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CONGO BRAZZAVILLE DICTATURE : Tout pour nous, rien pour vous

 

Vous n'avez pas d'eau, vous n'avez pas d’hôpitaux, vous n' avez pas d'écoles. Et Alors? Chez nous au PCT , on dit : " tout pour le peuple, rien que pour le peuple", en réalité vous n'avez jamais compris que tout est pour nous, rien pour le peuple. Aujourd'hui j'ai vu les vidéos circuler sur les réseaux sociaux. Je vois les indignés du 242 devant le bien mal acquis à Paris de Belinda Ayessa, ma femme, la mère de mes 2 enfants, la fille de Firmin Ayessa mon beau fils. Un appartement de plus de 7 millions d'euros dans de beaux quartier de Paris. Aussi j'ai vu les vidéos de ma fille Blandine Malila entrain de festoyer à Dubaî, la fille de ma femme, mais aussi ... Tout ça avec votre argent. Vous manquez de tout...et nous avons tout? Allons seulement. Voilà le Congo que nous les Nguesso avons voulu. Vous y êtes en plein dedans depuis des décennies. Oh quel peuple adorable !
Circulez, il n' y a rien à voir ! OK, nous avons volé. Ok Bouya et tant d'autres se sont remplis les poches. OK, vous avez des arriérés de salaires. Oui, nous avons volé l'argent des génération futures...les Congolais ont fermé leur gueule, au lieu de me chasser. Et alors, de quoi vous plaignez-vous? Malgré toute notre bonne volonté, malgré notre insistance, le FMI nous a donné juste un peu d'argent...mais cet argent , c'est pour moi et les membres de mon clan. Que voulez-vous qu'on fasse?
Congolais, qu'est ce que vous êtes un peuple formidable ! J'ai tué Parfait Kolélas comme une lettre à la poste, vous n'avez vu que du feu, J'ai tué Marcel Ntsourou, ni vu, ni connu. J'ai violé la constitution, vous m'avez laissé faire. J'ai toujours violé votre vote dans les urnes, vous m'aviez laissé faire. J'ai envoyé en prison Jean Marie Mokoko, le vainqueur de l'élection en 2016, Okombi Salissa et tous leurs nombreux compagnons, vous m'avez laissé faire. J'ai brûlé le Pool, vous m'avez laissé faire. Pompier pyromane, j'ai décrété la paix. Sans vous, rien de tout cela n'aurait été possible, et je n'aurais pas été devant vous, aujourd'hui, à vous entuber comme j'ai l'habitude de le faire depuis 40 ans. Continuons ainsi. Dans 2 ou 3 ans, ça sera mon fils qui sera devant vous, à ma place, puisque j'ai éliminé tous ceux qui étaient susceptibles de lui barrer la route. Je ne veux pas avoir à répondre de tous mes crimes. Avez-vous déjà vu un enfant livré son papa à la vindicte populaire? Bien sûr que non. 
Je sais, j'ai beaucoup tué...Marien Ngouabi, Massamba debat, Emile Biayenda, Kandza, mizélet, Ndoudi Ganga, Kikadidi, etc....oh là oh là, j'en perds la tête tellement y en a trop. Les victimes de la guerre de 1997 ( 400.milles morts), les Disparus du Beach, à Chacona, commissariat central, les disparus de Kibéliba, les suppliciés du viaduc de Kintélé. C’est encore tout frais, c'est à peine hier. Mais je ne m'en fais pas, c'est un petit détail qui sera vite oublié. Avec votre argent, j'ai décidé d'indemniser les familles pour acheter leur silence et calmer la tempête.
J'ai aussi beaucoup volé. Mais cela ne date pas d'aujourd'hui. Il suffit, pour vous en convaincre, de faire vos recherches sur le NET, vous en apprendrez encore davantage. Très ravi d'avoir fait connaitre le Sassouland à l'international dans la rubrique des scandales et des faits divers, alors, pour les crétins qui veulent me suivre et qui y trouvent leurs comptes, même si, c'est vrai, j'ai sacrifié de nombreuses générations, continuons ensemble. Allons seulement.
Trop bons. Trop couillons. Sans vous, jamais je n’aurais été ce que je suis aujourd’hui. Ma famille, tout mon clan et moi-même, aurions sans aucun doute connu une vie misérable aux bords de l’Alima et j’en suis plus que sûr aussi pauvres que vous.
Vous avez fait de nous des riches nababs de ce pays. Au nom de tous, je me devais de vous rendre cet hommage. Je vous devais au moins ça. Grâce à vous donc, nous avons pu en 34 ans, nous constituer un patrimoine impressionnant, planquer vos sous à l’Étranger et nous offrir ce que les blancs appellent les biens mal acquis.
Regardez les Nguesso, ils sont partout, désormais propriétaires de biens immobiliers. Comme :
Rodrigue Nguesso à Miami ( Un appartement + 1 villa )
Edgard Nguesso, à Levallois et à Neuilly sur Seine
Christel Nguesso à Paris.
Willy Nguesso au Canada.
Maman Antou Nguesso, à Paris
Julienne Nguesso, épouse Johnson, à Neuilly sur seine
Ninelle Nguesso, à Paris et Courbevoie
Inès Nguesso, à Courbevoie
Moi-même au Vésinet, à Paris, Nice, Marbella.
Comment en est-on arrivé là ? C’est tout simple. J’ai imaginé une politique et vous êtes tombés dans le panneau. J'ai mis le système de santé par terre. Le système éducatif par terre. J'ai zigouillé les entreprises pour transformer les Congolais en esclaves de ma dictature. J’ai passé mon temps à user du tribalisme pour diviser. A vous monter les uns contre les autres. A cultiver la haine avec des actes de tortures et de tueries de masse, en vous faisant bêtement croire que vos frères du sud extermineraient ceux du nord si je ne suis pas là. En parallèle j'ai créé des griots et des milices. J'ai recruté en nombre des originaires du Nord pour constituer le bras armé de mon pouvoir. J'en ai fait des hauts gradés dans la police, l'armée et la gendarmerie. Pour éviter que ça soit trop criard, j'ai nommé à compte gouttes quelques officiers du sud au service de mon régime. Dans la même logique, le poste de premier ministre est réservé aux gens du sud. Mais son occupant, n'a jamais de pouvoir. Par la suite dans mes discours, j'en appelle à l'unité nationale, sachant que personne d'autre que les Sassou et les Nguesso et les Okemba, ne doit lorgner sur mon pouvoir.
Vive le Sassouland. Vive la monarchie en marche. Tout pour nous, rien pour vous!
 
BYS
 
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