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CONGO BRAZZAVILLE 🇨🇬 : Communiqué de presse sur les élections législatives et locales de 2027


ALLIANCE POUR LA REPUBLIQUE                                                Congo-Brazzaville
         ET LA DEMOCRATIE                                                           Evènement ! Evènement !
               A.R.D
    **************
1333, rue Mouleké bis Ouenzé
                Brazzaville
        République du Congo

Communiqué de presse sur les élections législatives et locales de 2027


Des élections législatives et locales auront lieu en 2027 au Congo-Brazzaville. Or, le coup
d’Etat électoral des 12 et 15 mars 2026 a été émaillé d’actes de tricheries et de fraudes
massives, au nombre desquels :


- L’inscription d’un même électeur sur plusieurs listes électorales et la délivrance pour
cet électeur, de plusieurs cartes d’électeur à des adresses différentes. Cette situation
engendre le vote multiple d’un même électeur ;


- L’inscription sur les listes électorales des mineurs

, des étrangers et des personnes décédées ;
- La transhumance d’un électeur d’un bureau de vote à un autre ou d’une circonscription
électorale à une autre ;


- La fabrication frauduleuse de cartes d’électeurs ;


- L’instauration du vote anticipé des militaires, des gendarmes et des policiers qui de ce
fait, votent deux fois au 1er tour d’une même élection nationale ;


- L’enrôlement des électeurs fictifs ;


- La création de bureaux de vote dans les casernes militaires ;


- La création de bureaux de vote dans des domiciles privés et/ou dans les sièges du parti
au pouvoir, ce, en violation flagrante du code électoral ;


- La création de services d’Etat civil dans des domiciles privés, pour délivrer de fausses
cartes d’identité et de faux certificats de nationalité à des étrangers ;


- La corruption des électeurs et l’achat des votes ;


- La corruption des observateurs nationaux et internationaux ;


- La distribution discriminée des cartes d’électeurs, c’est-à-dire, la rétention des cartes
des électeurs non favorables aux candidats du pouvoir ;


- L’interdiction d’entrer dans les bureaux de vote aux représentants dûment mandatés
des candidats de l’opposition ;
- Le bourrage des urnes ;


- L’existence dans un bureau de vote d’un nombre d’enveloppes supérieur au nombre
des émargements ;


- Le déplacement des urnes des bureaux de vote vers des destinations inconnues ;
- Le dépouillement à huis-clos des votes ;


- La manipulation électronique des résultats des votes ;


- La distribution de l’argent aux électeurs aux abords des bureaux de vote ;


- Le port d’insignes distinctifs de candidats dans un bureau de vote ou aux abords
immédiats d’un bureau de vote ;


- La falsification des résultats sortis des urnes ;


- Le refus d’afficher les résultats sortis des urnes dans l’enceinte du bureau de vote
comme l’exige la loi électorale ;


- La nomination, en violation de la loi électorale, des préfets, sous-préfets, maires,
administrateurs-maires, Secrétaires généraux de département ou de district, chefs de
quartier et de village, pourtant astreints à la neutralité administrative, en qualité de
responsables de bureaux locaux d’organisation des élections ;


- L’affectation à la sécurisation des élections, des éléments des milices privées du
pouvoir (Cobras, Tsambitso), des polices parallèles, des écuries rattachées à certains
officiers des FAC et des supplétifs de certaines armées étrangères (Rwandais,
Ougandais, Tchadiens, Centrafricains, etc.) qui favorisent la fraude électorale au profit
des candidats du pouvoir ;


- La collusion entre certains éléments armés affectés à la sécurisation des élections et
certains présidents de bureaux de vote ;


- La gestion partisane du contentieux électoral par la Cour Constitutionnelle aux ordres
du pouvoir, etc.


Il va sans dire que les élections législatives et locales de 2027 ne peuvent plus être organisées
dans les mêmes conditions de tricherie et de fraude électorales dûment documentées et
incontestables. Il faut y mettre définitivement fin. Dans cette perspective, il est urgentissime
et impératif d’engager dès maintenant, des actions visant à créer les conditions permissives
d’élections législatives et locales libres, transparentes, équitables et justes en 2027. Parmi ces
conditions, figurent entre autres :


- L’abrogation de la loi électorale scélérate actuelle et l’élaboration d’une nouvelle loi
électorale, impartiale et impersonnelle ;


- La mise en place d’une commission électorale nationale, véritablement indépendante,
composée de façon égalitaire de représentants de la mouvance présidentielle et de
ceux de la mouvance oppositionnelle, commission chargée d’organiser toutes les
opérations pré-électorales, électorales et post-électorales ;


- La suppression des déséquilibres dans la composition des instances d’organisation des
élections entre la mouvance présidentielle et la mouvance oppositionnelle et
l’institution du principe de l’égalité en nombre des représentants de la mouvance
présidentielle et de ceux de l’opposition dans la Conel et dans toutes les structures
locales d’organisation des élections ;

- La participation équitable des représentants des partis politiques légalement constitués
à toutes les phases du processus électoral, de l’amont à l’aval ;
- La dissolution de la Direction générale des Affaires électorales (DGAE), aujourd’hui
érigée en véritable Commission d’organisation des élections au Congo, usurpant
ainsi les prérogatives de la Conel ;


- L’organisation d’accord-parties, comme en 1992, entre la mouvance présidentielle et
la mouvance oppositionnelle, d’un recensement administratif spécial, pour déterminer
de façon consensuelle, un corps électoral fiable et des listes électorales honnêtes et
crédibles ;


- L’introduction de la biométrie intégrale dans le processus d’identification des
électeurs, dans le dessein d’éviter le vote multiple d’un même électeur ;


- La création d’un Comité national de certification des listes électorales, chargé de
garantir la fiabilité du fichier électoral et des listes des électeurs ;


- L’acquisition d’accord-parties, d’un nouveau logiciel de traitement des données
électorales et la gestion paritaire du fichier électoral informatisé par des experts de la
mouvance présidentielle et ceux de l’opposition. En cas de désaccords entre ces
techniciens, la Conel peut faire appel à des experts indépendants ;


- L’élaboration et l’adoption d’un découpage électoral juste et impartial, adossé sur les
standards internationaux ;


- Le financement équitable et juste de la vie politique et des campagnes électorales, par
l’octroi d’une subvention appropriée à tous les partis politiques légalement constitués ;


- L’abrogation des taux exorbitants des cautionnements aux différentes élections
nationales et leur fixation ainsi qu’il suit :


 50.000 F CFA, par liste, pour les élections locales ;


 100.000 F CFA, par candidat, pour les élections législatives et sénatoriales ;
 5.000.000 F CFA, par candidat, pour l’élection présidentielle.


- Le plafonnement des dépenses électorales suivant le schéma ci-après :


 1.000.000 F CFA par parti présentant des candidats pour l’élection des sénateurs ;
 2.000.000 F CFA par liste, pour les élections locales ;


 5.000.000 F CFA par candidat, pour les élections législatives ;


 300.000.000 F CFA par candidat, pour l’élection présidentielle ;


- L’obligation pour chaque candidat d’avoir un compte de campagne et de respecter
strictement le plafond des dépenses électorales ;


- La mise en place d’une Commission chargée de certifier la transparence des comptes
de campagne des candidats ;

- L’interdiction stricte pour tout candidat quel qu’il soit, d’utiliser les moyens de l’Etat
(avions, hélicoptères, bateaux, hors-bords, véhicules automobiles de fonction,
chauffeurs des services publics) à des fins de transport pour campagne électorale ;


- L’interdiction absolue de dons de toute nature en période préélectorale et électorale ;
- L’interdiction absolue pour les préfets, les sous-préfets, les maires, les
administrateurs-maires, les chefs de quartier et de village, tenus au respect de la
neutralité, d’être responsables ou membres des Commissions locales d’organisation
des élections, comme cela est le cas dans le système électoral mafieux à l’œuvre
depuis 2002 ;


- La neutralité des agents de la Force publique affectés à la surveillance des élections ;
- L’interdiction stricte de tout élément d’une milice privée, d’une police parallèle ou de
tout autre élément supplétif, étranger à l’armée congolaise de participer à la
sécurisation des élections. Tout porteur d’armes de guerre n’appartenant pas aux
effectifs des Forces armées congolaises (FAC), sera arrêté et traduit en justice ;


- La suppression du vote anticipé des militaires et du vote par procuration ;


- La mise en place d’un Comité arbitral indépendant, chargé de gérer le contentieux
électoral, en lieu et place de la Cour constitutionnelle aux ordres du pouvoir ;
- La reconnaissance aux Congolais de la Diaspora, de leur droit d’être électeurs et de se
faire élire ;


- Le libre exercice des activités des partis politiques et la garantie de la libre circulation
de tous les acteurs politiques sur toute l’étendue du territoire national, pour une égalité
des chances entre les acteurs de toutes les sensibilités politiques ;


- L’accès égal de toutes les sensibilités politiques aux médias publics et privés, ainsi que
l’égalité de traitement dans la couverture médiatique des campagnes électorales ;


- La promulgation d’une loi rétablissant l’équilibre de l’information et règlementant
l’expression pluraliste et contradictoire des opinions et des messages politiques sur les
antennes nationales ;


- La garantie dans les faits de la liberté de pensée, d’opinion, de presse, de
communication, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ;
- La neutralité de l’administration électorale ;


- La protection équitable des candidats et des équipes de campagnes des candidats ;
- La proclamation des résultats provisoires et leur affichage dans chaque bureau de
vote ;
- La remise aux représentants de chaque candidat dans les bureaux de vote, d’une copie
des résultats provisoires, dûment signée par tous les membres du bureau de vote ;
- La proclamation des résultats définitifs des élections par la Commission électorale
nationale indépendante et non pas par le ministre de l’Intérieur ;

- La prise en charge réelle des représentants de tous les candidats dans les bureaux de
vote par l’Etat et non pas seulement ceux du PCT ;
- L’implication de la Communauté internationale dans le processus électoral de l’amont
à l’aval.
Pour que ces conditions soient remplies, il faut se mettre au travail dès maintenant. Par ces
motifs, l’ARD invite instamment le Parlement congolais à bien vouloir interpeller le
gouvernement sur l’impérieuse nécessité de lancer dès maintenant, les préparatifs, ce, de
façon égalitaire et consensuelle entre la mouvance présidentielle et la mouvance
oppositionnelle, de bonnes élections législatives et locales en 2027, pour éviter à notre peuple
le retour d’épreuves tragiques inutiles.


Fait à Brazzaville, le 22 mai 2026
Pour la Conférence des présidents


Mathias DZON

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CONGO BRAZZAVILLE🇨🇬 : Communiqué de presse sur les élections législatives et locales
de 2027

 

 

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