LA REPUBLIQUE DU CONGO 50 ANS PLUS TARD TOUJOURS AUCUNE LUEUR D’ESPOIR, L’HORIZON RESTE OBSCUR
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SIX CHEFS D’ÉTAT pour un développement économique et social qui n’est toujours pas au rendez vous de l’histoire 50 ans après l’indépendance
Abbé Fulbert Youlou Alphonse Massamba Debat Marien Ngouabi
Joachim Yombi Opangault
Denis Sassou
Nguesso
Pascal Lissouba
Deux Drapeaux
2 Hymnes : les Trois Glorieuses La Congolaise
Cinquante ans après l’indépendance, succédant elle-même à près d’un siècle de colonisation, le Congo, à l’image du continent africain à du mal à rattraper le train du développement qui s’est mis en route en Asie.
De « l’autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000 », en passant par « le vivre durement aujourd’hui pour vivre mieux demain » puis l’illusion de « je ferai du Congo une petite Suisse », suivi du rêve de « la nouvelle espérance », le Congo vit aujourd’hui le cauchemar du « chemin d’avenir ». Que des slogans pompeux et des programmes mal appliqués et inachevés ! En cinquante ans, le Congo a connu six chefs d’état, mais aucune lueur d’espoir au bout du tunnel.
La fracture sociale s’est creusée chaque jour davantage entre les responsables politiques et les populations, bref, le constat est amer et le bilan plus que négatif. De multiples indices témoignent de la détérioration des conditions de la vie quotidienne : Soixante dix pour cent (70%) des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire dépourvus du minimum vital, la mortalité dépasse les 180 pour 1000. A tous les niveaux, le Congo, pays pauvre très endetté va mal : une population aux aboies, de plus en plus pauvre sans infrastructures sanitaires, sans eau ni électricité, des marchés publics insalubres, des villes de plus en plus sales, un pouvoir d’achat minable, une inflation exponentielle. Les bidons villes s’accumulent partout dans la capitale politique, les écoles délabrées, les enfants assis à même le sol, en réalité, le Congo est sous perfusion, après 50 ans d’indépendance.
Malheureusement, les autorités congolaises s’enthousiasment pour les festivités des 50 ans de l’indépendance : un espoir serait-il en train de naître ? Serait-ce la fin du calvaire des populations congolaises ? Non, car la fête n’apportera pas d’amélioration aux souffrances des populations, cependant, les autorités de Brazzaville sont toujours prêtes par tous les moyens à détourner l’argent alloué aux festivités, alors il ne faut pas s’étonner que plusieurs milliards de francs CFA soient consacrés aux « orgies » des 50 ans de l’indépendance, le coût des festivités est estimé à près de 27 milliards de FCFA.
En cette période sombre de notre histoire, l’heure n’est pas à la fête. Nous sommes plutôt à la croisée des chemins ; l’heure est au bilan et à une prise de conscience collective pour sortir le pays de ce gouffre. Le carcan totalitaire se lézarde, mais peut-être pas jusqu’à se désagréger, comme certains observateurs le pronostiquaient il y a peu. Contrairement à d’autres pays qui ont connu l’étape des conférences nationales, l’absence des institutions fortes, socle d’une véritable démocratie à savoir : une bonne constitution, un vrai pouvoir judiciaire et législatif, une opposition active et une société civile dynamique est à l’origine de la situation congolaise, c’est-à-dire le système en place est un véritable obstacle au développement économique et social de notre beau pays le CONGO.
Et c’est en toute conscience que je déclare avec conviction que l’aspiration plus que légitime de chacun au progrès social doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l’élaboration d’un programme plus humain, plus fraternel et plus juste.
Pointe Noire, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple