CONGO BRAZZAVILLE : Notre réponse à Denis Sassou Nguesso au cas où ses propos sont avérés
15.04.2026
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Par LA VOIX DU PEUPLE
Notre réponse à Denis Sassou Nguesso au cas où ses propos sont avérés
Quand le pouvoir fragmente la nation : la dérive dangereuse de la territorialisation des symboles publics au Congo
La scène politique congolaise est une fois de plus secouée par une publication qui, loin d’être anodine, révèle les fractures profondes qui minent la nation. Modeste Boukadia, président du CDRD, a rendu public un message d’une gravité exceptionnelle qu’il attribue à Denis Sassou Nguesso : « le stade de Kintélé est celui de l’union du Nord » et « le stade Massamba-Débat est celui des Bakongo ».
Si ces propos sont avérés, ils ne relèvent ni du simple dérapage verbal ni d’une maladresse politique. Ils traduisent une vision du pouvoir profondément ancrée dans la division, où la nation est pensée non pas comme un tout, mais comme une juxtaposition de blocs identitaires.
Des symboles nationaux détournés de leur vocation
Le Stade Alphonse Massamba-Débat, héritier du Stade de la Révolution, n’est pas qu’une infrastructure sportive. Il est un témoin de l’histoire politique du Congo, inauguré en 1965 par Alphonse Massamba-Débat, figure majeure du pays, assassiné en 1977 avant d’être réhabilité en 1991. Situé au sud de Brazzaville, il incarne une mémoire collective, douloureuse mais fondatrice.
Face à lui, le Stade de Kintélé, livré en 2015 sous l’impulsion du régime actuel, symbolise les ambitions modernes du pays et son ouverture au continent à travers les Jeux africains. Situé au nord de la capitale, il aurait dû être, lui aussi, un espace de rassemblement et de fierté nationale.
Mais que reste-t-il de cette vocation lorsque le pouvoir lui-même introduit une lecture ethno-régionale de ces infrastructures ?
Quand l’histoire alerte : la leçon des deux Berlin
L’histoire mondiale nous offre pourtant des exemples tragiques des conséquences de la fragmentation politique d’une nation. Après la Seconde Guerre mondiale, la ville de Berlin fut divisée en deux entités opposées : Berlin-Ouest et Berlin-Est.
Cette division, matérialisée par le tristement célèbre Mur de Berlin, n’était pas seulement géographique. Elle était humaine, sociale, psychologique. Des familles séparées, des libertés restreintes, une méfiance institutionnalisée : le peuple allemand a vécu dans sa chair les conséquences d’une nation artificiellement fragmentée.
Ce n’est pas un hasard si, en 1989, ce sont les citoyens eux-mêmes qui ont décidé de mettre fin à cette absurdité historique en faisant tomber ce mur. Ce geste n’était pas seulement politique : il était profondément humain. Il traduisait un rejet viscéral de la division et un désir irrépressible de retrouver une unité perdue.
Cette expérience douloureuse doit servir d’avertissement : toute tentative de fragmentation d’une nation, même symbolique, porte en elle les germes de tensions profondes et durables.
Une confiscation politique des biens publics
Il faut le dire sans détour : attribuer des infrastructures publiques à des régions ou à des communautés est une faute politique grave. C’est une trahison de l’esprit républicain.
Un stade financé par l’argent public n’appartient ni à un président, ni à un clan, ni à une région. Il appartient au peuple congolais dans son ensemble. Le projet, une fois validé par les institutions de la République et financé par les ressources nationales, échappe définitivement à son initiateur.
Persister à associer ces édifices à des identités particulières, c’est instaurer une logique de propriété symbolique qui fracture la nation. C’est semer les germes d’un conflit latent, en opposant les citoyens les uns aux autres autour de ce qui devrait les unir.
Une stratégie de division aux conséquences explosives
Ce type de discours n’est pas neutre. Il s’inscrit dans une stratégie politique bien connue : diviser pour régner. En assignant des territoires, des infrastructures et des symboles à des groupes spécifiques, le pouvoir alimente les tensions, entretient les méfiances et affaiblit toute dynamique d’unité nationale.
Le danger est réel. Dans un pays où les équilibres restent fragiles, jouer avec les identités revient à manipuler une matière inflammable. Les mots, dans ce contexte, peuvent devenir des armes.
Le silence coupable et la responsabilité des élites
Mais au-delà des propos eux-mêmes, une autre question se pose : pourquoi un tel silence ? Pourquoi une telle banalisation de discours qui, ailleurs, auraient provoqué une onde de choc nationale ?
Les élites politiques, intellectuelles et institutionnelles ont une responsabilité historique. Se taire face à de telles dérives, c’est s’en rendre complice. C’est accepter, par omission, la déconstruction progressive de l’idée même de nation.
Quant à Modeste Boukadia, en relayant une information d’une telle gravité, il lui incombe également d’en assumer la rigueur. Une accusation de cette nature exige des preuves, un contexte, une source clairement identifiée. Sans cela, elle risque de se retourner contre la cause qu’elle prétend défendre.
Réhabiliter la nation, refuser la fragmentation
Il est urgent de réaffirmer un principe fondamental : le Congo n’est pas une addition de territoires ethniques, mais une communauté de destin. Ses infrastructures, ses institutions, ses symboles appartiennent à tous.
Le Stade de Kintélé n’est pas “celui du Nord”. Le Stade Alphonse Massamba-Débat n’est pas “celui des Bakongo”. Ils sont, tous deux, des biens du peuple congolais.
Les détourner de cette réalité, c’est porter atteinte à l’unité nationale.
Conclusion : une ligne rouge à ne pas franchir
Si les propos attribués à Denis Sassou Nguesso sont confirmés, alors une ligne rouge a été franchie. Celle qui sépare l’exercice du pouvoir de la mise en péril de la nation.
Dans le cas contraire, si ces propos relèvent de l’exagération ou de la rumeur, alors ils illustrent une autre crise : celle de la crédibilité de la parole politique.
Dans les deux cas, une exigence s’impose : vérité, responsabilité et respect de l’unité nationale.
Car un pays ne se construit pas en divisant ses symboles. Il se construit en les partageant.
𝐂𝐎̂NGO BRAZZAVILLE : Notre réponse à Denis Sassou Nguesso au cas où ses propos sont avérés
LES PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE
Réélu avec 94,82 % DES VOIX A LA SOVIETIQUE QUOI ! Ah LE CONGO
Réélu avec 94,82 % DES VOIX A LA SOVIETIQUE QUOI ! Ah LE CONGO
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NON A LA TRICHERIE OUI A LA TRANSPARENCE
REPUBLIQUE DU CONGO BRAZZAVILLE
« Un chef paresseux, tribaliste et voleur ne peut donner le bon exemple à ses collaborateurs…Le chef doit s’imposer par l’exemple. Il est le modèle sur lequel ses collaborateurs tireront leur propre comportement…je suis candidat pour fixer les fondements de cette République apaisée qui doit reposer sur un pacte républicain dont les principes de base seront : l’exemplarité du chef de l’Etat, des ministres et des hauts fonctionnaires de l’Etat à leurs différents niveaux de responsabilités...
Ne nous laissons pas voler notre victoire qui est certaine »