En effet, en tenant compte du poids écologique de ces trois pays (Brésil, Indonésie et RDC), les décisions qui auraient dû être prises au sommet avorté de Kinshasa auraient poussées davantage les Occidentaux à cesser leur politique d’inaction sur le réchauffement climatique et à réaliser leurs promesses jamais tenues jusqu’alors sur les financements de ce volet.
La volonté égoïste de la République du Congo de vouloir organiser ce mini-sommet est plus arrangeant pour les pollueurs occidentaux au regard du poids infime de la République du Congo dans le Bassin du Congo (8%). La présence d’acteurs peu importants à ce sommet qui accouchera d’une souris avec des recommandations peu contraignantes est une aubaine pour les grands pollueurs de ce monde qui n’ont jamais tenus leur promesse de financement vis-à-vis de l’Afrique.
Malgré de nombreuses mises en garde sur l’inutilité pour le Congo-Brazzaville d’organiser pareille rencontre car ne représentant que 8 % du bassin du Congo, la Ligue du Nord, cette secte qui dirige notre pays avec à sa tête monsieur Denis Sassou Nguesso, a persisté dans cette entreprise sans issue qui met à mal nos finances publiques.
Brazzaville, l’une des 10 villes les plus sales d’Afrique va se revêtir de ses habits d’apparat, les bâtiments publics seront ripolinés, les caniveaux récurés, la sécurité militaire et policière renforcée, et la pauvreté cachée. C’est le cache misère d’un développement appauvrissant. L’on voudra faire comme d’habitude, du neuf avec du vieux avec les mêmes conséquences désastreuses.
Madame Arlette Soudan-Nonault a été remplacée dans cette mission périlleuse par le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, monsieur Denis Christel Sassou Nguesso, qui a sillonné le monde entier en vue de distribuer des invitations.
Cette conférence du 26 au 28 octobre 2023 à Brazzaville, précède la Conférence de Dubaï de novembre 2023. Autant dire que beaucoup d’intervenants participeront en distanciel afin de ne pas froisser le Congo-Brazzaville qui a déployé tout son trésor de guerre pour faire de ce moment une réussite diplomatique.
Persistant dans sa calembredaine, cette rencontre supposée de haut niveau a pour but, « de promouvoir la coopération scientifique et technique, d’établir une gouvernance mondiale efficace pour gérer les défis environnementaux et climatiques à l’échelle planétaire, et enfin, élaborer une stratégie commune visant à stimuler les projets d’investissement destinés à lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité ». Encore une perfidie car toutes les questions ci-dessus soulevées ont déjà été évoquées et le seront encore lors de la COP 28 qui se déroulera du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï aux Émirats arabes unis.
L’un des objectifs de cette mascarade et non des moindres est d’utiliser la thématique de la préservation des forêts, de l’environnement et du réchauffement climatique pour obtenir in fine un allègement ou une annulation des dettes des pays africains comme le Congo Brazzaville qui a une dette abyssale.
Dans les sources de financement énoncées qui attisent des convoitises, l’on note :
- la moitié des fonds du programme d’investissement à l’étranger “Global Gateway”, qui vise à mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros jusqu’en 2027, qui devraient être dirigés vers l’Afrique, selon la présidente de la Commission de l’Union européenne,
- les 4,5 milliards d’euros d’investissement dans les énergies vertes en Afrique annoncés par les Émirats arabes unis,
- et l’engagement de l’achat pour 450 millions de crédits carbone africains d’ici 2030 par des représentants du secteur privé émirati.
Selon le Congo-Brazzaville, ces trois bassins devraient capter 80% de la mobilisation financière existante et future annoncée lors de la COP 27 pour le climat et de la COP 15 pour la biodiversité.
La malédiction frappe à nouveau le Congo-Brazzaville dirigé par un gourou dont l’une des caractéristiques est de toujours vouloir que les gens admirent leur grandeur ; mais ici point de grandeur sinon que de petitesse. Le gouvernement du Congo-Brazzaville a tenté de faire taire toutes les critiques de cette initiative hasardeuse avec des interviews et des reportages dans des médias occidentaux.
Notre pays est dirigé par des adeptes qui vouent une dévotion absolue à leur guide suprême monsieur Denis Sassou Nguesso qui ne supporte aucune voix discordante.
Avec un peu de clairvoyance, l’alliance avec la RDC, qui a 60 % du Bassin du Congo, aurait permis au Congo-Brazzaville d’exister sur le plan sous-régional et international aux côtés de ce grand territoire qui à s’y méprendre est un grand pays au regard de sa superficie de 2,345 millions km² (Congo-Brazzaville : 342 000 km²), et de sa population 95,89 millions d’habitants (Congo-Brazzaville : 5,836 millions d’habitants).
Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Président de la RDC sera-t-il présent à ce sommet du 25 octobre 2023, après que monsieur Denis Sassou Nguesso ait manœuvré pour le boycott de la conférence du 25 août 2023 de Kinshasa par des agissements inamicaux ?
Monsieur Denis Sassou Nguesso doit comprendre que son charme lié à la corruption de ses hôtes n’opère plus. En effet le Brésil sous la présidence de madame Dilma Roussel avait annulé 981 millions de dollars américains de la dette du Congo-Brazzaville en mai 2013. Cette annulation, bouffée d’oxygène pour les finances publiques du pouvoir de Brazzaville, avait pour but entre autres de favoriser l’accessibilité aux soins médicaux et à l’éducation de la population congolaise. Mais que nenni, car cela n’a servi qu’à la gabegie.
Il y a lieu de noter le vaste scandale de corruption autour de l’entreprise brésilienne Asperbras qui a obtenu d’énormes contrats de plus d’un milliard de dollars américains soit 8 % du PIB (produit intérieur brut) congolais de l’époque. Entre les détournements des fonds publics, les séjours de monsieur Gilbert Ondongo tous frais payés dans des palaces à Venise et Lisbonne, et l’appartement dans la Trump Tower de New-York de madame Claudia Sassou Nguesso, la coupe de la corruption est pleine pour les Brésiliens qui ne veulent plus faire des affaires avec le Congo-Brazzaville, un pays très corrompu.
Le Congo-Brazzaville est un État voyou, « rogue state », dont tout le monde se détourne au risque d’être éclaboussé par des scandales financiers qui sont légion dans ce pays.
Nous osons espérer qu’après ce sommet sans intérêt, monsieur Denis Sassou Nguesso voyagera moins à travers le monde, ne fera plus d’autres sommets inutiles, et consacrera le plus d’argent à résoudre les problèmes du quotidien qui se posent avec acuité dans la population congolaise.
L’actualité internationale renverra de plus belle aux oubliettes ce sommet des trois bassins.
Les preuves sont faites que tous les déplacements de monsieur Denis Sassou Nguesso et de toute sa famille autour du monde ne sont que des visites touristiques sans aucun intérêt pour le peuple congolais.
Puisse la raison retrouver monsieur Denis Sassou Nguesso car le Congo-Brazzaville est une République et non une secte dirigée par un personnage à qui nous devons faire allégeance.
Après avoir échoué à gérer le Congo-Brazzaville, monsieur Denis Sassou Nguesso se positionne en défenseur mondial du climat. Quel paradoxe !
« L’un des problèmes de notre société aujourd’hui, c’est que les gens ne veulent pas être utiles, mais importants. » disait Winston Churchill.
Encore un non-événement dont le Congo-Brazzaville se serait bien passé afin de se consacrer au plus utile c’est-à-dire au bien-être des Congolaises et des Congolais.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA