Le Docteur Bienvenu Victor DZAMBA un déçu du chemin d'avenir
Le Chef de l’Etat invite la diaspora congolaise à participer au développement du pays
Chers confrères de la diaspora et de notre mère patrie le Congo,
Chers professionnels de santé de la diaspora d'Europe et d'ailleurs,
Chers tous,
Ce courriel vise trois objectifs:
1)- Motiver les raisons de mon "non retour au Congo ", puisque j'avais annoncé mon intention de retourner au Congo, lors de notre reception par le président de la république au palais de Brazzaville après le colloque de decembre 2011;
2)- Evoquer les raisons de ma démission de la DSPSD et montrer la vision ou l'orientation stratégique que j'attendais d'elle;
3)- Donner un exemple concrèt de cette vision stratégique: ce que devais être l'implication de la diaspora dans le développement sanitaite du Congo.
Je suis conscient du danger que peut engendrer un tel courriel, mais j'estime que ne pas le faire me mettra en contradiction avec ce que j'ai de plus chers: ma conscience.
I)-Concernant mon "non retour au Congo":
Lors de la catastrophe du 04/03/2012, j'ai pris part à 2 voyages humanitaires au Congo et pendant l'un de ces voyages, j'ai remis pour mon affectation dans une structure de santé au Congo:
- Un dossier complet au DGS( en mains propres au professeur ELIRA);
- Un dossier complet au ministère de la santé;
- Un dossier complet au DG du CHU de Brazzaville et à l'Université Marien Ngouabi via le professeur GOMBE MBALAWA.
J'insiste qu'il ne s'agissait que d'une affectation, puisque je suis dejà intégré dans la fonction publique congolaise depuis quelques années.
Aucun de ces dossiers n'a abouti. On ne veut donc pas des praticiens comme moi au Congo.
J'ai tout de suite conclu que mes efforts pour mettre fin à mon contrat de gastroentérologue en Europe afin de
me rendre disponible pour le Congo n'a servi à rien.
Je viens donc de signer un autre contrat en France, mon retour définitif au Congo à temps plein n'est donc plus d'actualité.
Néanmoins, le contrat que je viens de signer avec un hôpital français est de 80%, ce qui me permettra d'aller au Congo une semaine par mois en moyenne, dès qu' un financement de mon
projet de pose des chambres implantables sera trouvé.
Que ceux qui pensent que le dr DZAMBA n'a pas ténu à sa promesse sans raison valable ont maintenant la réponse.
II)-Raisons de ma démission de la DSPSD et analyse évolutive de cette dernière:
Du 08/12/2012 (date du colloque) à ce jour, en passant par le 15/12/2011( date de notre réception par le chef de l'état au palais présidentiel de Brazzaville) et le 10/02/2012 (date de notre réception par le chef de l'état à paris), cela fait une année que la DSPSD tourne en rond.
En effet, Une année après le colloque, mise à part sa participation dans la prise en charge des sinistrés de la catastrophe du 04/03/2012 à Brazzaville, la DSPSD est restée une structure non seulement théorique mais un gouffre financier aux choix incompréhensibles et irrationnels!
La situation générale de la santé au CONGO a été présentée pendant le colloque par le DGS. A plusieurs reprises, ce même DGS, a refait le point sur la situation sanitaire du Congo à la DSPSD. Lors de notre voyage au Congo, après avoir été reçu par le chef de l'état à Brazzaville, un avion spécial avait été mis à notre disposition pour visiter les différents centres de soins du Congo allant du CHU aux CSI.
Je me demande aujourd'hui, ce qui justifie encore des voyages au Congo pour aller rencontrer ce même DGS avant de passer à la phase pratique de notre soit disant " Implication dans l'Amélioration de la prise en charge des patients aux Congo".
A l'instar du départ des autres compatriotes de la DSPSD en sourdine, j'ai effectivement refusé séance tenante lors de l'assemblée générale extraordinaire de la DSPSD du 25/11/2012, d'occuper la fonction de responsable délégué en charge des urgences du pôle " Médecine, Urgences, Continuité des Soins et Plateaux technique"
Je n'ai pas besoin de commenter la composition du nouveau comité d'orientation, ni celle des pôles de la DSPSD, je laisse aux véritables professionnels de la santé de la diaspora et du Congo, le soins de le faire.
La raison profonde de ma démotivation réside dans des choix stratégiques de la DSPSD et la méthodologie cette structure!
Le peuple congolais attendait de cette structure l'apport d'une valeur ajoutée sur la qualité de la prise en charge des patients au Congo.
Mais au contraire nous assistons impuissants au déploiement des professionnels de santé de la diaspora pour aller faire des soins de base (injections, soigner des plaies, opérer des appendicites,...) alors qu'il y a des congolais au Congo qui le font très bien et à moindre cout.
j'ai cru que ce que nous avions fait pendant la catastrophe du 04/03/2012 était exceptionnel en raison de la cause, mais qu'après cela, on passerait aux choses sérieuses (Du discours à la pratique comme avait dit le président de la république).
Mais hélas, des voyages se succèdent, et les choses semblent de plus en plus s'obscurcir:
1)- On ne fait que visiter des CSI (alors que nous avons longuement visité des structures de soins du Congo) et le diagnostic a été posé;
2)- On ne fait que rencontrer des autorités sans projets consistants (alors que nous avons à plusieurs
reprises rencontré le DGS et même le président de la république et le chef de l'état nous a dit à paris: "fini avec des discours, passez à la phase pratique");
3)- Faute des faits crédibles à présenter au peuple congolais, on fait du bruit pour annoncer le retour d'une infirmière diplômée d'état de la diaspora alors qu'il y a des milliers d'IDE au Congo, des assistants sanitaires, dont certains sont même au chômage, qui n'attendent que des moyens et des structures adéquates pour travailler!
4)-...
J'ai pensé que les médecins de la diaspora allaient se concerter avec leurs confrères restés ou retournés au Congo, afin de conjuguer leurs forces et apporter une valeur ajoutée dans la prise en charge de nos patients congolais.
C'était le but du voyage qui était programmé mais hélas annulé lors de la catastrophe du 04/03/2012.
Ce voyage allait permettre aux responsables des pôles, de réunir les éléments nécessaires avant d'élaborer les différents projets d'action.
C'est à partir de ce moment que les choses sont devenues claires dans les intentions louches des responsables de la DSPSD: au lieu de faire voyager les responsables des pôles pour aller discuter avec leurs confrères du Congo et élaborer des projets d'action, on a assisté à des combines incompréhensibles, faisant appelle à des méthodes qui sont à l'origine du marasme que connait notre pays.
Certains chefs de pôles devaient rediger des observations sur des fiches et le délégué spécial qui ne semble pas être un professionnel de la santé( cf courriels sans réponses du dr IFOUDZA), allait s'en servir pour en faire je ne sais quoi avec les autorités congolaises!
Etant en desaccord avec cette méthodologie, j'ai démissionné pour la première fois du poste de responsable de pôle, avant de revenir sur ma décision.
Je suis revenu sur ma décision après une discussion avec le coordonateur de la DSPSD (je vous ferrais lire cette lettre de demission et les échanges curieux qui s'en étaient suivis).
Toutes les promesses faites par le coordonnateur de la DSPSD lors de cet entretien n'ont pas été tenues pour des raisons qui deviennent claires à mes yeux.
Malheureusement, ce voyage qui a eu lieu plus tard du fait de la catastrophe du 04/03/2012, a été presque une répétition des voyages antérieurs:
1)- Composition de la délégation sur des bases obscures,
2)- Rencontres avec les autorités sans projets consistants,
3)- Visites des écoles et CSI,
4)- Mais RIEN DE CONCRET UNE FOIS DE PLUS...
Je répète que le plus important à faire est la concertation entre les professionnels du
Congo et ceux de la diaspora, pour apporter une valeur ajoutée à ce qui se fait actuellement au Congo.
Il faut que ces professionnels de santé dits de la diaspora "exercent en Europe ou ailleurs (autres pays
étrangers)=professionnels de la diaspora " dans les domaines de compétence qu'ils déclarent au CONGO.
Nous nous déclarons professionnels de santé de la diaspora, il faut donc que nous soyons reconnus au sein de la diaspora dans les domaines de compétence que nous voulons exhiber au
CONGO.
Je ne dis pas que le Congo ne peut reconnaitre que des qualifications reconnues ici en occident, mais qu'on ne se déclare pas médecin de la diaspora si on n'est pas reconnu médecin au
sein la diaspora:
-Que ceux qui exercent comme infirmiers dans la diaspora, ne se déclarent pas médecins de la diaspora même s'ils ont un diplome de médecin, car "ils sont infirmiers de la diaspora et médecins d'ailleurs";
-Que ceux qui n'exercent dans aucun laboratoire privé ou hospitalier de la diaspora ne se déclarent pas chercheurs de la diaspora même s'ils ont fait de la recherche à un moment donné de leur existence et dans le cadre de leur formation avant d'être virés pour diverses raisons;
-Que ceux qui n'exercent pas ou plus au sein de la diaspora, ne se déclarent pas professionnels de santé de la diaspora, même s'ils ont exercé à un moment donné de leur existence dans la diaspora;
-etc...
III)-Exemple concrèt de concertation entre
professionnels du Congo et ceux de la diaspora, en vue d'apporter une valeur ajoutée dans la prise en charge des patients congolais:
Je travaille de manière épisodique avec l'équipe médicale du service de cancérologie du CHU de Brazzaville et ensemble nous avons trouvé comment la conjugaison de nos forces pouvait apporter une valeur ajoutée dans la prise en charge des patients atteints de cancer au Congo.
En effet, nous avons un projet en souffrance qui est bien ficelé, consistant à la pose des chambres implantables, pour l'administration des chimiothérapies.
Je signale que nombreux des patients atteints de cancer au Congo, se voient diagnostiquer leur cancer à un stade avancé pour diverses raisons dont l'arrivée tardive à l'hôpital et le déficit en plateau technique. Nombreux de ces patients ne peuvent bénéficier hélas que de la chimiothérapie et des soins de support comme traitement. La chirurgie curative ne leur est souvent pas proposée en raison de la découverte tardive de leur pathologie cancéreuse.
Cette chimiothérapie s'administre dans des dispositifs spéciaux appelés chambre implantable depuis plus de 40ans en Europe. Malheureusement, pour diverses raisons, nous continuons à administrer cette chimiothérapie chez nous dans des veines périphériques, au prix des conséquences incalculables allant de la destruction du capital veineux aux amputations des membres de nos patients!
Pour éviter ces conséquences néfastes à nos patients, j'ai développé cette technique de pose de chambre implantable pour le Congo, avec réduction considérable du cout de ces opérations.
J'ai déjà opéré plus de 15 patients au CHU avec mes fonds propres, allant des billets d'avion au matériel. Toutes ces opérations ont été une réussite au bénéfice du personnel soignant et des patients du service de cancérologie. Mais faute de moyens, ce projet ne peut se poursuivre sans apport extérieur.
J'ai demandé le financement de ce projet, mais malheureusement pour SDA ce projet ne semble pas prioritaire.
Comment comprendre qu'un projet qui ne coute que moins de 100.000.000 de francs cfa par an c'est à dire moins de 10.000.000 de francs cfa par mois pour tous les patients cancereux du Congo, soit moins important que de faire voyager tout le temps des "soit disant professionnels de santé de la diaspora" qui sont logés dans des hôtels, qui sont nouris, qui sont véhiculés, sans résultats concrèts depuis une année?
Je vous rappelle que ce projet permet de prendre en charge tous les patients congolais atteints de cancer et qui ont besoin de ce dispositif pour leurs chimiothérapies.
Ce projet ne demande qu'à faire voyager un seul médecin par mois!( donc logement et prise en charge d'un seul médecin par mois pendant une semaine dans le mois)!
J'insiste que ce projet est d'une grande simplicité:
-Moyens humains: 1 seul médecin (le dr DZAMBA)
-Matériel: une boite de chirurgie que je possède et que tous les hôpitaux congolais sont pourvus, des compresses, de l'alcool, de l'héparine et des kits de chambre implantable.
Avec moins de 100.000.000 de francs cfa par an (je dis bien moins de cent millions de francs CFA par an), soit moins de 10.000.000 de francs cfa par mois, tous les patients congolais atteints de cancer et ayant besoin d'une chambre implantable devaient être opérés!
Il s'agit là d'un projet initialement très couteux que j'ai rendu moins onereux par la maîtrise de la technique qui fait que je me passe de beaucoups de choses comme la scopie, l'échograpie de réperage, etc...
Comment comprendre qu'on ne priorise pas ce projet de dimention nationale qui ne coûte pratiquement rien, mais qu'on trouve tout le temps de l'argent pour aller visiter tout le temps des CSI (Centre de santé intégré) alors que lors de notre premier voyage au Congo, le diagnostic des problèmes de santé avait été fait en visitant les centres de santé représentatifs du Congo?
N'oublions pas que le président de la république nous a dit: " Assez les discours, passez aux actes".
Je vous donne ma parole que d'autres années vont s'écouler et la DSPSD sera toujours au point mort. mais combien d'argent sera englouti ?
Le plus grave dans tout ce qui se passe reste le bilan: la DSPSD peut nous dire aujourd'hui, depuis que cette dynamique a commencé, combien d'argent a été dépensé et quels sont les résultats (rapport entre les sommes dépensées et les résultats concrèts sur le terrain)?
Je termine mon courriel par demander pardon au peuple congolais pour ma naïveté: le fait d'avoir cru et accompagné une dynamique aux objectifs peu claires.
En revanche, je rassure ce même peuple congolais de ma bonne foi.
Je reste néanmoins disponible pour la réalisation de ce projet qui me tient à coeur car je suis prèt à tout pour mon peuple que j'aime plus que tout.
Si les autorités congolaises qui espèrent une amélioration de la qualité des soins au CONGO souhaitent me rencontrer, je suis accessible aux n° suivants: Tél: 00336.84.10.52.20 (France) et 0032.486.783.469 (Belgique)
Dr Bienvenu Victor DZAMBA
Hepatogastroentérologue
Cancérologue digestif
Urgentiste
Tél: 00336.84.10.52.20 et 0032.486.783.469
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons