ANAC : Agence Nationale de l’Aviation Civile
AFFAIRE Privat Frederic NDEKET
LA CONTINUITE DU CLIENTELISME sur le chemin d’avenir
Source MWINDA
Mains basses sur le patrimoine public
La nomination aux hautes fonctions publiques, particulièrement à celle de directeur général d’une entreprise, est l’un des exercices qui doit donner le tournis au président de la République, le seul à qui revient cette prérogative au regard de la constitution. Il y a lieu de le dire quand on réalise que tous les directeurs généraux de nos entreprises d’Etat se sont révélés de piètres managers, champions toutes catégories du vol des deniers publics, pratiques qui les ont toutes envoyées à la mort. Cinquante ans après l’indépendance, le pays manque d’entreprises par lesquelles il peut exprimer sa souveraineté. Les quelques rares entreprises d’Etat qui existent sont sur une voie de garage, à l’image de l’Agence nationale de l’aviation civile, victime d’un pillage systématique de la part ceux qui sont chargés de le diriger. On est sidéré à la lecture des révélations que publient nos confrères « Le trottoir » et « Talassa ».
L’un des documents publiés par ces journaux est la décision N°000068/ANAC/DAF/SAP
signée le 25 février 2004 par Bernard Tchicaya. L’homme, à l’époque, est directeur général de l’ANAC, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile. Cette décision portait engagement à durée
indéterminée de M. Ndéket Privat Frédéric à l’ANAC. Né à Oyo et titulaire d’une licence en Sciences économiques, ce dernier avait été régulièrement engagé en qualité d’attaché des services
administratifs et financiers, SAF dans le jargon local. Mais seulement voilà : notre demandeur d’emploi une fois exaucé se serait abstenu de prendre effectivement son service.
D’après certaines indiscrétions, la raison est qu’il se serait insurgé contre l’article 3 de cette décision qui portait à trois mois sa période d’essai. Il aurait voulu, apprend-on de ces mêmes
sources, à l’image de la grenouille de La Fontaine qui voulait se faire aussi grosse qu’un bœuf, être établi dès le commencement en qualité de chef de service comptable. Une exigence que Bernard
Tchicaya trouve démesurée. Refusant d’être aux ordres, il s’en serait allé et plus jamais on ne le reverra à l’ANAC. Pourtant, curieusement, une note de prise de service dite en
régularisation est signée le 24 décembre 2009 par Marcellus Boniface Bongho, directeur administratif et financier de l’agence. Cette note certifie, sans en apporter la preuve, que «
Privat Frédéric Ndéket, attaché des SAF de 1er échelon, a effectivement pris le service à la direction
administratif et financier (sic) au service de recouvrement le 04 mars 2004 ». Et cette
note qui, selon la formule consacrée, est « établie pour servir et valoir ce que de droit » justifia
une autre, signée le 05 janvier 2010 par Michel Ambendé, le directeur général, qui lui fit bénéficier des avancements successifs en régularisation aux échelons supérieurs de sa
catégorie. Du 1er échelon, cette décision propulse Privat Frédéric « au 2ème échelon, indice 1200
pour compter du 04 mars 2006 et au 3ème échelon, indice 1360 pour compter du 04 mars 2008 ». Cette décision, note Michel Ambendé, qui « prend effet tant du point de vue de la solde que de l’ancienneté pour compter des dates ci-dessus indiquées » (voir
fac-similé ci-contre), donna droit à son bénéficiaire une rondelette somme de 20 millions de francs CFA, apprend-on de sources dignes de foi. De quoi tomber des nues ! Et si l’on on ajoute que le
même Privat Ndéket, ci-devant maire de Talangaï, est également enregistré sur la liste officielle des décisionnaires de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF) au numéro 121 et payé
régulièrement à l’indice 770 en « position spéciale », on ne peut que s’interroger. Décidemment le pauvre Sassou, en invitant dernièrement les Congolais à laisser choir à jamais les mentalités de
profiteurs, de personnes en quête perpétuelle de passe-droits et autres facilités à l’occasion de son investiture, prêchait dans le désert. Comme d’habitude.
En effet, en prônant l’idée que ses chers compatriotes adoptent des «
comportements nouveaux et dignes
», en exigeant d’eux de s’adonner « à la rigueur du gain mérité et non aux délices trop faciles et
honteux de la magouille », Sassou n’a malheureusement fait appliquer de
la pommade sur des jambes de bois. « On y
perd son latin quand on réalise, après investigations, que les auteurs de toutes ces forfaitures sont ses proches parents », nous a confié un cadre de l’ANAC. C’est ici l’occasion de se demander à quoi servent ces
machins qui ont pour noms : Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, observatoire anti-corruption ; Cour des comptes et de discipline budgétaire ;
Inspection générale d’Etat, institutions qui existent depuis longtemps n’ont jamais mis la main sur un seul malfrat.
De l’avis d’un agent de l’ANAC bien au fait des pratiques de la maison, à l’allure où vont les choses, la fin de la trêve n’est pas pour demain. De son point de vue, le développement du pays sera
toujours retardé du fait de ces comportements inciviques. Pour une fois, Sassou qui se dit être le premier magistrat du pays, prendra-t-il le pari d’aller résolument en guerre contre les
magouilleurs en demandant à ses procureurs d’agir ?
Permettons-nous d’y croire à la relecture de ses paroles, prononcées solennellement lors de son discours d’investiture. Ainsi parlait Sassou : « Je ne surprends personne en affirmant qu’en dépit de nos
efforts multiformes, notre pays n’est pas encore, hélas, exempt de corruption, de concussion, de fraude, de détournement de deniers publics et d’autres actes tout aussi répréhensibles
que néfastes à l’accomplissement du bonheur collectif. Ici, ce sont les gouvernants qui sont interpellés. Qu’il soit clair pour tous que le peuple ne veut pas et ne doit pas
être conduit sur le ‘’Chemin d’Avenir’’ par des dirigeants sans scrupule ni vertu. De même que le peuple ne veut plus et ne doit plus être mené par des hommes qui ne donnent pas
le meilleur d’eux-mêmes pour le servir.»
«
Parmi les premières attentes de notre peuple, il y a l’espoir que s’arrête rapidement la dérive morale qui est de gangrener notre société. Je veillerai donc avec davantage de rigueur à ce que les
personnes que je nomme aux différentes fonctions d’Etat soient exemplaires et de bonne éthique, capables de faire respecter, au nom de l’autorité impartiale de l’Etat qu’elles incarnent,
les lois et les règlements de notre pays. Tout manquement, toute faiblesse m’amènera à en tirer les conséquences. Telles sont aussi les exigences du ‘’ Chemin d’Avenir
’’.
»
Traduit en sassou, cela veut dire : «
Servez-vous, comme vous l’avez toujours fait, je ne fais que causer.
» Sacré Sassou, si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer !
Joseph
ELENGA
Le juge ITOUA Privat Romeo, du TGI de Brazzaville, qui s’acharne sur les opposants congolais à la recherche des témoins fantômes
contre monsieur Mathias Dzon pour détention illégale d’armes de guerre, ferait mieux d’auditionner les NDEKET Privat et autres pour les
malversations financières, incompétences, détournements des deniers publics.
Le système qu'il sert, caracrétrisé par le clientélisme, la corruption, la concussion et autres maux qui minent la société congolaise en général, la nouvelle espérance et le chemin
d’avenir en particulier est en détresse.
Le peuple congolais attend toujours des réponses claires et précises sur des nombreuses affaires :
- Quels sont les coupables des 350 disparus du beach de
Brazzaville ?
- Qui a tué Marien NGOUABI ?
- le Cardinal Emile BIAYENDA ?………….
Ce n’est plus un secret pour les congolais, qui savent que les véritables détenteurs d’armes de guerre sont: Denis SASSOU NGUESSO, Jean François NDENGET et sa bande, sans oublier le dernier à rejoindre les rangs de la mangeoire à savoir le
PASTEUR NTUMI.
Pointe Noire, Casimir ONANGA pour la Voix du Peuple.