CORÉE DU NORD : LA DICTATURE EN HÉRITAGE . DICTATEUR DE PERE EN FILS
KIM JONG - IL LE PERE
KIM JONG - UN LE FILS L' HÉRITIER DÉSIGNÉ
Les médias officiels nord-coréens ont annoncé hier Lundi 19 décembre 2011 la mort de Kim Jong-il et adoubé son fils cadet. Une succession scrutée par Séoul
Scènes d’hystérie collective,
foules hurlant leur désespoir à genoux. Dans un élan de propagande, la presse nord-coréenne relatait hier la «tristesse»
du pays après la mort de son «Cher leader », Kim Jong-il, décédé samedi d’une crise cardiaque. Les gens «n’essaient même pas de sécher leurs larmes, ils se tordent de douleur», racontait l’Agence centrale de presse. Le pays est en deuil jusqu’à la fin de l’année mais les médias officiels ont fait allégeance au «Grand successeur», Kim Jong-un, fils cadet du dictateur propulsé à la tête d’un des pays les plus isolés au monde, doté de
l’arme nucléaire. Une transition qui suscite espoirs et inquiétudes.
Une dynastie communiste sud-coréen, les deux pays n’ayant jamais signé la paix depuis 1953. Une politique militaire dissimulant la misère d’un peuple qu’il a laissé mourir de faim.
Récemment, des discussions avaient repris entre Pyongyang et Washing ton autour du programme nucléaire nordcoréen.
Selon le professeur Kim Taehyun, de l’université Chung-Ang à Séoul, ces consultations ont eu lieu alors que le pays, en contrepartie, «a besoin d’une aide importante et de vivres».
«Fait du même bois que son père»
Une manière, selon l’expert, de montrer qu’il n’y a pas de vide politique.
Le dictateur est mort, vive le dictateur. Dimanche, la télévision nord-coréenne a annoncé la mort de Kim Jong-il, décédé samedi 17 décembre 2011 d'une crise cardiaque lors d'un voyage en train. Sauf surprise, son fils cadet, Kim Jong-un, devrait lui succéder. Et continuer de tenir le pays d'une poigne de fer, estiment les experts.
On ne connait pas grand chose sur Kim Jong-un. Même sa date de naissance officielle, le 8 janvier 1984, est contestée. Fils cadet de Kim Jong-il, il aurait gagné les faveurs de son père à mesure que l'ainé, Kim Jong Nam, tombait en disgrâce, notamment suite à un voyage au Japon, en 2001.
Une expérience limitée
Dépourvu d'expérience, Kim Jong-un a été bombardé en septembre 2010 à des postes de responsabilités politiques et militaires, devenant officiellement l'équivalent d'un général quatre étoiles.
Son nom figure en tête de la liste des personnalités composant la commission d'organisation des funérailles de son père, ce qui semble signifier qu'il la présidera. La soeur de Kim Jong-il et son mari ont aussi été promus en 2010, ce qui pourrait être le signe de la constitution d'un triumvirat familial permettant à cette dynastie de poursuivre un règne entamé dès la création du pays au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
A la mort du père fondateur du régime, Kim Il-sung, en 1994, son fils, Kim Jong-il, a continué dans la droite lignée. Sauf surprise, la 3e génération devrait maintenir le cap. Les experts de la Corée du Nord considèrent que Kim Jong-un, qui a notamment étudié en Suisse sous un pseudonyme, a l'intelligence et la fermeté nécessaires à la conduite du régime, même si son âge et le faible délai qui lui a été laissé pour se préparer à la succession de son père constituent des handicaps.
Ce début de dialogue sera-t-il réduit à néant par la mort du tyran ? Hier, la surprise de sa mort a provoqué la méfiance des pays alentours, Séoul ayant placé son armée en état d’alerte. Car l’arrivée au pouvoir de son fils Kim Jong-un, dont on ne sait presque rien (même sa date de naissance, le 8 janvier 1984, est contestée), laisse planer de grandes incertitudes Kim Jong-il a dirigé le pays d’une main
de fer depuis 1994, après avoir succédé à son père Kim Il-sung. Une dynastie communiste où règnent censure et culte de la personnalité, où les internements arbitraires sont monnaie courante. Les apparitions du dictateur au costume gris-vert étaient rares. Mais il savait faire parler de lui, multipliant les provocations (comme ses essais nucléaires) et les signes d’agression vis-à-vis du voisin
Le changement dans la continuité. Kim Jong-il est mort, vive Kim Jong-un ! La mort du « cher leader » annoncée hier mais survenue samedi intervient à un moment particulier de l'histoire nord-coréenne. Ce grand pays reclus s'apprêtait en effet à célébrer le 15 avril 2012 le centième anniversaire du « père fondateur » de la Nation Kim Il-sung, mort en 1994. Des cérémonies, préparées sur tout le territoire et destinées à marquer l'avènement d'un Etat « fort et prospère ». Dans les faits, c'est d'un pays en transition qu'hérite Kim Jong-un, général quatre étoiles de 28 ans.
Incertitudes sur le front géopolitique
Troisième fils de Kim Jong-il, Kim Jong-un a étudié en Suisse sous une fausse identité. Intronisé héritier du trône il y a seulement deux
ans, il aurait l'intelligence et la fermeté nécessaires à la conduite du régime, même si son âge et le faible délai qui lui a été laissé pour se préparer à la succession de son père constituent
des handicaps. D'autant que le pays, dans une situation d'insécurité alimentaire chronique depuis le milieu des années 1990, s'est trouvé forcé de s'ouvrir à une économie de marché qui accroît
un peu plus les inégalités de cette République supposée communiste.
Pour se maintenir, le régime, qui a toujours surjoué la surenchère en termes de menace, pourrait être tenté
d'accroître encore sa capacité de nuisance, craignent les experts. En 2010, Pyongyang, qui a des missiles pointés vers la Corée du Sud et le Japon, a dévoilé l'existence d'un programme
d'enrichissement d'uranium susceptible de lui fournir l'arme atomique. Or, les tensions entre les deux Corées, toujours techniquement en guerre depuis 1953, sont exacerbées depuis l'an dernier
et la mort de 50 Sud-Coréens dans des attaques imputées à Pyongyang. Sous la pression de leurs deux principaux alliés, la Chine pour le Nord et les Etats-Unis pour le Sud, la situation
s'est calmée. Mais sur le plan géopolitique, quelle sera la stratégie de Kim Jong-un? Et à quel point sera-t-il décisionnaire au sein de
l'appareil d'Etat ? Seul l'avenir le dira.
Comme toutes les dictatures du monde le schéma est le même quelque soit le continent . Le Congo Brazzaville échappera t'il à la règle ?
LE SCHEMA CONGOLAIS
SASSOU NGUESSO PERE & FILS
Attention " mpilamossi kéba", les congolais sont avertis, " un homme averti en vaut deux".
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons