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CONGO BRAZZAVILLE: LE COLONEL Marcel TSOUROU SORT DE SA RÉSERVE

   

  Auteur: Ghys Fortune DOMBE BEMBA & Dominiquin SANZA-BALE

  Le arcel TSOUROUCE   

LE COLONEL Marcel TSOUROU ROMPT LE SILENCE   

   

    

 

 

     

 

Au cours d’une communication qu’il a faite le 6 mars 2011 à Brazzaville, devant un auditoire de plus de mille personnes composé de militaires et de civils, le secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, le colonel Marcel Tsourou, a dénoncé avec la dernière énergie tous ceux qui ne cessent de l’accuser depuis quelques temps, de piller, de tuer en série, mais aussi de fomenter un complot visant à renverser le pouvoir en place.

A cette occasion, le colonel Marcel Tsourou, tout en se disant choqué et outré par certains propos qui ne cessent de parvenir à ses oreilles ces derniers temps, a également expliqué à l’assistance que toutes les rumeurs folles et persistantes portant sur un soi-disant putsch en gestation dont il serait le cerveau penseur, sont dénuées de tout fondement.


Toutes ces allégations mensongères qui sont savamment orchestrées par des prédateurs invétérés, mais aussi par ses ennemis et ses détracteurs, a-t-il rappelé avec insistance, ont pour objectif majeur de nuire et de porter atteinte à sa probité morale, sa dignité et sa crédibilité mais aussi à vouloir semer la zizanie dans le pays.

Selon le colonel Tsourou, ces allégations mensongères sont mises en chantier notamment, par une main noire, manipulée par certains officiers supérieurs hypocrites et jaloux des Forces armées congolaises (Fac), et par quelques hommes mal intentionnés, qui cherchent coûte que coûte à briser sa carrière militaire. Sans oublier que ces assertions grossières pourraient contribuer aussi à la neutralisation de ces relations avec des tierces.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase, est la rumeur pondue, entre temps, à son nom, le 18 février 2011, qui coïncide avec le retour à Brazaville de M. Denis Sassou Nguesso qui était en mission de travail dans la partie septentrionale du pays, notamment dans les deux Cuvettes. Dans la Cuvette-Ouest, il avait procédé au lancement des travaux de la municipalisation accélérée prévue cette année dans cette localité.
Le colonel Tsourou a souligné à cet effet qu’il était très indigné d’apprendre auprès de sa famille et de ses amis vivant au Congo et à l’étranger, cette rumeur soutenue qui faisait état d’un complot contre le pouvoir actuel dont il serait le meneur. C’est pour une unième fois qu’il est indexé. A titre de rappel, le colonel Tsourou a expliqué que l’année dernière par exemple, il était accusé de mener un complot contre le pouvoir en intelligence avec certains officiers téké de la force publique, Mathias Dzon, l’un des leaders de l’opposition et président de l’Union patriotique pour le renouveau national (UPRN), ainsi que d’autres hommes politiques des Plateaux, son département en particulier et de l’opposition en général.
Pendant sa communication, tout en se disant confiant du fait qu’il ne se reproche de rien, le colonel Tsourou a demandé à l’assistance de ne pas prêter flanc à toutes ces manœuvres de provocations, d’intoxication et de manipulation qui cachent des ambitions diaboliques dont font montre aujourd’hui certains hommes politiques et quelques officiers supérieurs de la force publique assoiffés des honneurs et du pouvoir, qui veulent semer la zizanie et la division dans le pays pour des buts inavoués.

Il a également soutenu que certains faits qui sont mis sur son dos ressemblent comme des fuites en avant parce que les auteurs de ces forfaits commis pendant qu’il était gouverneur civil et militaire à Pointe-Noire dans le Kouilou après la guerre de 1997, sont bien connus qu’il s’agisse des vols perpétrés pendant cette période au niveau du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) ou de la vente des fa-meux véhicules de marque «Discovery» et des terrains mili-taires. Tous les commandants de la zone auto-nome de Pointe-Noire qui se sont succédés depuis bientôt deux décennies, s’ils sont sincères, vous diront, que ni de loin, ni de près, j’ai été concerné par la vente de ces terrains. Pendant que certains officiers supérieurs ont 10 voire même 20 parcelles, votre modeste serviteur n’en a que 2 à Pointe-Noire. Ce qui est plus grave, c’est de voir des gens m’accuser d’avoir pillé la BEAC et opéré des recouvrements illicites auprès de plusieurs compagnies telles que les sociétés pétrolières. Quelle méchan-ceté ? Pourquoi les gens ne peuvent pas dire la vérité sur l’utilisation des 14 milliards que j’avais trouvés à la BEAC à la fuite de Poungui et autres ? N’est-ce pas Pacifique Issoïbeka qui était le grand gestionnaire de ces fonds ?

En ce qui concerne les disparus du beach de Brazzaville, le colonel Tsourou a affirmé que, le défunt colonel Valentin Bongo, paix à son âme, lui-même et le général Nobert Dabira sont accusés à tort dans cette affaire, avant de poser la question de savoir pourquoi tous ceux qui étaient à cette époque au commandement sont-ils blanchis, pendant que les autres sont victimes quotidiennement jusqu’à présent des harcèlements et des acharnements ?

Il sied de rappeler que parmi les accusés, figuraient des officiers de haut rang de la force publique congolaise qui se sont expliqués sur les actes qui leur étaient reprochés. Hormis le colonel Tsourou et le général Norbert Dabira, comme on l’a dit supra, avaient comparu également lors de ce procès, les généraux Jean François Denguet, Blaise Adoua et Guy-Pierre Garcia, les colonels Gilbert Essouébé, Emmanuel Avoukou, Jean-Aive Allakoua, le commandant Guy Edouard Taty, Ingénieur des mines.

En outre le colonel Tsourou s’est interrogé sur les «on dit» portant sur sa soi-disant fortune qui serait estimée à des milliards de FCFA ? Il s’est étonné à ce propos de l’acharnement auquel il est exposé, tout en se questionnant pourquoi est-il en train de subir des telles pressions, comme s’il faisait partie des argentiers du pays qui sont bien connus?

Le colonel Tsourou a déclaré que tout le travail qu’il a abattu jusqu’à présent, il l’a fait avec humilité et par l’amour pour le pays et il ne reculera devant rien s’il s’agit de faire encore des sacrifices à son profit et en faveur du peuple, comme dans le passé. Il a dit qu’il ne peut se prostituer pour s’enrichir. Il va continuer à défen-dre des causes justes, quelles que soient les personnes qui se dresseront sur son chemin. Il a estimé que le Congo n’a plus besoin de conflits qui ne font que retarder son développement socio-économique, moins encore des intrigues.

Il est donc clair que toutes les personnes de mauvaise foi qui distillent des fausses et méchantes nouvelles au nom du colonel Tsourou, vont certainement arrêter leurs manœuvres d’intoxication. Si cela est fait dans le cadre de la campagne visant à nuire à certains congolais conscientieux, le temps est venu pour que cesse la confusion et le désordre, et de séparer la bonne graine de l’ivraie.

Pour Talassa, Sassou Nguesso et le Secrétaire général du Conseil national de sécurité, le contre-amiral Jean Dominique Okemba, devraient chercher à clarifier certaines choses pour que le mal qui est en train d’empoisonner certains milieux liés à la présidence, prennent fin.
Pour le plus grand intérêt de la Nation, M. Denis Sassou Nguesso ne devrait pas accepter que certains de ses collaborateurs les plus loyaux et les plus serviables soient vilipendés de cette manière à moins que lui-même soit initiateur dans l’ombre de certaines choses comme disait un passant hier, machiavel était décédé depuis des longues dates mais curieusement, il est ressuscité au Congo.

Comme pour dire que le moment n’est-il pas de veiller à ce que les ennemis du président de la république, ses détracteurs ou les prédateurs, soient anéantis ? Il faut éviter que des gens mal intentionnés utilisent comme arme la calomnie, la médisance, la fausse accusation et le dénigrement de certains de ses collaborateurs les plus immédiats et les plus dévoués, pour les pousser au découragement et à l’inconséquence. Ce qui est très dangereux pour le président.

La leçon de sagesse contenue dans la communication faite par le colonel Tsourou, au profit de tous ceux qui avaient tenu à honorer de leur présence cette rencontre, mais également en faveur de tous ceux qui luttent dans notre pays pour le bannissement des violences quelles que soient leurs origines et leurs auteurs, devrait donc préoccuper et interpeler beaucoup de nos compatriotes et de dirigeants politico-administratifs.

Si le colonel Tsourou le fait pour l’intérêt général et non pour une poignée de personnes patentées qui n’ont aucun souci pour le peuple, c’est très bien sinon les mêmes causes produisant les mêmes effets, il sera un jour rattrapé et châtié par l’histoire.

Ce haut officier des Fac ne devrait pas oublier un seul instant que les exemples sont légion dans ce cadre parce que tous ceux qui ont trahi le peuple et ses idéaux, n’ont-ils pas en fin de compte récolté la tempête ? On croit qu’il en est conscient. N’est-ce pas ?

Par ailleurs, plus d’une personne se demande pourquoi le colonel Tsourou, a-t-il invité plus d’un millier de personnes dont près de 900 militaires et policiers ? Est-ce mettre en éveil sa base comme lui-même a su le dire : «Vous devriez savoir ce qui se passe pour que demain, vous ne soyez pas surpris».


Ghys Fortune DOMBE BEMBA & Dominiquin SANZA-BALE

   

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

 

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