CONGO BRAZZAVILLE : Les derniers jours du Cardinal E BIAYENDA: De l'assassinat de NGOUABI 18mars à sa mort 22mars 1977
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
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OUI A UNE TRANSITION APAISÉE
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Les témoignages du Cardinal Émile BIAYENDA mentionnés dans son cahier journal qu'il a tenu du jour de sa vsite chez le président Marien NGOUABI qui sera éxécuté peu après l'avoir quitté à sa résidence de l'Etat Major jusqu'au jour de son enlèvement et assassinat resté page vierge. L’assassinat du président Marien NGOUABI le vendredi 18 mars 1977 jamais élucidé jusqu’à ce jour, fut le début d’une terrible semaine sanglante à Brazzaville, du vendredi 18 mars au 22 mars 1977. Le 18 mars exécution de Marien NGOUABI dans un hôtel de la ville après un guet apens bien orchestré par SASSOU NGUESSO, qui a fait déposer le corps sans vie du Commandant Marien NGOUABI dans l'enceinte de sa résidence de l'Etat Major. Quelques heures après les arrestations de plusieurs officiers , Luc KIMBOUALA NKAYA sera exécuté chez lui par le lieutenant Pierre GARCIA, homme de main de SASSOU. Alphonse MASSAMBA DEBAT est conduit au ministère de la défense chez SASSOU qui le fera exécuter sommairement le 25 mars 1977 après un simulacre de procès, d'une Cour martiale qui n'a pas attendu des conclusions de la Commission d'enquête présidée par le capitaine EYABO. C’est dans ce contexte de violence politique que le Cardinal Émile Biayenda fut enlevé à son domicile et assassiné. Le Cardinal BIAYENDA a été rendu responsable, en dernière instance, de la mort du président Marien NGOUABI, tout simplement parce qu’il avait rendu visite au Président, peu avant la mort de ce dernier. En présence du Cardinal BIAYENDA, le président Marien NGOUABI examine les propositions des Sœurs pour le terrain de Javouhey. Il paraît qu’en mettant les pieds à la résidence présidentielle, le Cardinal, Archevêque Emile BIAYENDA aurait, semble-t-il, annihilé les puissances protectrices qui assuraient au Président NGOUABI son invulnérabilité la pérennité de son pouvoir et donc de la vie de l'homme qui curieusement rêvait les coups d'état. Bien sûr grâce à la manipulation policière de la véritable sangsue qui était Denis SASSOU NGUESSO qui lui imposait sa véritable présence. Par voie de conséquence, il fallait, à tout prix, abattre le Cardinal BIAYENDA, signer l’arrêt de sa mort coûte que coûte. Informé de ce que ses ennemis voulaient avoir sa tête, le Cardinal BIAYENDA refusa les propositions de la délégation du Conseil paroissial, venue droit de Moungali, du révérend Frère Marie Alphonse NDOUDI et de nombreuses personnes lui demandant de quitter le diocèse pour sauver sa peau. Il rejeta toutes ces propositions. Il fit preuve de courage face à la mort qui le guettait, en témoignent ses propos : « Être absent de Brazzaville serait une horrible catastrophe pour l’Église du Congo. J’y suis et j’y reste. Je préfère donner ma vie comme le Christ, pour sauver mon clergé et mon Église, que d’aller me cacher je ne sais où. Il faut un ou plusieurs sacrifiés pour la paix de la nation. Prions beaucoup Marie, Mère de miséricorde, pour obtenir la paix et l’unité nationale, notre pays lui a été confié ». Le Bon Cardinal BIAYENDA fit donc, l’expérience de la mort, le 22 mars 1977. Il est mort assassiné froidement par des bourreaux commandités. « Ils se sont attaqués à la vie du juste, chantera le psalmiste, ils ont déclaré coupable une victime innocente ». (Ps 94(93), 21). Comme un agneau confiant qu’on mène à l’abattoir (Jr 11,19), le Cardinal Biayenda avait suivi, docilement, ses bourreaux pour vivre le martyre. Voici donc ces cinq derniers jours de la vie terrestre du Cardinal Émile BIAYENDA, récit dans son cahier journal. Ce sont cinq pages écrites de sa main, dans son cahier-journal que je me permets de commenter. Par la foi en l’unité de l’Église-Corps du Christ – par la Communion des Saints, nous invoquons l’intercession du Cardinal Émile Biayenda – surtout par les mérites de sa foi à lui et de son martyr de son sang. Nous ne prions pas le Cardinal et nous ne lui rendons pas comme tel un culte – puisqu’il n’est pas encore déclaré « Bienheureux » ou « Saint » - mais nous sommes conviés à l’associer à nos prières, à demander son intercession, son aide… C'est pourquoi nous disons la prière d’intercession du Cardinal Émile BIAYENDA : « Seigneur Jésus, Tu nous avais donné comme pasteur de ton Église le Bon Cardinal Émile BIAYENDA. Par ses vertus, il était notre modèle et notre joie ; Par sa foi, il était le chemin qui nous conduit à Jésus. Par son sang répandu, Tu l’as rendu semblable à Toi, victime innocente mourant sur la croix. Seigneur Jésus, par le sacrifice du Bon Cardinal, accorde-nous les grâces que nous te avec confiance. Amen ». De nombreux témoignages enregistrés parlent de l’esprit protecteur du Cardinal Biayenda qui se manifeste à de nombreuses personnes comme auprès de François de Sales Bado du Burkina Faso en mission de travail à Brazzaville. Pour ma part, j’ai échappé miraculeusement à deux tentatives d’enlèvement et d’assassinat au siège du Forum Radio Télévision des Droits de l’Homme à Bacongo au 57 de la rue Berlioz., et aussi au domaine privé de Mayanga. Alors qu’à chaque fois, je me trouvais toujours sur les lieux et je restais introuvable. J’ai également survécu à deux empoisonnements. Recherché par le régime dictatorial, j’ai erré douze jours dans le Pool dans des conditions pénibles et j’ai pu m’en sortir sain et sauf. J’ai croisé quelque chose d’extraordinaire dans ma vie, car cette situation aurait pu mal tourner. C’est une grâce que j’attribue à ma foi en Dieu et à la bienveillante protection du Cardinal Émile Biayenda à qui l’on a dédié un lieu de méditation et de prière dans le bâtiment qui abrite la première radio-télévision des droits de l’homme en Afrique. De nombreuses vidéos de notre chaîne VIDEOFRTDH son en ligne, vous pouvez les consulter. Merci de votre soutien, Faites connaître la chaîne de la vérité, celle qui fait échec à la désinformation. Genève le 18 mars 2025 à 12h15
Me Maurice MASSENGO-TIASSE Dr d'Etat en droit
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