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COTE D'IVOIRE : LE FPI EN ORDRE DE BATAILLE POUR LA LIBERATION DU PRESIDENT Laurent GBAGBO

 

 

 

  

Source Ivoirebusiness  

 

COTE D'IVOIRE :

LA LIBERATION DU PRESIDENT Laurent GBAGBO UN IMPERATIF !

 

 

 

 

                                                                                             

La direction du FPI lors de l 

La direction du FPI ( Front Populaire Ivoirien ) lors de l'audience avec Alassane Dramane OUATTARA

 

 

     

 

Le Front Populaire Ivoirien et ses alliés au sein du CNRD (FPI / CNRD) luttent d’arrache-pied pour la mise en liberté du Président Laurent GAGBO, des membres de sa famille et de ses collaborateurs. Des personnes s’interrogent sur les motivations d’une telle position et expriment de temps en temps leur indignation.
Pour y répondre, il apparaît important de montrer en quoi cette libération est déterminante pour la Côte d’ivoire actuelle et future. Car en réalité, il s’agit d’un acte politique d’apaisement général au service de la Côte d’Ivoire.


1. L’environnement politique actuel se caractérise par une tension très vive. Les tenants du pouvoir ne cachent plus leur perte de sérénité. En témoignent les rumeurs de coups d’Etat, la réticence des investisseurs étrangers à venir en Côte d’Ivoire et les multiples réunions sur la sécurité en Côte d’Ivoire tenues dans la sous-région.
Les déclarations du Chef de l’Etat “je ne fais pas de cauchemar” montrent justement la fébrilité du pouvoir car “le tigre ne proclame pas sa tigritude” a dit le penseur. Les récentes perturbations et répressions des meetings du FPI / CNRD sont l’illustration de la vive tension politique en cours dans le pays. Cela montre que le mécontentement des partisans du Président Laurent GBAGBO à qui on attribue de manière contestée 46% de représentativité, alourdit le climat politique. Aucun gouvernement ne peut travailler efficacement et dans la sérénité dans un tel contexte. Au moins 46% des Ivoiriens veulent voir leur leader, le Président Laurent GBAGBO libre pour qu’ils “se sentent dans leur peau”. La libération de Laurent GBAGBO demeure donc un geste fort pour décrisper l’environnement politique et permettre aux tenants du pouvoir de gouverner en toute sérénité.


2. Personne ne peut raisonnablement penser qu’une réconciliation vraie puisse avoir lieu dans une communauté nationale en ignorant l’un des principaux acteurs, frustrant ainsi, en l’occurrence près de la moitié de la population. Il ne s’agit pas de proclamer que “Laurent GBAGBO ne sera pas exclu de la réconciliation”. Il faudra le libérer afin qu’il conduise “ses troupes” à la table de la réconciliation. Les exemples du forum de la Réconciliation Nationale de 2001 et de la Commission Vérité et réconciliation de l’Afrique du sud montrent que chaque “chef de famille” doit être présent à la table de la réconciliation. En disant que « GBAGBO doit poser un acte fort pour la réconciliation » le président de la CDVR donne tout son sens à l’impérieuse nécessité de libérer Laurent GBAGBO. Comment peut-il poser “un acte fort” étant dans les liens de privation de liberté sans contact avec les siens ? D’ailleurs à ce propos, la délégation des Elders conduite par Monseigneur Desmond TUTU n’a pas manqué d’indiquer aux gouvernants le chemin en allant rencontrer le Président Laurent GBAGBO dans son lieu de déportation à Korhogo. Une leçon à méditer.
Dès lors la libération de Lurent GBAGBO est un geste politique pour conduire les Ivoiriens à une véritable réconciliation.

 

3. Pour assurer à notre pays une paix durable pour un développement harmonieux, il faudra remettre l’ensemble des Ivoiriens au travail en excluant tout ressentiment ou toute rancœur. On ne peut raisonnablement penser rassembler les Ivoiriens autour des valeurs de paix et de développement en méconnaissant la frustration de près de la moitié d’entre eux. La Côte d’Ivoire n’atteindra jamais les échéances économiques essentielles tant qu’une partie des Ivoiriens ne se sentira pas concernée par le programme des gouvernants. Laurent GBAGBO en prison, ses partisans ne se sentiront concernés par aucun projet économique, le vouant ainsi à l’échec. La libération de Laurent GBAGBO est un acte politique fort pour amener l’ensemble des Ivoiriens à libérer leur énergie et leur génie créateur pour se mettre sereinement et efficacement au travail pour le développement de ce pays, dans la paix.


4. Le sentiment d’une justice des vainqueurs prévaut actuellement dans notre pays. L’observation faite subtilement par Mgr Desmond TUTU est partagée par les partisans de Laurent GBAGBO, donc par près de la moitié des Ivoiriens. Le cheminement tortueux de l’appareil judiciaire à travers les frasques du Procureur de la République ne fait que conforter les observateurs nationaux et internationaux de la Côte d’Ivoire post crise électorale dans ce sentiment. Les procédures et les chefs d’inculpation intervenus longtemps (3 - 4 mois) après les arrestations renforcent le sentiment d’une justice déséquilibrée en faveur des amis du pouvoir en place. Les arguments de confiscation du pouvoir, d’utilisation d’armes lourdes sur des populations civiles, de crimes économiques ou de crimes de sang ne sont que des subterfuges politiciens. Dans une situation de crise qui a dix (10) ans d’existence et dont les principaux acteurs sont connus, personne n’est dupe pour donner du crédit à de telles accusations. Ce faisant, elles ne font qu’approfondir la fracture sociale et installer la Côte d’Ivoire dans une crise sans fin. Ainsi donc la libération de Laurent GBAGBO est un acte politique destiné à réconcilier les Ivoiriens avec le pouvoir judiciaire et à faire régner la justice pour tous les citoyens.


5. le Président Laurent GBAGBO a montré durant ses longues années de lutte, son sens de la probité et de l’éthique le mettant hors de toute compromission politique. Il est demeuré attaché aux méthodes démocratiques et aux négociations pour le règlement des différends. C’est ce qui se traduit d’ailleurs par le slogan bien connu « asseyons-nous et discutons » et son attachement à la “transition pacifique à la démocratie”. Pour mémoire, il convient de rappeler les pourparlers Gouvernement / FPI en 1998 avec le Président Bédié, le forum pour la Réconciliation Nationale en 2001 et les différents gouvernements d’ouverture (2000-2001 et 2002). Dans la gestion de la crise ivoirienne, le Président Laurent GBAGBO a privilégié la voie du règlement pacifique et n’a eu recours à l’usage de la force publique que pour repousser les attaques contre le pays et les institutions. Dans la crise post-électorale, il a d’abord proposé le recomptage des voix et a ensuite clairement accepté la médiation de l’ex-Ministre des affaires étrangères du Cap Vert M. José BRITO, mandaté par l’Union Africaine (UA). C’est dans ce contexte que survint l’attaque armée depuis les bases de la rébellion vers Abidjan par les forces coalisées FRCI – ONUCI – LICORNE.


Enfin, le Président GBAGBO a montré la voie de l’humanisme dans la gestion politique. En témoignent les efforts déployés pour faire rentrer d’exil le président Bédié, le président Ouattara et pour faire sortir le Général GUEI Robert “de son camp de retraite” dans les montagnes de l’ouest. Il mettra à leur disposition les commodités matérielles et sécuritaires nécessaires pour garantir leur dignité. Mieux, il initiera un cadre législatif pour mieux protéger ces acquis et les pérenniser à travers un statut particulier. La mise en liberté de Laurent GBAGBO, Homme de mesure Démocrate et Humaniste à souhait, est un acte politique incontournable pour fédérer le peuple ivoirien dans la reconstitution du tissu social national.

 

CONCLUSION

 
Du traitement réservé au Président GBAGBO dépend la réponse à l’interrogation de savoir si nous voulons faire le deuil d’un passé douloureux pour nous réconcilier définitivement ou si notre destin résiderait dans un déchirement politique permanent ? L’idée d’un éloignement ou d’une autre déportation de Laurent GBAGBO comme condition de la réconciliation est une “fausse route” et une duperie politique. L’apaisement général est indispensable à la sérénité des gouvernants, à l’accélération de la véritable réconciliation, à l’instauration d’une paix durable et d’un développement harmonieux, au règne d’une justice équilibrée et acceptée pour tous les citoyens et à la reconstruction efficace du tissu social pour relancer la démocratie. Ainsi donc, la libération du Président Laurent GBAGBO est avant tout un acte politique de sauvegarde nationale qui transcende toute considération particulariste.
La sagesse commande, donc, de libérer le président Laurent Gbagbo maintenant.

  

Front Populaire Ivoirien / CNRD

 

Peut on parler de démocratie , de reconciliation nationale avec des prisonniers politiques ?

 

Brazzaville,  Steve OBORABASSI pour la Voix du peuple

 

 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

     

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