LES DERNIÈRES NOUVELLES DU SASSOULAND : REÇU DE BRAZZAVILLE.
Je souffre.
Ils t'on eu.
Nous sommes dévastés.
Un beau gâchis!
Ah KHAN, mon parent, mon ami, mon frère. Tu m'as brisé le cœur. Depuis hier quand j'ai appris la nouvelle de ton décès, la terre s'est dérobée sous mes pieds et le temps s'est arrêté. Khan, non, non, non, non pas toi mon dieu !
Nous nous sommes connus depuis le Canada pour nos études, puis en France, avant de renter toi et moi ici au Congo pour exercer.
KHAN, tu m'as détruit le cœur.
Ce n'est pas faute de t'avoir pourtant prévenu maintes fois. je te disais Attention, Attention mon frère sur là où tu mettais les pieds.
Et voilà, ce que je redoutais, s'est produit. Oh non, oh non, oh un jeune comme toi , partir si tôt ? Ce pays me dégoûte !
Le milieu politique est un milieu pourri, plein d'hypocrites, plein de jaloux, plein de criminels avec des sourires narquois. Les mêmes qui te poussent des gros sourires, ce sont les-mêmes qui vont te tuer. je te l'avais maintes et maintes fois. Je te répétais à l'infini que tu n'avais pas besoin de ce milieu pour gagner ta vie, tu avais tout pour te passer de ces gens-là. Comme tous les Congolais , friands du bling-bling, tu ne m'as pas écouté, croyant que je t'enviais alors que tu m'étais très précieux , je ne voulais pas te perdre. Te voilà parti, tu me laisses dans une détresse immonde. Je ne sais pas comment je vais me relever. Non KHAN, tu n'a pensé qu'à toi. Je suis passé à la veillée ici à Brazzaville, je ne te dis pas. Ta soudaine disparition dans des conditions aussi tragiques a causé un grand désarroi. Un grand désarroi dans la famille.Mais pas que. Aussi un grand désarroi pour nous autres qui t'aimions.
KHAN.
Je te disais à l'envie que ces gens là allaient t'achever. Je savais que ça allait finir comme ça. L'histoire a fini par me donner raison. Il ne pouvait pas en être autrement. D'autant que notre feu papa le Docteur Atigha fut un grand nom dans ce pays, aussi connu dans le milieu politique pour ses positions. Il n'avait pas des amis.
C'est un monde sans pitié. Tout innocent que tu étais, sans protection, innocent de leurs pratiques, tu t'es livré dans la gueule du loup.
KHAN.
Le poison.
Il t'ont eu. Depuis 2 mois que tu étais à l'hôpital en France, je n'ai pas dormi un seul jour.
Que te dire mon cher ami et frère?
Les mots me manquent.
Puisse papa le Docteur Atigha t'accueillir
Vas en paix.
Ton ami et frère Michel.