FRANCE: EN PLEINE TEMPÊTE DE CORRUPTION DE CIRCULATION DE MALLETTES D'ARGENT LE SENAT CHANGE DE PROPRIÉTAIRE - C'EST LA REGLE DÉMOCRATIQUE
LE SÉNAT BASCULE DANS L’OPPOSITION
La gauche emporte une majorité inédite, la bataille pour la présidence s’engage
Pour la première fois
sous la Vème République, la gauche est majoritaire à la Haute Assemblée
Vent de révolution hier dans les dorures du palais du Luxembourg. La gauche a remporté Dimanche 25 Septembre 2011, à l’occasion des sénatoriales et pour la première fois de l’histoire de la Ve République, la majorité absolue au Sénat.
« C’est un peu comme pour l’élection du pape, on ne sait jamais qui va l’emporter ! »
En début de soirée, le président du groupe PS à la chambre haute, Jean- Pierre Bel, a revendiqué 175 sénateurs de gauche sur un total de 348. Une majorité très courte, donc, qui ne l’a pas empêché de saluer « un jour qui marquera l’histoire ». Et qui sonne surtout comme un avertissement pour Nicolas Sarkozy à sept mois de la présidentielle.
L’Elysée s’est contenté de « prendre acte » des résultats. L’UMP n’a, en tout cas, pas de quoi se réjouir : en métropole, elle ne progresse qu’en Moselle alors qu’elle laisse la gauche lui rogner des sièges dans de nombreux départements-clés. A Paris - où le dissident de droite Pierre Charon arrive également à se faire élire -, mais aussi dans le fief sarkozyste des Hauts-de-Seine ou dans les Yvelines, département d’origine du président sortant (UMP) du Sénat, Gérard Larcher. Même des départements
ruraux, comme la Lozère, ont voté à gauche. « Ces résultats changent la donne institutionnelle, mais dans une certaine limite seulement, précise Dominique Chagnollaud, spécialiste de droit constitutionnel. Le Sénat ne dispose pas de pouvoir de blocage comme l’Assemblée nationale. »
Bel, Tasca et Rebsamen visent la présidence
Et la bataille pour la présidence de la Haute Assemblée ne fait que commencer.
« Au Sénat, les clivages ne se calquent pas sur une logique binaire. C’est un peu comme pour l’élection du pape, on ne sait jamais qui va l’emporter ! »
D’ici à samedi, date de l’élection du président, les tractations devraient aller bon train d’un côté comme de l’autre pour draguer les voix des sénateurs centristes. « La majorité, celle d’hier, n’avait pas les contours de la majorité présidentielle, a déclaré Gérard Larcher qui entend rester au perchoir.
La nouvelle majorité reste à construire. » Le PS devrait choisir demain son candidat pour la présidence.
Outre le candidat « naturel » Jean- Pierre Bel, Catherine Tasca ou François Rebsamen seraient sur les rangs. A droite, l’heure est au rappel des troupes. Hier, Roger Karoutchi, tout frais élu, a indiqué que « tous ceux qui veulent revenir à l’UMP sont les bienvenus ! » Il y a quelques jours, il avait obtenu l’exclusion du sénateur sortant Jacques Gautier pour dissidence
« Le vrai rendez-vous, ce sera l’année prochaine »
Les candidats aux primaires socialistes n’ont pas tardé à réagir au basculement du Sénat à gauche. Pour François Hollande, la victoire de la gauche est une preuve de la « décomposition du système » Sarkozy, un « traumatisme » pour la droite, « prémonitoire » pour la présidentielle de 2012. « C’est une sanction d’une sévérité
extrême de la politique de la droite », estime Ségolène Royal, selon qui le Sénat devra désormais « s’opposer aux mauvaises lois en provenance d’une Assemblée nationale de droite ».
Partout en France, les sénateurs socialistes ont savouré leur victoire. « En 2007, Sarkozy nous avait promis que tout est possible. Effectivement, grâce à lui le Sénat est même passé à gauche, jubilait François Patriat, sénateur et président de la région Bourgogne. Nous allons proposer des lois, prouver que le Sénat est une force de proposition. L’équilibre du Parlement est mieux respecté. »
« Sarkozy nous avait promis que tout est possible. Grâce à lui, le Sénat est même passé à gauche. » François Patriat
Pour Christiane Desmontès, sénatrice du Rhône, la victoire de la gauche montre entre autres « la colère des élus locaux qui n’ont pas supporté la réforme territoriale, la réforme de la fiscalité locale, et la réforme du régime général des politiques publiques. » A droite, on minimise. « Ce n’est pas un désaveu du gouvernement. Le vrai rendez-vous sera l’an prochain, avec la présidentielle et les législatives », insiste Jean-François Copé, le patron de l’UMP, pour qui la perte du Sénat « ne freinera pas le rythme des réformes. » Jean-Claude Gaudin (UMP), sénateur maire de Marseille, a lancé un message à la gauche : « Vous avez gagné d’une courte tête. N’en faites pas un triomphe historique. » François Fillon a, quant à lui, déploré « les divisions de la majorité dans de nombreux départements. » « La bataille commence », a jouté le Premier ministre, pour qui « le moment de vérité aura lieu au printemps prochain. »
Alors que au CONGO BRAZZAVILLE, les règles démocratiques sont bafouées, le peuple térrorisé, l'opposition baillonée. Les députés sont nommés, les sénateurs désignés, une véritable dictature organisée autour de son chef de fil Denis SASSOU NGUESSO. Les perroquets de la Républiques: Alain AKOUALA, François IBOVI et Bienvenu OKIÉMY le nouvel élu dans leur exercice favoris vont ils relayer ce méssage de l'exemple démocratique?
Paris, Axel DUPONT pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons