Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

BURKINA FASO : SCRUTIN DU DIMANCHE 21 NOVEMBRE 2010

  New-anim--.gif

 

 

 

BURKINA FASO: Presidentielle 2010                 

   

 

 

LE PAYS SE PRÉPARE À UN SCRUTIN  SANS SUSPENS

      

 

 

     

 

 

 

 

 

 

                                                     

  

 

 

Le Burkina Faso, pays pauvre enclavé au cœur du Sahel, est dirigé depuis 1987 par Blaise Compaoré, grand favori du scrutin présidentiel de dimanche.

 

- SITUATION GEOGRAPHIQUE: 274.200 km2. Pays d'Afrique de l'ouest, frontalier de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo et du Ghana.

 

- POPULATION: environ 16 millions d'habitants, répartis en une soixantaine d'ethnies dont les Mossi, majoritaires.

   

- CAPITALE: Ouagadougou.

 

- LANGUES: français (officielle), locales.

 

- RELIGIONS: musulmans (60%), chrétiens (23%), animistes (source officielle).

 

- HISTOIRE: Ancienne colonie française, la Haute-Volta accède à l'indépendance le 5 août 1960 avec comme président Maurice Yaméogo. Elle est rebaptisée Burkina Faso ("pays des hommes intègres") en 1984 par le régime de Thomas Sankara, "père de la révolution" burkinabè et chef de l'Etat depuis 1983.

 

En 1987, Thomas Sankara est assassiné lors d'un coup d'Etat qui porte au pouvoir Blaise Compaoré, son ancien frère d'armes.

Le multipartisme est instauré en 1991, mettant fin à onze ans de régime militaire.

   

- REGIME: En novembre 2005, Blaise Compaoré a été réélu pour un troisième mandat avec 80,35% des suffrages. Pour la première fois depuis 1991, l'opposition qui avait boycotté les élections de 1991 et 1998 a participé au scrutin.

L'assemblée nationale compte 111 députés dont 73 du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, parti au pouvoir).

   

- ECONOMIE: Le Burkina Faso, pays essentiellement agricole mais confronté à des crises alimentaires chroniques, est l'un des plus pauvres du monde, et près de la moitié de sa population (46%) vit avec moins d'un dollar par jour.

L'économie a également souffert des répercussions de la crise en Côte d'Ivoire, l'essentiel des marchandises transitant par le port d'Abidjan.

 

Poussé par les cours mondiaux, l'or est devenu en 2009 le premier produit d'exportation du pays (environ 46% des recettes totales), détrônant le coton qui dominait l'économie depuis l'époque coloniale.

 

La production de coton qui fait vivre plus de trois millions de personnes, devrait connaître une forte baisse en 2010, passant de 700.000 tonnes en 2009 à un peu plus de 500.000 tonnes, à la suite des difficultés de la filière et des aléas climatiques (source officielle).

 

Le Burkina est le principal producteur mondial d'amandes de karité.

 

+ DETTE EXTERIEURE: 1.681 millions de dollars en 2008 (Banque mondiale).

 

+ PIB par habitant: 564 dollars en 2009 (FMI).

 

+ Monnaie: franc CFA.

   

FORCES ARMEES: 11.200 hommes, selon l'Institut international des études stratégiques (IISS, 2010).

   

Plus de trois millions de Burkinabè sont appelés aux urnes dimanche pour un scrutin présidentiel dont le sortant Blaise Compaoré est le grand favori, et qui pourrait déboucher sur une litigieuse révision constitutionnelle lui permettant de se représenter indéfiniment.

 

Monsieur Compaoré, 59 ans, arrivé au pouvoir en 1987 à l'issue d'un coup d'Etat qui coûta la vie au "père de la révolution" Thomas Sankara, brigue de nouveau les suffrages des électeurs, après avoir été élu de 1991 à 2005 (à plus de 80% cette année-là).

 

L'ancien putschiste qui a apporté la stabilité à cette ex-colonie française naguère habituée aux convulsions et qui fait lui-même figure de "médiateur en chef" dans une Afrique de l'ouest secouée par les crises, a promis durant sa campagne un Burkina "émergent".

 

Ce pays rural reste l'un des plus déshérités au monde - près de la moitié des quelque 16 millions d'habitants sont pauvres - mais affiche des progrès, notamment un début de diversification de son économie, avec le boom de l'or.

 

Contrairement aux scrutins à haute teneur dramatique en Côte d'Ivoire ou en Guinée - principaux terrains d'action du "facilitateur" Compaoré

 

- la présidentielle est apparemment sans grand suspense au "pays des hommes intègres".

 

L'opposition demeure faible, divisée et sans personnalité charismatique.

Elle aligne six candidats, dont l'avocat Bénéwendé Stanislas Sankara (2e en

2005 avec 4,88% des voix) et le diplomate Hama Arba Diallo, soutenus par de petits partis.

Le faible effectif inscrit sur la liste électorale - 3,2 millions de personnes seulement - est d'ailleurs largement imputé au désintérêt des Burkinabè pour le scrutin.

 

Les citoyens ne s'étant pas non plus empressés de retirer leur carte d'électeur, la participation menace d'être basse.

Faute d'enjeu véritable, c'est plutôt l'après-21 novembre qui concentre l'attention.

 

Le président Compaoré a promis pour les cinq ans à venir des "réformes politiques et institutionnelles", comme la création d'un Sénat en plus de l'Assemblée nationale.

 

Mais son parti s'est chargé de faire la proposition la plus cruciale et la plus contestée.

 

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a exprimé il y a plusieurs mois sa volonté de supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels, fixé à deux quinquennats aux termes de l'article 37 de la Constitution votée en 1991.

 

Le maître du Palais de Kosyam pourrait dans ce cas se présenter de nouveau en 2015 et au-delà, après déjà deux quinquennats et deux septennats. Mais il a pris soin de ne pas se prononcer directement sur ce sujet sensible.

 

"Les réformes annoncées, (...) nous allons les rediscuter après les élections et voir pour chacune des propositions (...) quel est l'intérêt pour notre pays, pour notre démocratie", a-t-il éludé récemment. "C'est à partir de cela que je pourrai vous dire ce que j'entends par rapport à l'article 37".

 

Cependant, l'influente Église catholique et surtout l'opposition sont déjà montées au créneau pour dénoncer ce projet de modification de la Loi fondamentale.

 

En cas de "passage en force", "la rue" s'opposera au chef de l'Etat, avertit le camp de Bénéwendé Sankara.

"On a en Afrique l'expérience des présidences à vie qui, une fois le président disparu, débouchent sur le chaos, dit à la Voix du Peuple Ben Youssouf Minoungou, membre d'un collectif anti-révision. Il faut qu'on évite ça au Burkina".

   

Blaise Compaoré, 59 ans, candidat dimanche 21 Novemnbre 2010 à sa réélection à la présidence du Burkina Faso après 23 ans de pouvoir, a troqué son uniforme de militaire putschiste pour celui de président et de médiateur recherché en Afrique de l'ouest.

 

OUAGADOUGOU, Chantal TANOH pour la VOIX du Peuple

 

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article