Par LA VOIX DU PEUPLE
Source : La lettre du continent n° 627 du 19 Janvier 2012
CONGO BRAZZAVILLE : LE COUP DE RABOT SILENCIEUX DE Denis SASSOU NGUESSO A LA CONSTITUTION Du 20 Janvier 2002 SE PRÉPARE
La constitution du Congo du 20 Janvier 2002
CONGO BRAZZAVILLE : LE VRAI AGENDA POLITIQUE DE SASSOU
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a l'intention de procéder à quelques amendements de la Constitution. En douceur, comme toujours.
Denis Sassou Nguesso est totalement accaparé par la perspective des législatives au Congo Brazzaville, prévues en juin juillet. Un scrutin que le chef de l' État souhaite « libre et transparent », comme il l'a annoncé lors de son message de vœux à la nation. Mais surtout calme. Le ministre congolais de l' intérieur était déjà en action : le 15 décembre, Raymond Zéphyrin Mboulou a organisé à Ewo, chef – lieu du département de la Cuvette – Ouest ( Nord du Congo ), une concertation avec les leaders de l' opposition, excepté Mathias Dzon et Clément Mierassa qui ont refusé d'y assister. Ces opposants s'attendaient à l'annonce d'une évolution du code électoral. Le ministre leur a surtout recommandé, sous forme de mise en garde, de « maintenir un climat de paix avant et après le scrutin ». C'est dit !
L'enjeu est ailleurs. Les législatives sont surtout une étape afin de préparer l'opinion congolaise - là aussi paisiblement – à d'importantes réformes politiques. Depuis plusieurs semaines, les juristes du Parti congolais du travail ( PCT, parti présidentiel ) planchent sur des modifications de la Constitution appelées à être examinées par le nouveau parlement issu du scrutin. Celles – ci devraient concernées le statut du chef de l'État congolais, lequel, en l'état actuel de la Constitution, ne peut briguer un nouveau mandat à la présidentielle de 2016.
La Constitution de 2002, voulu par Sassou himself, prévoit que « le président de la République, élu pour sept ans, n'est rééligible qu'une seule fois ». Or l'actuel chef de l'État a déjà été réélu en 2009. L'article 58 du même texte précise que « nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s'il n'est âgé de quarante ans au moins et soixante – dix ans au plus date de dépôt de sa candidature ». Sassou fêtant ses 73 printemps en 2016, les experts du PCT sont donc appelés à sortir urgemment une solution de leur toge. Comme une présidentielle anticipée ?
LA LETTRE DU CONTINENT
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