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COTE D' IVOIRE : AGIR POUR LA JUSTICE-PRESERVER LES VIES HUMAINES

  

 

 

 AGIR POUR LA JUSTICE, PRESERVER LES VIES HUMAINES

 

 

 

 

 Fait à Paris, le 17 février 2011

 

 AGIR POUR LA JUSTICE, PRESERVER LES VIES HUMAINES

Quand les représentants ou les acteurs de poids de l’ONU utilisent l’arme de perdition massive (le mensonge), rien que pour  valider  l’injustice, il n’y a que la proclamation de la vérité qui puisse rappeler  aux  individus  l’esprit et la lettre de la charte des Nations Unies  ou des autres textes internationaux.

A-          NOTRE REACTION, EN TANT QU’HOMMES LIBRES ET SOUCIEUX  DE LA SAUVEGARDE DE LA PAIX DANS LE MONDE ET ENTRE LES PEUPLES

Le 28 décembre 2010, en s’adressant aux intellectuels et artistes, hommes de culture et de science d’Afrique, d’occident et du monde, quelques hommes habités des idéaux de paix, du respect du droit et du vivre ensemble en harmonie entre communautés humaines, rassemblés sous les couleurs du Collectif d’Intellectuels Franco-Africains et de Citoyens Engagés, lançaient un appel à mobilisation en faveur du renoncement à la guerre comme moyen de règlement du conflit postélectoral en Côte d’Ivoire en privilégiant  l’invention d’une solution pacifique au moyen de la négociation ou du dialogue direct entre belligérants.

A la suite de cet appel, beaucoup de voix à travers le monde se sont élevées pour condamner les politiques des va-t-en guerres dans le conflit postélectoral en Côte d’Ivoire. Après la publication de la lettre ouverte du collectif des intellectuels, des personnalités de la deuxième ligne  ont levé publiquement la voix dans  ce combat en faveur de la démocratie, du dialogue, de la liberté, de la recherche de la vérité dans les urnes : Maîtres Roland DUMAS et Jacques VERGÈS en qualité d’avocats du Président Laurent GBAGBO, puis individuellement ou dans un cadre d’un regroupement plus restreint certains membres du  Collectif d’Intellectuels Franco-Africains et de Citoyens Engagés notamment, le Professeur Malick NDIAYE sociologue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), Calixthe BEYALA écrivain. Le Collectif des avocats de la Diaspora Africaine de France, et d’autres personnalités ont également exprimé cette voix contenue dans l’appel du 28 décembre 2010 ci-avant précisé.

L’idée de voir régler le conflit postélectoral en Côte d’Ivoire par les moyens pacifiques fait son chemin et l’Union Africaine en fait désormais son cheval de bataille, alors que des voix en faveur de la solution par les armes se font encore entendre ici et là.

Pour rehausser la dynamique du règlement pacifique et négocié au moyen du dialogue concernant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, et pour balayer définitivement le recours aux armes dans le règlement de ce différend électoral inter-ivoiriens, l’Union des Forces de Reconstruction du Congo Brazzaville (UFR-CB), signataire de l’appel des intellectuels du 28 décembre 2010 susvisé contre les va-t-en guerre, avec certains membres de ce collectif auquel s’ajoutent aujourd’hui d’autres forces politiques et de la Société Civile Africaine, ont l’honneur d’orienter la lutte commencée depuis l’année dernière et le 28 décembre vers l’atteinte des objectifs suivants :  

      Dénoncer, condamner, lutter contre l’instrumentalisation par certaines puissances, notamment la France de Monsieur SARKOZY en première ligne et subsidiairement les Etats-Unis d’Amérique de Monsieur OBAMA,  des  structures  internationales comme  l’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEDEAO (La Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest), l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) ;

            Travailler pour aller très vite vers  la  sortie  de crise, afin de soulager la souffrance du peuple  Ivoirien, soit en procédant par le recomptage des voix du second tour, soit par la reprise des élections là où la CEI n’a pu consolider les résultats du second tour. La Communauté internationale a contribué pour qu’il en soit  ainsi en Ukraine. Aujourd’hui il doit en être ainsi  concernant la Côte d’Ivoire comme ce fut récemment  le cas en Haïti à la demande des USA. Pourquoi, et à la demande d’un pays ou d’un groupe de pays, les choses ne peuvent-elles se passer de la même façon en Côte d’Ivoire. Pourquoi la guerre ou les sanctions contre un peuple ?

              Lutter au plan international contre la pratique de la politique dite « de deux poids, deux mesures ». En effet, pour les forcer à quitter le pouvoir, l’Union Européenne n’a brandi que les sanctions économiques contre  BEN ALI ou MOUBARAK (les ex-présidents Tunisien et Egyptien) et non contre le peuple Tunisien ou Egyptien. Concernant la Côte d’Ivoire, la France a fait prendre des sanctions, non seulement contre le président Laurent GBAGBO (soutenu massivement par son peuple au regard des appels infructueux de désobéissance civile lancés par Monsieur Alassane Dramane OUATTARA) mais aussi, contre le peuple ivoirien alors qu’il est la vraie victime dans la crise postélectorale dont il n’a aucune responsabilité. Il faut lutter contre les pratiques qui n’ont comme raison d’exister que l’affaiblissement d’un peuple en lutte, à un  point tel que l’affaiblissement faciliterait  une opération militaire d’envergure et de courte durée. Sinon comment comprendre que, dans la recherche des solutions  de sortie de crise post électorale en Côte d’Ivoire,  le sacro saint principe de « neutralité  de la Banque Centrale » dans la zone Franc vis-à-vis de la politique intérieure d’un pays membre, soit foulé aux pieds par ceux-là même qui n’accepteraient pas que la Banque Centrale Européenne le fasse vis-à-vis d’un Etat Européen, tout ceci pour faire triompher une position qui va à l’encontre d’une décision juridique nationale. Dans le cas d’espèce, n’est-ce pas une juridiction internationale qu’il fallait saisir pour rendre exécutoire (même en usant la force internationale) les décisions rendues ? On a brandi, au niveau international, la force avant de penser à une décision juridique. Les grands responsables de ce monde ont voulu valider l’injustice. De ce fait, ils portent atteinte à la paix et à la quiétude des gens. La folie s’est donc emparée de certains représentants d’un Etat dans la conduite des relations internationales.

              Mettre devant leur responsabilité, comme le font certaines associations juives qui traquent les anciens du régime Nazi pour conduire ces derniers devant la justice, les commanditaires étrangers des conflits politiques débouchant sur des atrocités humaines, et traîner ces commanditaires  devant la Cour Pénale internationale dans les mêmes conditions que les représentants des pays du tiers monde responsables de «  crimes contre l’humanité ». Il est urgent de le faire pour  moraliser les relations internationales dans ce millénaire  du développement humain au niveau mondial.

      Agir en amont pour éviter le blocus, l’étranglement économique ou financier, le siège, les massacres des populations civiles dans les pays en voie de développement, au nom des structures internationales et par obéissance aveugle aux diktats des puissances étrangères, comme c’est le cas aujourd’hui en Côte d’Ivoire où ceux qui luttent contre la misère, la pauvreté, la famine, le sous développement, la barbarie deviennent des agents commanditaires de tous ces maux dans un pays considéré comme pays phare dans sa sous-région;

      La création d’une nouvelle commission internationale dénommée : Commission Internationale des Peuples épris de Paix et de Justice dans le Monde, en harmonie  avec  une communauté  internationale garantissant  la paix, la sécurité, la justice, la liberté, la démocratie, la transparence électorale, le respect de la souveraineté nationale (sauf pour le cas des interventions humanitaires dans un pays), et des droits de l’homme dans le monde ;

      La mobilisation et le rassemblement autour du peuple ivoirien et son Président Laurent GBAGBO de toutes les victimes du conflit post électoral en Côte d’Ivoire, ainsi que toutes les personnes en faveur du dialogue et du règlement pacifique de la crise postélectorale, pour exiger le départ de Monsieur le  Représentant de Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire et son remplacement par une autre personnalité plus crédible, suivie d’une redéfinition du rôle  de  l’ONUCI par rapport à la nouvelle donne sociopolitique  et  militaire  issue de la réélection par le Conseil Constitutionnel de la Côte d’Ivoire (jusqu’à preuve du contraire) du Président Laurent GBAGBO.

        La condamnation (sans réserve) des actions des chefs d’Etat d’Afrique embarqués dans la trahison et la tentative de mise à mort de la volonté nettement exprimée d’un peuple souverain, et la constitution d’une liste, à des fins de publication et d’indexation de leur acte, des noms des chefs d’Etat d’Afrique embarqués dans de tels actes de forfaiture.

              La mobilisation et l’organisation des peuples (en cas de trahison et de tentative de mise à mort de la volonté nettement exprimée d’un peuple souverain) en faveur du pays victime, des patriotes, républicains et démocrates des pays limitrophes en rappelant  à ces derniers leur devoir de solidarité avec le peuple victime. Dans le cas du conflit post électoral en  Côte d’Ivoire, il s’agit de mobiliser et d’organiser les patriotes-démocrates- républicains des pays limitrophes à la Côte d’Ivoire contre toute opération  qui  vise  à imposer,  du dehors et par le feu et le sang, une solution non adaptée suite à la crise postélectorale.

      Le lancement à Abidjan (Côte d’Ivoire), aux côtés des Ivoiriennes, Ivoiriens, étrangers vivant en Côte d’Ivoire, et toutes les personnalités internationales favorables au mode de règlement pacifique du conflit postélectoral  inter-ivoiriens, à l’occasion d’un Giga-meeting  populaire, de la Commission Internationale des Peuples épris de Paix et de Justice dans le Monde. Il sera demandé, pendant ce Giga-meeting international, la levée immédiate des sanctions prises injustement contre la Côte d’Ivoire, ses représentants et certaines personnalités civiles, militaires et administratives.

B-          S’AGISSANT DES MOTIVATIONS DE NOTRE ACTION.

Ce qui arrive à la Côte d’Ivoire, depuis le début de la crise politico-militaire commencée le 19 septembre 2002 jusqu’au second tour de l’élection présidentielle le 28 novembre 2010, est une première dans l’histoire des Nations Unies. Alors que l’on s’approchait (d’une manière pacifique et  prometteuse d’un avenir meilleur pour la Côte d’Ivoire) de la sortie de cette longue et grave crise politico-militaire, dans le respect des institutions de la Côte d’Ivoire et des règles d’organisation des élections libres, transparentes, démocratiques, et respectueuses des droits de l’homme reconnues par l’ONU,  voilà que ce beau pays d’Afrique de l’Ouest sombre brutalement dans un chaos voulu, orchestré et entretenu  par des forces obscures mais à visages humains à partir de la publication des résultats électoraux, au domicile d’un des candidats du second tour de l’élection présidentielle, publication de surcroit hors délais. 

Désormais le conflit ivoirien ressemble à une pièce de théâtre qui amuse certains pendant que des populations en souffrent, on passe d’une scène à une autre avec des acteurs différents mais jouant, chacun à sa manière, la pièce conçue et dictée par le metteur en scène. Le cynisme dans cette affaire est qu’on étrangle économiquement un pays, où on affame une population de résistant pour le mettre dans une situation d’allégeance  au metteur en scène.  Tout cela se fait devant les yeux des défenseurs des droits de l’homme et des libertés individuelles.

Le Président sortant mais réélu doit partir et laisser le pouvoir à celui que la constitution du pays a déclaré perdant, clament certaines têtes bien pensantes de la communauté internationale, qui refusent d’ailleurs de s’asseoir et d’examiner l’objet du litige électoral. Pire encore, certains osent dire que le président réélu de la Côte d’Ivoire doit partir parce qu’il est resté au pouvoir trop longtemps, près de dix (10) ans. N’oublions pas qu’à côté, il y a des présidents qui sont depuis plus de dix (10) ans au pouvoir, et qu’à certains d’entre eux, rien ne leur est signifié sinon cette simple demande d’assurer une transition apaisée pendant que  le peuple exige d’eux leur départ du pouvoir. En tout cas, le peuple dans les pays ici concernés, a dit son mot tandis que les puissances étrangères ayant soutenu les représentants chassés du pouvoir ont tourné leur veste.

Certaines puissances, à l’égard de certains  pays, sont devenues, lorsque la continuité de l’exercice du pouvoir tend vers la rupture avec le nouveau colonialisme, des adeptes du changement dans la continuité, la Côte d’Ivoire illustre bien cette situation. On a empêché un président élu en 2000 de travailler pour son pays. C’est d’abord à travers  un coup d’Etat (en 2002) que cet empêchement s’est opéré, coup d’Etat qui n’a jamais été dénoncé par les puissances actuelles qui demandent au président de la Côte d’Ivoire de quitter le pouvoir. Ensuite, c’est  en obligeant le président en exercice à travailler avec  un premier ministre faisant partie des responsables du coup d’Etat manqué en 2002 que l’on a empêché celui-ci d’appliquer sa politique conformément à l’article 41 de la constitution ivoirienne qui stipule ce qui suit : «  Le Président de la République est détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Il nomme le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui est responsable devant lui. Il met fin à ses fonctions. Le Premier Ministre anime et coordonne l'action gouvernementale. Sur proposition du Premier Ministre, le Président de la République nomme les autres membres du Gouvernement et détermine leurs attributions. Il met fin à leurs fonctions dans les mêmes Conditions… ».

Le 09 octobre 2001, la loi n°2001-634 a doté la Côte d'Ivoire d'une nouvelle Institution. Il s'agit de la Commission Électorale Indépendante (CEI) dont la création a été prévue par la nouvelle Constitution du 1er août 2000 qui stipule en son article 32, alinéa 4 ceci : "…l'organisation et la supervision du référendum et des élections sont assurées par une Commission Indépendante dans les conditions prévues par la loi…". Faut-il le rappeler, en Côte d'Ivoire, les élections étaient assurées par le Ministère de l'Intérieur avant les événements de décembre 1999. Avec l’action des rebelles en 2002 et les manœuvres des puissances étrangères, la CEI a connu des mutations pour devenir ce qu’elle est devenue pendant ces dernières élections présidentielles en Côte d’Ivoire, c'est-à-dire ne dépendant plus du Ministère de l’Intérieure Ivoirien.

 Concernant  l’organisation des élections présidentielles de 2010, le président  en exercice en république de Côte d’Ivoire se trouvait dans la même situation que les autres candidats à cette élection. A ce titre, ses revendications doivent  êtres pris en compte, à la fois par la CEI et le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. La Communauté internationale a cette obligation de regarder avec la même attention les revendications du candidat Laurent GBAGBO sous peine d’être traitée de partisan, et donc de vouloir introduire une injustice dans le traitement du dossier.

Dans la logique ci-dessus évoquée qui est celle des partisans en faveur de la substitution du candidat déclaré élu par la constitution ivoirienne par le candidat déclaré élu par quelques pays qui instrumentalisent les structures de la communauté internationale, la communauté internationale garante de la paix et de la sécurité dans le monde pourrait-elle trouver une différence entre un dictateur qui prend le pouvoir au moyen d’un coup d’Etat en enjambant des cadavres humains et, les prétendus démocrates et défenseurs des règles de transparence démocratique, de libre participation au vote, de respect des droits de l’homme, d’observation du principe « un homme égal une voix », d’annulation des résultats là où la juridiction compétente le juge  nécessaire pour garder l’esprit de ce que doit être le choix selon la logique  de l’isoloir ?

Le monde entier est devant un fait nouveau, qu’il faudrait vite combattre avant qu’il ne se transforme en pratique normale dans la conduite des relations internationales. Comme dans le cas des  interventions humanitaires où l’on a vu la communauté internationale faire ébranler le sacro-saint principe de la souveraineté pour justement montrer le respect que tout régime politique doit devoir à tout individu,  le conflit inter-ivoirien vient de mettre sur la table de la communauté internationale le  fait suivant qui reste à débattre : un citoyen ayant des relations avec certaines personnalités au niveau international doit-il automatiquement jouir des pouvoirs que peut conférer la souveraineté d’un pays à un homme candidat à une élection au niveau national ?  N’est-ce pas là un glissement dangereux qui permet à certains metteurs en scène de désigner à la tête des Etats des personnes de leur goût avec le danger  de  la mise en place d’un gouvernement mondial  à la solde des metteurs en scène?

Nous sommes donc en face de deux communautés internationales. La communauté internationale garante de la paix et de la sécurité dans le monde doit se faire entendre  dès à présent à travers cette nouvelle commission internationale des peuples épris de paix et de justice dans le monde. Cette Commission va commencer à promouvoir sa lutte en faveur de la proclamation de la vérité et de la justice dans le conflit postélectoral ivoirien. Il s’agit aussi, pour cette nouvelle commission, d’œuvrer pour conduire devant les tribunaux les commanditaires des actes déstabilisateurs de la paix dans les pays africains au même titre que les dictateurs nationaux.

L’ONU n’a pas pour vocation de fouler aux pieds la souveraineté d’un pays, sauf pour des interventions d’ordre humanitaire. Elle est une émanation des Nations et se trouve être au service de celles-ci, élargies depuis à la communauté internationale. Ceci mérite d’être rappelé si l’on tient à l’existence plus durable de cette structure internationale qui existe depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, et qui joue bien son rôle à ce jour.

Ce metteur en scène, qui existe puisque des personnes portent ouvertement les idées que nous évoquions ci-dessus, où veut-il conduire la communauté internationale ? Vers un gouvernement mondial dont il serait  le maître ayant un droit de vie ou de mort sur les faibles ou les  défenseurs de leur identité? Qui est-il, ou qui sont-ils ? Ne sommes-nous pas appelés, dans le respect de l’autre,  à vivre une aventure commune ou communautaire au sein de l’ONU ?

Cette crise Ivoirienne nous montre qu’il y a des représentants  de l’ONU qui instrumentalisent, au mépris du pouvoir de représentation des peuples,  cette structure internationale en la détournant de ses objectifs fondateurs et au profit de quelques puissances. Ce n’est pas du jamais vu dans l’histoire des Nations Unies depuis sa création mais la révélation à la face du monde des agissements des parties de la  locomotive des Nations Unies. En cela, la crise ivoirienne doit nous pousser  à ouvrir les yeux et surtout, à mener une lutte pour le respect de l’esprit et de la lettre de la charte des Nations Unies qui sont des biens pour toute l’humanité.

C – QUELLES SONT NOS  DEMANDES  PRESENTES ET Á VENIR POUR

        GARANTIR  LA  PAIX  EN CÔTE  D’IVOIRE  ET  DANS  LE  MONDE.

Pour conclure nous disons ceci, voici désormais  le fond de commerce de notre lutte au sein de la Commission Internationale des Peuples épris de Paix et de Justice dans le monde:

1 - Concernant le conflit postélectoral en Côte d’Ivoire, contrairement à ce que déclarent  les éminentes têtes pensantes de l’ONU, recompter les voix n’est absolument pas une injustice mais plutôt, une entrée dans la connaissance de la vérité, et cette vérité est indispensable pour réparer les préjudices causés aux victimes.

2 – La reprise des élections dans les circonscriptions où la C.E.I. n’a pas pu consolider les résultats du deuxième tour des élections présidentielles en Côte d’Ivoire est aussi une solution de sortie de crise.

3 – Face à une population civile déjà en proie à une misère qui la condamne à la survie, une population dont le pays est sous embargo suite au déclenchement d’ une crise politique dont elle n’est pas responsable tant au niveau national qu’international,  il est urgent d’agir, maintenant et pour des cas à venir, pour éviter à la communauté  internationale  d’être  otage des actions dont la finalité est seulement la défense des intérêts égoïstes des Etats ayant un droit de véto au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies et qui utilisent la force ou les procédés inhumains pour extorquer une décision qu’on ne peut avoir au moyen du dialogue, de la diplomatie, du droit. Il est urgent de militer pour la présence au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies d’une autorité garantissant la protection de la vie des hommes dans un pays.  Il s’agit maintenant d’introduire au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies des représentants cultuels qui attachent du prix à la vie humaine au détriment des intérêts économiques et financiers.  A ces nouveaux représentants au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, il leur sera reconnu, au même titre que les autres puissances de ce Conseil, la détention du droit de véto.

4- Militer pour le départ de l’ONUCI de la Côte d’Ivoire et le remplacement de cette force, qui n’est plus impartiale et génératrice de la paix, par une autre organisation ayant fait ses preuves en terme de règlement de conflits en Afrique et dans le monde.

5- Par notre action, il est question de dénoncer et de sauver l’ONU de toutes les dérives émanant des différents sujets du droit international qui menacent la vie des humains (quelque soit leur race, leur peau, leur langue, leur appartenance géographique) sous le prétexte de défendre la paix et la sécurité dans le monde et entre les peuples. 

6- Défendre au plan international les personnes victimes, dans l’exercice de leur fonction, des manœuvres politiciennes menées par un Etat ou des Etats tiers n’agissant que pour la défense des propres intérêts contre la paix et la privation des libertés. Le Président de la Côte d’Ivoire, Monsieur Laurent GBAGBO (sauf clause contraire) doit être respecté et défendu, au même titre que les autres Chefs d’Etat.

D- Á QUI ADRESSONS-NOUS CE CRI DU CŒUR ?

Pour des relations internationales apaisées, il convient de s’adresser  au peuple des pays de l’Union Africaine, au Peuple des pays de l’Union Européenne, à la Diaspora Africaine dans le Monde, en leur demandant de veiller au bon fonctionnement des structures qui garantissent la paix dans le monde.

Dans ce millénaire du développement mondiale, où la volonté politique est le fer de lance du développement économique et social, il est important de se donner les moyens  (à travers le monde et à l’intérieur des Etats) qui ont vocation à garantir la paix et repousser tout acte de nature à déstabiliser, à partir de l’extérieur, la paix et l’unité nationale d’un pays qui cherche à répondre aux besoins indispensables de ses habitants. Le concours de tout un chacun est indispensable pour donner corps à cette commission internationale des peuples épris de paix et de justice dans le monde.

 Agissons maintenant pour faire prendre  aux responsables des structures internationales des résolutions qui nous conviennent et qui respectent l’esprit et la lettre de la charte des Nations Unies. Le combat pour le respect de la souveraineté, à travers l’expression libre des peuples, est déjà engagé et les victoires résonnent déjà comme des sons de cloches.  La côte d’Ivoire, à sa manière, va vers la victoire. Le peuple Tunisien puis Egyptien ont obtenu la leur. Bientôt ça sera le tour des peuples d’Afrique Centrale sous l’emprise des régimes autocratiques et dictatoriaux comme celui de Monsieur Denis SASSOU NGUESSO au Congo Brazzaville que les puissances étrangères aujourd’hui traitent en ami politique.

LES INITIATEURS DU  PROJET CI-DESSUS,

-          Gérard MILANDOU, Président de l’Union des Forces de Reconstruction du Congo Brazzaville, Cosignataire de l’appel du Collectif des d’Intellectuels Franco-africains et de Citoyens engagés (milandougerard@yahoo.fr); Tél. 06 70 21 44 94.

-          Thibeaud OBOU, Président fondateur de AFRICAINS DU MONDE (africainsmonde@yahoo.com ou tthibeaud@yahoo.fr).

-          Monsieur Ibrahima SENE, Ingénieur Agro économiste, PIT/SENEGAL (seniba5@yahoo.fr).

-          Professeur Malick NDIAYE sociologue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal).

        Fait à Paris, le 17 février 2011

 

 

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

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