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BURKINA FASO : UNE MANIFESTATION D' ÉLEVES REPRIMENDÉE DANS LE SANG

    

 

 

BURKINA - FASO /KOUDOUGOU : CINQ MORTS DANS UNE MANIFESTATION D'ÉLEVES  VIOLEMMENT REPRIMÉE 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

   

   

  Burkina: un responsable régional limogé après des violences meurtrières
 

  OUAGADOUGOU, 28 février 2011  - Le gouvernement du Burkina Faso a limogé le gouverneur de la région du Centre-Ouest à la suite de manifestations violentes qui y ont fait cette semaine cinq morts, a-t-on appris dimanche de source officielle.
  Il est « mis fin aux fonctions du gouverneur de la région du Centre-ouest », Banworo Seydou Sanou, indique un communiqué.
  Monsieur Sanou, ex-ministre de l'Enseignement de base, était en poste depuis près de huit ans à Koudougou, localité située à 100 km à l'ouest de Ouagadougou, où des échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre ont fait cette semaine cinq morts, dont un policier. Une centaine de blessés, dont quatre grièvement, ont été enregistrés.
  Les manifestations qui ont secoué Koudougou et ses environs ont été déclenchées après la mort d'un collégien dans des circonstances controversées.
  En dehors du policier qui a été lynché, la plupart des victimes, des élèves et des étudiants, ont été tuées par balles, selon le Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP).
  Pour calmer la gronde qui s'était étendue à Ouagadougou et d'autres villes, le gouvernement avait ordonné la fermeture des établissements du primaire et du secondaire à travers le pays jusqu'à lundi 28 Février 2011 et la libération des manifestants arrêtés.

KOUDOUGOU- Des manifestations d’élèves et d’étudiants du mercredi 23 Février 2011et du jeudi 24 Février 2011, au Burkina Faso ont fait cinq morts, a-t-on-appris d’une source policière.

Ces manifestations qui ont débuté mercredi se sont presque généralisées dans la capitale du Burkina. Les élèves et étudiants des villes de POA, de Ouagadougou par soutient à leurs camarades de Koudougou ne se sont pas fait prier pour rejoindre les manifestations jeudi matin. Pour faire face à la fronde, le gouvernement a décidé de fermer toutes les écoles jusqu’au 1er mars.

Le gouvernorat dont le mur avait cédé à l’assaut des manifestants a été incendié et des véhicules administratifs ont également brulés.

Des témoins racontent que des casseurs ont pris le relais des élèves et des étudiants dans l’après-midi de mercredi. La section locale de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNND) de Me Hermann Yameogo, dont c’est le fief a fait une déclaration dans laquelle il fustige le comportement des forces de l’ordre. Il réclame une commission d’enquête composée uniquement d’étudiants, d’élèves, de parents des victimes, de journalistes, pour investiguer sur tous les faits, objet de ce conflit, dans le but de situer les niveaux de responsabilité.

« L’UNND réprouvent catégoriquement les insinuations mensongères tendant à induire dans les esprits qu’en raison de ses prises de position par rapport à la Côte d’Ivoire, d’avoir commandité cette révolte. Les seuls qui ont instrumentalisé, sont ceux qui ont mal géré le dossier », a déclaré Me Yaméogo.

Me Hermann Yaméogo qui s’attribue la victoire de la présidentielle du 21 novembre 2010, et à qui l’on reproché d’être très proche du président ivoiriens Laurent Gbagbo, est accusé par les autorités Burkinabé d’avoir manipulé à des fins politiques les manifestations du mercredi et du jeudi à Koudougou, son fief.

Cette autre manifestation intervient alors que  vendredi  18 février 2011 à la maison d’arrêt  et de correction de Ouagadougou (MACO),  une mutinerie avait éclaté au cours de laquelle le capitaine Luther Ouali, cerveau présumé du coup d’état  manqué de 2004 contre le président Compaoré s’est évadé. Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, Placide Nitchièma a pour sa part estimé   »qu’aucun détenu ne s’est évadé » et que « ces tirs ont entrainé des blessures légères » sur un détenue.

 

Pendant que le monde entier a les yeux rivés au Maghreb, le Dictateur Blaise KOMPAORE réprime dans le sang.

Où sont l' ONU, la Communauté internationale et la France?

   

OUAGADOUGOU, Serge OUEDRAOGO, pour la Voix du Peuple

 

 

 

Pour une République Juste & Démocratique,  Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

   

   

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