Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Symposium de l’ARD des 22 et 23 février 2026. Sous-thème n° 2

 

 
Symposium de l’ARD des 22 et 23 février 2026
 
Le vrai Bilan de 42 ans de Gestion Opaque de l’Etat-PCT
 
" la force publique est apolitique. Elle est soumise aux lois et règlements de la République. Elle est instituée dans l'intérêt général. Nul ne peut l'utiliser à des fins personnelles "
 
Sous-thème n° 2 :
 
« La politisation à outrance de la force publique, son
instrumentalisation à des fins politiques partisanes, la banalisation de la violence sous toutes ses formes et le recours à la force brutale comme méthode de gouvernement, pour intimider les populations en général, la vraie opposition politique en particulier, en vue de perpétrer un nouveau coup d’état électoral en mars 2026 »
Au Congo-Brazzaville, la Conférence nationale souveraine de 1991 avait aboli le monopartisme et les marqueurs du régime totalitaire de l’époque, tels, le parti- Etat, la pensée unique, l’intolérance politique, la suppression des libertés individuelles et collectives, la manipulation de l’opinion et le lavage des cerveaux, l’unanimisme social, l’intrusion de l’armée dans le champ politique, etc.
 
Dans la pratique cependant, à la suite de la guerre du 5 juin 1997, l’Etat/PCT a progressivement supprimé de fait, le pluralisme politique restauré par la Conférence nationale, réhabilité le parti-Etat et la pensée unique, caporalisé les syndicats des travailleurs, des élèves et des étudiants, les associations de la société civile et les médias publics, muselé la presse indépendante, empêché par divers artifices, le libre exercice des activités politiques de la vraie opposition, répolitisé la force publique, bref, liquidé les acquis de la démocratie et instauré un terrorisme d’Etat.
 
Dans ce nouveau contexte, l’armée a été détournée de ses missions
traditionnelles à savoir :
1- La recherche des informations stratégiques pour permettre d’anticiper des évènements et d’assurer l’information du président de la République, chef suprême des armées ;
 
2- La prévention des crises et des conflits par une présence renforcée aux frontières ;
 
3- La protection de la population et la défense du territoire national dans ses dimensions terrestre, maritime, aérienne, spatiale, en vue de la préservation de son intégrité ;
 
4- La participation aux opérations extérieures de la CEMAC, de la CEEAC, de l’UA et de l’ONU.
Par ailleurs, d’appareil de protection de la population congolaise et de défense du territoire national, les Forces armées congolaise (FAC) ont été transformées en un appareil de répression du peuple et de tous ceux qui ne portent pas l’Etat/PCT dans leurs cœurs. Désormais, la force publique a pour rôle principal de servir de force d’appui à la dérive autoritaire de l’Etat/PCT.
 
Dans ce nouveau rôle, lors du Référendum constitutionnel du 25 octobre 2015, la force publique a instauré un état d’urgence sur toute l’étendue du territoire national, déployé des contingents de militaires, de gendarmes, de policiers, des éléments des milices privées du pouvoir et de ceux des écuries rattachées à certains officiers des FAC dans tous les départements du pays, érigé des barricades sur les routes nationales 1 et 2 et réprimé sauvagement les meetings pacifiques de l’opposition à Brazzaville et à Pointe/Noire.
 
A Brazzaville, dans les quartiers Sud, les populations ont été gazées à partir des hélicoptères de combat. Dans le même temps, tous les quartiers nord de la capitale ont été quadrillés par des contingents de la force publique, armés jusqu’aux dents ;
tout attroupement de plus de 2 personnes était strictement
interdit. La mairie de Moungali où devait se tenir le meeting de l’opposition était occupée par les éléments des FAC. A Pointe-Noire, la force publique a tiré à balles réelles, le 22 octobre 2015 sur les militants de l’opposition au rond- point Emery Patrice Lumumba, causant de nombreux morts et blessés graves.
Le convoi des véhicules de la délégation de l’opposition qui devait aller à Dolisie pour y tenir un meeting, a été bloqué au premier péage de l’entrée de Pointe- Noire et contraint par la force, de rebrousser chemin sur Pointe-Noire.
 
Pourtant, la Constitution en vigueur garantit le libre exercice des activités pacifiques des partis politiques. De plus, la Conférence nationale souveraine avait restauré le caractère apolitique des FAC et interdit strictement à chaque acteur politique d’utiliser la force publique à des fins personnelles. Passant outre cette interdiction, l’Etat/PCT a violé l’ordre constitutionnel en vigueur, abrogé la Constitution de 2002, organisé un pseudo-Référendum constitutionnel, le 25 octobre 2015 et promulgué une nouvelle Constitution illégale et taillée sur mesure, avec le soutien actif de la force publique comme aux temps ténébreux du régime totalitaire à l’œuvre de 1970 à 1991.
 
Depuis lors, les Forces armées congolaises sont instrumentalisées par l’Etat/PCT qui les utilise pour réprimer toute velléité de contestation du pouvoir et tout mouvement social, jugé subversif.
Dans cet esprit, le Secrétaire général du Conseil national de sécurité, l’amiral Jean Dominique OKEMBA, évoquant les odieux massacres des populations du Pool, commis par la Force publique lors des guerres civiles dans ce département en 1998, 1999 et 2016, déclarait avec un cynisme déconcertant, au cours d’une réunion publique avec la population d’Oyo : « Pour défendre notre pouvoir gravement menacé dans le Pool, nous avons massacré des populations. Pour autant, le ciel n’est pas tombé. Pour la survie de notre pouvoir, nous n’hésiterons pas de recourir de nouveau à la force armée ». La messe est dite. L’Etat/PCT est porté structurellement par la violence.
 
Avec la traque des bébés noirs par la DGSP, une opération militaire lancée depuis le mois de septembre 2025, la Force publique a franchi la ligne rouge en s’attribuant des prérogatives que ni la Constitution, ni les lois, ni les règlements de la République ne lui confèrent. En effet, sur la voie tracée par le Secrétaire général du Conseil national de sécurité, le général Serge OBOA,
 
Directeur général de la sécurité présidentielle, outrepassant les devoirs de sa charge, a proféré publiquement des menaces de mort contre le peuple congolais et les acteurs politiques de la vraie opposition, en déclarant en substance :
(...) Quiconque se mettrait en travers du chemin du président Denis SASSOU NGUESSO et oserait entraver sa marche vers la victoire en mars 2026 sera exterminé sans état d’âme. Je le répète : sans état d’âme... Nous sommes habitués à marcher. Nous continuerons à marcher. Je mets en garde, quiconque oserait contester la victoire du président Dénis SASSOU NGUESSO en mars 2026 (...).
 
C’est tout simplement la restauration de l’inquisition. Le DGST s’est auto-attribué le droit de donner la mort à quiconque ne soutient pas le président Denis SASSOU NGUESSO ; ses propos explosifs et toxiques sonnent comme « un coup d’Etat militaire ». Curieusement, ni le président de la République, ni le Parlement, ni le Premier ministre, ni le ministre de la Défense, ni le PCT (parti au pouvoir) ne soufflent mot. Ils observent un silence approbateur. Ils ont oublié que l’article 205 de la Constitution du 25 octobre 2015 dispose que :
« La Force publique est apolitique. Elle est soumise aux lois et règlements de la République. Elle est instituée dans l’intérêt général. Nul le peut l’utiliser à des fins personnelles ».
 
Comme chacun le sait, dans tout pays qui se veut un tant soit peu démocratique, l’armée est toujours régie par le sacro-saint principe de la neutralité politique. Elle est un sanctuaire où les influences extérieures (politiques, idéologiques, philosophiques, religieuses, ethniques, régionalistes ou autres) n’ont pas droit de cité. Sous d’autres cieux, le général exterminateur sans état d’âme serait immédiatement déchu de ses fonctions.
 
Malheureusement, sous l’Etat/PCT, les hauts dignitaires du pouvoir jouissent d’une immunité familiale éternelle. Cette situation gravissime interroge. Qui donc a donné au général Serge OBOA l’ordre de prononcer en toute impunité, un discours politique d’une aussi grande brutalité et de tenir des propos aussi sulfureux, aussi ultra-violents et attentatoires à la Constitution, aux lois et règlements de la République et aux droits humains ? Il faut impérativement élucider cette énigme.
 
Pour bien comprendre l’intrusion intempestive de l’armée dans le champ politique congolais post-Conférence nationale, il faut se référer à trois documents de base qui définissent les principes cardinaux qui structurent les stratégies politiques de l’Etat/PCT en matière de conquête, de gestion et de conservation du pouvoir. Ces trois documents sont les suivants :
 
1- Le discours prononcé à Brazzaville, le 7 janvier 2000 par le président Denis SASSOU NGUESSO, lors d’une réunion du Comité mixte d’actions spéciales (CMAS), un think tank clandestin qu’il dirigeait depuis les années 1996, sous le mandat de l’ancien président Pascal LISSOUBA ;
 
2- Comment conserver le pouvoir et comment gagner les élections ?
 
3- Comment bloquer l’opposition et gagner l’élection présidentielle de 2009 ?Dans le premier document intitulé « orientations générales qui guident l’action du Comité mixte d’actions spéciales », le président Denis SASSOU NGUESSO déclarait : (...) Nous devons continuer de nous appuyer sur la force comme moyen essentiel de la conservation du pouvoir... Je vous félicite pour avoir su appliquer le célèbre
précepte de Mao TSETOUNG : le pouvoir est au bout du fusil. Le slogan « le 5 pouvoir ou la mort » doit être gravé dans la conscience de chacun de nos hommes. Je ne vous rappellerai jamais assez que le retour de la paix signifie la perte de notre pouvoir. Le maintien permanent de l’état de guerre à l’instar de l’Angola, l’extermination progressive des populations qui nous sont hostiles, la répression conséquente de toute velléité d’opposition intérieure, le musellement de la presse nationale, la traque de tous nos opposants partout où ils se trouvent à l’étranger, la déstabilisation des associations et des personnalités étrangères critiquant notre régime, la désinformation de l’opinion nationale et internationale grâce aux puissants moyens de presse dont nous disposons, doivent demeurer les principaux axes de notre politique. L’application rigoureuse de celle-ci est le seul gage de la survie de notre régime... ».
Dans la même optique, dans un autre document, élaboré par le département des études politiques et stratégiques de la présidence de la République, intitulé : « Comment conserver le pouvoir et comment gagner les élections », il est écrit : « Depuis la fin de la guerre du 5 juin 1997, notre gros problème, celui qui nous préoccupe le plus, c’est la conservation du pouvoir. Ainsi, nous n’avons devant nous que deux schémas : - schéma militaire ; - schéma électoral.
 
A propos du schéma militaire, il est écrit en substance : « Pour prévenir la revanche des vaincus du 5 juin 1997, nous devons nous préparer à une action militaire forte pour imposer la paix, en formant avec l’aide des Français, des troupes de réserve dans nos villages et en commandant des armes de guerre pouvant nous permettre de résister pendant 5 ans. Pour cela, les zones
militaires du nord doivent être commandées par des personnes que nous contrôlons réellement.
S’agissant des stratégies électorales, le document propose les mesures suivantes :
 
1- Introduire des électeurs fictifs dans le fichier électoral de base. A ce sujet, il est écrit : « Ce travail, nous l’avons expérimenté pendant les élections législatives passées ; il suffit de le perfectionner en recrutant au Gabon, au Cameroun et surtout en RDC, moyennant des cartes nationales d’identité et de petites sommes d’argent ;
 
2- Il faut mettre beaucoup de moyens financiers pour acheter des voix » ;
 
3- Il faut maintenir l’embargo sur les autres partis à l’intérieur du pays. Le troisième document, intitulé « comment bloquer l’opposition pour gagner l’élection présidentielle de 2009 », préconise les actions suivantes :
 
1- Disqualifier les opposants les plus dangereux : Mathias DZON ; - Ange Edouard MPOUNGUI ; - Guy Romain KIFOUISSIA ;
 
2- Renouveler l’ensemble des manœuvres frauduleuses à travers : - la manipulation de listes électorales dans les zones qui nous sont acquises ; -
 
l’inscription de 580 mille électeurs fictifs qui doivent voter dans les conditions qui échappent à tout contrôle de l’opposition ;
- La création à Pointe-Noire, Dolisie, Brazzaville et Ouesso, de bureaux de vote non connus de l’opposition ; - l’ouverture de 205 bureaux de vote à l’étranger par la prise d’un décret, 2 jours avant le scrutin pour que l’opposition n’ait ni le temps, ni les moyens d’y envoyer ses représentants ; - l’émission de fausses cartes électorales par le ministre de l’Intérieur, cartes qui seront distribuées à nos militants ;
- Restreindre l’obtention des cartes d’identité dans les zones acquises à l’opposition. 3- Recourir au bridouillage informatique du décompte centralisé des résultats, afin que le logiciel ad hoc nous invente un score de 60%.
Sur le plan occulte, les Comités des sages de chaque département auront missions de nous donner leurs plus puissants totems et toutes les cérémonies occultes devraient être effectuées. Par ailleurs, il nous faudra parrainer les plus brillants des cadres dans notre loge afin de les habituer aux secrets et de les contrôler par la suite.
Les trois documents cités ci-dessus apportent une masse importante d’informations sur les stratégies politiques et électorales de l’Etat/PCT. En nous fondant sur la base des stratégies définies dans ces trois documents, nous pouvons conclure sans risque d’être démentis, qu’en menaçant de mort publiquement et avec une grande assurance, quiconque se mettra en travers de la victoire de Denis SASSOU NGUESSO à l’élection présidentielle de mars 2026, le général Serge OBOA a agi sur ordre de sa hiérarchie, ce, en application des grandes orientations de la politique de l’Etat/PCT en matière de conquête, de gestion et de conservati n du pouvoir. L’objectif visé est de terroriser le peuple congolais et la vraie opposition, leur faire peur pour les soumettre, et ainsi, poser les bases du nouveau coup d’Etat électoral que le pouvoir est en train de perpétrer, aux fins d’installer à la barre par la force, l’actuel président de la République.
Comme le déclarait l’ancien Secrétaire général du PCT, LEKOUNDZOU ITIHI OSSETOUMBA, dans une interview au journal Afrique éducation, numéro 358 :
 
(...) Le président Denis SASSOU NGUESSO a toujours, en sous main créer des crises, pour en tirer les dividendes. Il tire les ficelles en coulisse et laisse agir des hommes de main. Depuis 1969, aucune crise grave ne s’est produite au Congo sans qu’il n’y soit impliqué directement ou indirectement (...)
Pour corroborer les affirmations de l’ancien Secrétaire général du PCT qui connaissait bien le président de la République en exercice, nous citons quelques évènements marquants de l’histoire récente du Congo-Brazzaville : le coup d’Etat du 18 mars 1977 ; - les évènements du 5 février 1979 ; - la guerre du 5 juin 1997 ; - l’affaire des 353 disparus du Beach ; - les guerres du Pool de1998-1999 et 2016. La traque des bébés noirs depuis le mois de septembre 2025 ; - la nouvelle guerre du Pool lancée en janvier 2026, etc.
 
Pour rappel, comme l’exige l’article 50 de la Constitution du 25 octobre 2015 :
« Tout Congolais a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et règlements de la République et de s’acquitter de ses obligations envers l’Etat et la société ». Nul n’est au-dessus de la loi.
 
A l’instar de ce qui se passe dans tous les pays démocratiques de par le monde, l’armée congolaise doit redevenir une armée républicaine, c’est-à-dire, apolitique, professionnelle et patriotique. Nul ne doit l’utiliser à des fins personnelles come le fait aujourd’hui l’Etat/PCT, car, le redressement du Congo passe entre autres, par la restauration du caractère apolitique et professionnel des FAC et le respect scrupuleux de la Constitution, des lois et règlements de la République par tous les Congolais, ce, sans exception aucune.
 
Fait à Brazzaville, le 23 février 2026
Le Symposium
Publicité

          

    undefinedcarteanime.gifCouvertureCouverture 

 

 
 
 

 

Symposium de l’ARD des 22 et 23 février 2026.  Sous-thème n° 2

 

 

Lelll

 

  

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article