Les dictateurs africains, médiateurs de la paix en Ukraine !
Les dictateurs africains, médiateurs de la paix en Ukraine !
C’est l’hôpital qui se moque de la charité, et le ridicule ne tue plus en Afrique.
C’est l’épisode des pieds nickelés africains en Europe à la recherche de la solution pour la stabilité mondiale. Il s’agit de la blague de l’année dans les chancelleries occidentales.
Incapables d’instaurer la justice sociale, un climat propice à la démocratie et à la gestion saine des affaires publiques, six (6) despotes africains, et non des moindre au regard de leur pedigree, veulent sauver la paix dans le monde. Il s’agirait du général de corps d’armée Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, du nouvel autocrate Macky Sall du Sénégal, du dictateur Yoweri Museveni de l’Ouganda, du maréchal Abdel Fattah al-Sissi de l’Égypte, du gestionnaire sulfureux des deniers publics Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud, et de monsieur Hakainde Hichilema de la Zambie. C’est un attelage fait de bric et de broc sans cohérence idéologique, une initiative cavalière en dehors de l’Union africaine (UA).
Ces présidents africains, pour la plupart peu recommandables, se muent en hérauts de la paix sous l’instigation de leur mentor, monsieur Jean-Yves Ollivier, le sorcier Blanc de monsieur Denis Sassou Nguesso.
Décidemment la guerre entre la Fédération de Russie et l’Ukraine nous aura réservé beaucoup de surprises dans tous les domaines. L’Europe qui se croyait à l’abri de la guerre depuis des années s’est retrouvée en état de léthargie devant l’agression de l’Ukraine par la Fédération de Russie. Comme quoi la paix n’est jamais définitivement acquise, mais il y a lieu de la préserver avec l’adage « qui veut la paix prépare la guerre ».
Les guerres et les génocides sont omniprésents en Afrique, et les Occidentaux ne semblent pas s’en soucier car loin de leurs peuples et de leurs préoccupations. Après le triste génocide Rwandais aux yeux et à la barbe de la communauté occidentale qui avait fermé les yeux, 400 000 Congolaises et Congolais du Congo-Brazzaville furent massacrés en 1997, au cours d’une guerre civile sous le silence assourdissant de la France afin de permettre à monsieur Denis Sassou Nguesso de revenir aux affaires, pour garantir les intérêts de la France, notamment dans le secteur énergétique par le pillage des richesses du Congo-Brazzaville qui continue jusqu’à ce jour.
La guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) sous l’instigation du Rwanda et de l’Ouganda ne semblent pas émouvoir les Occidentaux qui tirent profit de ce dépeçage à grande échelle, des richesses de ce pays nécessaires à la transition énergique et au contrôle du réchauffement climatique dans le monde. Les millions de morts occasionnés par la guerre dans l’Est de la RDC ne sont qu’une variable d’ajustement dans la Realpolitik que se livrent les grandes puissances de ce monde au grand dam du peuple congolais qui en subit les conséquences néfastes dans l’indifférence générale. C’est Joseph Staline qui disait : « La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique ». Ils sont aussi cyniques que Joseph Staline car en RDC, nous sommes dans les statistiques. L’Union africaine (UA) financée par l’Union européenne (UE) est aux abonnés absents dans ce conflit.
La seule question qui se pose dans cette tragédie shakespearienne de la guerre entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, est celle de savoir comment des Présidents africains, des dictateurs dépourvus d’empathie vis-à vis de leurs propres peuples peuvent prétendre apporter la paix à des belligérants qui n’ont aucune considération pour eux à défaut de servir de partenaires dociles faciles à rouler dans les affaires ? N’est-il pas normal de commencer à balayer devant sa porte avant d’aller se mêler des affaires d’autres ?
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