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DÉCLARATION POLITIQUE DU PARTI UNIS POUR LE CONGO (UPC) DE PAULIN MAKAYA .

Le Parti Unis Pour le Congo (UPC), sous la conduite de son Président Paulin Makaya, prend solennellement à témoin l’opinion nationale et internationale au sujet de la mascarade d’élection des 12 et 15 mars 2026 en République du Congo, laquelle traduit une rupture grave avec les principes fondamentaux de la démocratie.
 
D’emblée, l’UPC dénonce un processus électoral dénué de toute crédibilité, organisé dans des conditions contraires aux standards les plus élémentaires de transparence et de liberté. En effet, ce scrutin s’est déroulé dans un climat de huis clos total, marqué par la coupure de toutes les communications, l’absence d’ouverture et l’impossibilité pour les citoyens d’exercer pleinement leur droit de choisir. Ainsi, loin d’être une compétition ouverte, cette séquence électorale apparaît comme une opération planifiée, dont l’issue était connue d’avance, au bénéfice exclusif du Parti Congolais du Travail et de son chef, Denis Sassou Nguesso.
 
Dans ces conditions, l’UPC déclare que ce qui a été présenté comme une élection ne saurait être considéré autrement qu’une confiscation méthodique de la souveraineté populaire. Une telle pratique altère profondément le sens même du vote, qui cesse d’être l’expression libre du peuple pour devenir un simple instrument de validation d’un pouvoir préétabli.
Par ailleurs, l’analyse du fonctionnement institutionnel met en lumière une dérive structurelle. Les organes censés garantir l’équité du processus démocratique sont étroitement liés au pouvoir exécutif, créant ainsi un déséquilibre manifeste. De ce fait, la séparation des pouvoirs, pilier de toute République démocratique digne de ce nom, se trouve fragilisée. Lorsque les organisateurs et les arbitres d’un jeu appartiennent tous à un seul camp, il ne peut plus être question de compétition démocratique, équitable, libre et transparente.
 
En outre, l’évolution du cadre constitutionnel soulève des interrogations majeures. La modification des règles fondamentales de l’État, à travers le changement de la constitution du 20 janvier 2002 en 2015, dans un contexte contesté par la majeure partie de la population, lors de la grande marche populaire du 20 octobre 2015, a permis la consolidation d’un pouvoir déjà caractérisé par une longévité à outrance et sans précédent, frisant ainsi l’immobilisme. Une telle pratique traduit une inversion du rapport entre la loi et le pouvoir : au lieu de limiter l’action des gouvernants, la norme juridique est ajustée pour prolonger leur maintien.
De surcroît, le climat politique général révèle une restriction progressive de l’espace civique, notamment par la contraction des libertés fondamentales. Les difficultés rencontrées par les acteurs politiques, les entraves à l’expression publique ainsi que les limitations observées lors du scrutin, participent d’un environnement où la liberté des acteurs politiques est anéantie sous peine d’emprisonnement. La coupure des communications s’inscrit ainsi dans une logique de contrôle visant à réduire la capacité du peuple à s’informer, à s’exprimer et à s’organiser.
 
Dans le même temps, la longévité exceptionnelle du pouvoir en place interroge la vitalité d’une démocratie biaisée, utopique donc inexistante. Lorsqu’un système ne permet plus l’alternance, il cesse progressivement d’être démocratique pour devenir un mécanisme de conservation du pouvoir.
Par conséquent, l’UPC affirme que la situation actuelle correspond à une démocratie d’apparence, où les formes subsistent mais où la substance est profondément altérée. Dans cette logique, les analyses de Niccolò Machiavelli éclairent la stratégie du pouvoir : conserver l’image de la légitimité tout en neutralisant la réalité du choix populaire.
Cette victoire sans véritable adversaire dans une démocratie confisquée sous le masque du triomphe, alimentée par un silence coupable des élites politiques et intellectuelles, avec une opposition qui résiste à sa salutaire refondation, laisse le peuple congolais seul devant sa responsabilité.
Face à cette situation, les conséquences sociales demeurent lourdes. Le peuple congolais continue de subir les effets d’un système qui privilégie sa propre survie au détriment du bien-être collectif, accentuant ainsi les difficultés économiques et sociales.
Dès lors, l’UPC dénonce toute dérive autoritaire et considère que la restauration de la véritable démocratie dans notre pays constitue une priorité non négociable. 
Dans cette perspective, l’UPC demande l’ouverture immédiate d’un dialogue inclusif, sincère et transparent, impliquant l’ensemble des forces vives de la nation, afin de faire sortir le Congo de l’impasse politique actuelle. Ce dialogue doit permettre de refonder les bases institutionnelles, de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions, et de garantir des conditions réellement démocratiques pour l’avenir.
Enfin, l’UPC rappelle qu’aucun système fondé sur la restriction durable des libertés fondamentales et de la volonté populaire, altérant ainsi la substance même de l'État de droit et nourrissant en même temps l'idée d'une démocratie confisquée, ne peut se maintenir et subsister indéfiniment.
Vive la République.
Vive la liberté.
Vive le courage du peuple congolais.
Vive le Parti Unis Pour le Congo.
 
   Londres, le 08/04/2026
   Président du Parti UPC
   Paulin Makaya. 
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 DÉCLARATION POLITIQUE DU PARTI UNIS POUR LE CONGO (UPC) DE PAULIN MAKAYA .

 

 

Lelll

 

  

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