CONGO BRAZZAVILLE : L’instauration d’un véritable Etat de droit
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
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OUI A UNE TRANSITION APAISÉE
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Mathias DZON et l'Alliance ARD: Tribune 2
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Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville n’est pas dirigé démocratiquement.
D’ailleurs, il n’est même plus dirigé. Il n’y a plus d’Etat. On se croirait à la Cour du roi Pétaud où chacun fait ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut, ce, en toute impunité. Tout va à vau-l’eau. Le pays ploie sous le poids du cancer de la corruption, à telle enseigne que le président de la République lui-même avait déclaré au cours d’une session du Conseil supérieur de la magistrature, tenue à Brazzaville, le 27 mars 2023 : « Il y a le ver dans le fruit. Il faut détruire le ver qui est dans le fruit. Cela ne concerne pas seulement le domaine de la magistrature. Dans tous les corps de l’Etat, il y a le ver dans le fruit. Il faut détruire ce ver qui est dans le fruit ».
Par cette déclaration, le chef de l’Etat soulignait l’ampleur du phénomène de la corruption qui gangrène actuellement tous les étages de l’Etat congolais.
Malheureusement, malgré ce constat lucide, rien, mais absolument rien n’est entrepris pour juguler la grave crise morale qui détruit le pays. Pour remettre d’aplomb ce que l’Etat/PCT a mis sens dessous/dessus, notre parti propose l’instauration d’un véritable Etat de droit.
En effet, en matière de gouvernance, notre boussole, c’est l’impératif démocratique. Pour l’ARD, la démocratie véritable, entendue comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, est le système politique qui rend possible l’émancipation et l’épanouissement le plus complet d’un peuple. Une fois au pouvoir, notre projet ne sera pas de régenter les citoyens, mais d’œuvrer avec leur participation active et consciente à une gestion réellement démocratique du Congo-Brazzaville.
Sous notre mandature, les relations gouvernants-gouvernés seront des relations de franche collaboration et de dialogue permanent. Nous ne nous comporterons ni en Dieu, ni en maîtres, ni en pères fouettards. Nous pratiquerons la démocratie participative. Les citoyens seront consultés, écoutés, informés, traités avec respect et associés à la préparation, à la prise et à l’exécution des décisions qui les concernent. Nous comblerons le déficit démocratique actuel.
Dans ce cadre, des référendums d’initiative populaire seront organisés sur des questions diverses, comme par exemple la révocation, à l’instar de l’impeachment anglais ou américain (cas du président Richard Nixon, dans Tribune n° 2 le scandale du Watergate qui a débuté le 17 juin 1972 et qui déboucha sur sa démission, le 9 août 1974), de hauts responsables de l’Etat, tels, le président de la République, le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, pour manquements graves aux devoirs de leurs charges, ou d’un élu local, pour trahison de ses engagements électoraux. Nos décisions ne seront pas le fait du prince.
Elles seront prises avec la participation et l’assentiment des premiers concernés. Toutes nos actions seront guidées par le souci de l’intérêt général humain. Nous défendrons les libertés fondamentales (liberté de pensée, d’expression, de communication, de presse, d’association, de réunion, de manifestation, de cortège et de conscience) et les droits humains des citoyens (droit à la vie, à la santé, à l’éducation, au travail, à un logement décent, à une vie digne, à l’égalité, à la culture et aux loisirs sains, à un environnement salubre).
A l’inverse des gestions monopartite, familiale et néo-patrimoniale, nous promouvrons les valeurs républicaines du pluralisme politique, de la liberté, de l’égalité, de la tolérance, de la fraternité, de la vertu. Dans l’ordre politique, nous inscrirons dans la Constitution, l’obligation absolue de la séparation réelle entre l’Etat et les partis politiques, entre l’Etat et les familles des gouvernants, entre l’Etat et les ethnies, entre l’Etat et les régions, entre l’Etat et les religions. Nous veillerons à l’application stricte de cette disposition, car, le Congo est le patrimoine commun de tous les Congolais et non pas la propriété privée de certains de ses citoyens.
Plus concrètement, l’Etat/parti n’aura plus droit de cité au Congo-
Brazzaville. Un parti politique au pouvoir quel qu’il soit, fut-il le nôtre, ne saurait en aucune manière se confondre avec l’Etat ou dévorer l’Etat, comme cela est le cas sous le monopartisme déclaré et/ou masqué (c’est-à-dire, qui ne dit pas son nom) ; son omniprésence et son omnipotence seront réduites à néant. Tout parti politique au pouvoir quel qu’il soit, sera traité sur le même pied d’égalité que tous les autres partis politiques légalement constitués. Il n’émargera plus au Trésor public. Il n’utilisera plus les moyens de l’Etat pour son fonctionnement ; ses responsables qui n’ont pas de fonctions dans l’Etat, n’auront plus de salaires fonctionnels payés par le Trésor public.
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