CONGO BRAZZAVILLE : LES CRIMES ODIEUX DU VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU DENIS SASSOU NGUESSO
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
Lelll
OUI A UNE TRANSITION APAISÉE
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LES DERNIÈRES NOUVELLES DU SASSOULAND: LES MÉMOIRES DE MARCEL NTSOUROU " MANIA".
Maintenant quel est l’avenir de nos relations ?
OBARA, NDENGUET et OBOUANDÉ sont des assassins, ce sont des gens qui ont commis des crimes contre l’humanité, par les tortures, ces gens ne peuvent plus être des cadres susceptibles d’être obéis.
Quel est votre sentiment sur le procès du 04 Mars 2012?
Je crois que vous même, vous comprenez que c’est assez curieux que je sois condamné à 5 ans de sursis, pourquoi sursis ? Etant donné que, d’après ceux qui ont jugé, je serais responsable, je serais coresponsable, je serais complice de ce KAKOME, tant on n’a pas eu à prouver exactement qu’il était l’incendiaire puisque d’un côté …on parle…KAKOME lui, parle de charbon…et les experts…les soi-disant experts parlent d’essence, on n’a jamais pu établir que KAKOME avait de l’essence avec lui.
Qu’est ce que je pense de ce verdict, je pense simplement qu’il s’agit d’une mauvaise blague, il s’agit de l’instrumentalisation politique de cette affaire du 04 Mars. En réalité le politique a cherché comment se débarrasser de sa responsabilité pour trouver un bouc émissaire et lui coller la fameuse responsabilité. Je pense que vous avez suivi les débats, tous les débats ont démontré que je n’avais aucune relation avec KAKOME, je ne l’ai jamais connu avant la maison d’arrêt...je ne savais même pas qu’un tel personnage existait, donc le ministère public, la partie civile n’ont jamais pu apporter le moindre élément de preuve sur une complicité que j’aurais avec KAKOME. Il s’agit donc simplement d’une affabulation, de quelque chose qui est créé pour mettre sur moi, une tâche certainement qui plairait au politique.
Le Pouvoir prétend que vous avez participé aux explosions de Mpila parce que Sassou ne vous pas nommé Général, quelle est votre réaction ?
Pour répondre à cette question, je vais vous ramener au début d cette procédure. Vous savez, tout a commencé par une commission d’enquête que le conseil national de sécurité a eu à mettre en place. C’est moi qui ai écrit le texte de cette commission d’enquête, c’était le 6 Mars, nous nous sommes réunis, nous avons échangé les informations à ce sujet, et nous avons conclu donc de mettre en place cette commission qui avait pour missions, 3 missions essentielles: Cerner les causes des explosions des casernes de Mpila et en déterminer les responsabilités, faire un bilan exhaustif des dégâts matériels et humains, et proposer des mesures à court et moyen terme pour que cela ne se répète plus. Voilà les missions qu’a reçues cette commission. Alors cette commission s’est mise à travailler. Dès les premiers jours, 2 membres éminents de cette commission ont été évincés, il s’agit du colonel Mongo de la direction des renseignements extérieurs et du colonel Angaba, directeur des renseignements extérieurs au niveau du conseil national de sécurité. Puis après, on n’a pas compris comment, alors que cette commission était une commission purement administrative, nous avons déjà eu à gérer beaucoup de commissions de ce genre, moi-même, j’en ai présidé des dizaines …c’est une commission administrative qui n’a pour but que établir les faits, et rendre compte. Alors curieusement cette commission, qui est partie s’installer dans les bâtiments de la DGST, s’est mise à mon grand étonnement à arrêter les gens, même en pleine nuit, à les enfermer... J’ai voulu bien appeler le directeur général de la surveillance du territoire, puisque c’était lui le président de la commission, pour savoir qu’est ce qu’il en était,… pourquoi on agissait comme ça…on avait jamais agi ainsi, je n’ai pas pu l’avoir, et cette commission donc, a commencé à me surprendre par ses attitudes.
Qu’est ce qui s’est passé en réalité ?
En réalité, je crois qu’après la mise en place de cette commission, des instructions ont été données. Les commissions du conseil national de sécurité ne répondent qu’ à l’autorité du secrétaire général du conseil national de sécurité qui est jean Dominique Okemba, et du président de la République. En dehors de ça, il n’y a pas d’autres tutelles. Alors, nous sommes dans ces circonstances où, certainement on a dû détourner cette commission de ses missions, pour l’instrumentaliser, et lui donner des conseils, lui donner des instructions pour pouvoir cibler un certain nombre de personnes, et principalement moi.
Pourquoi cela ?
Bon…je crois qu’au cours de cette interview, nous débattrons longtemps de cela, mais je vous dis tout simplement que cette commission a été détournée de ses missions pour devenir une commission d’inquisition, chargée de charger le colonel Ntsourou et de l’associer à cet incendie. Pourquoi ? Je pense que, il ya beaucoup de gens qui ont des raisons aujourd’hui certainement de m’ haïr, je ne sais pas principalement pourquoi, mais je crois que des choses enfouies au plus profond d’eux ont ressurgi et ont fait que, ils me prennent pour cible.
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