changement radical et immédiat plutôt que la sempiternelle rengaine que cette opposition continue à lui servir. La tâche est certes immense, complexe et politiquement risquée mais est-elle un exercice handicapant pour l’opposition congolaise de montrer à ce peuple à la dérive ses capacités à le faire encore rêver !!!                                                                                                             

 

Pointe Noire, Charles OKANZE pour La Voix du Peuple.

 

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