Mali - Journée de la souveraineté retrouvée : l'Ivoirien Ahoua Don Mello rend hommage au peuple malien
L'ivoirien Ahoua Don Mello rend hommage au peuple malien.
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
Après une période de lumière qui a duré des siècles, le Mali, terre de Soundjata Kéita, de Kankan Moussa et de Modibo Kéita, est entré, comme tout le continent africain, sous les lourdes dalles de l’esclavage, de la colonisation et de la Françafrique.
Ce 14 janvier 2023, ce pays célèbre sa première journée de « La souveraineté retrouvée » qui fait poindre à l’horizon les lueurs d’une nouvelle période de lumière.
Quel sens historique doit-on donner à cette journée de « La souveraineté retrouvée » ?
Si l’histoire de l’Afrique, encore enseignée dans de nombreuses écoles du continent cache sa gloire passée pour justifier la mission civilisatrice de l’esclavage et de la colonisation et l’animalisation de l’Africain dans des zoos lors des expositions universelles en Europe, les 8 volumes de 800 pages chacun sur l’histoire générale de l’Afrique produits par l’UNESCO, de 1963 à 2000, avec 230 chercheurs dont un tiers de non africains, sont venus restituer toute sa gloire passée, et aussi son déclin.
Les clichés racistes créés par cette période sombre continuent d’induire des complexes de supériorité et de donneurs de leçons chez certains et des complexes d’infériorité et de résignés chez d’autres.
C’est donc en se référant à ces volumes que nous allons situer dans une perspective historique, la journée de « La souveraineté retrouvée » pour contribuer à guérir les complexes et renforcer la foi des peuples africains en un avenir glorieux.
· DE LA LUMIERE A L’OBSCURITE
L’histoire glorieuse du Mali commence par la naissance de l’Empire du Ghana qui fût fondé par le peuple Sarakolé entre le IIIe et le VIIIe siècle de notre ère. Cet Empire était à cheval sur le Mali actuel et la Mauritanie et avait pour capitale Koumbi-Saleh.
L’Empire du Ghana a tiré sa puissance de l’exportation du sel et de l’or vendus en partie en Europe et en Arabie. Grâce à ces produits, il étendit son territoire vers le Tekrour (actuel Sénégal) et vers le Manding (Est de La Guinée).
Mais à partir du XIe siècle, l’Empire du Ghana passa sous domination Almoravide, empire berbère qui s’étendit jusqu’au Sud de l’Europe, puis, en 1235, sous celle de l’empire du Mali avec Soundjata Kéita qui créa la charte du Manding. Sous sa férule, l’Empire du Mali s’étendait du Sahara à la forêt, de l’Océan Atlantique à la boucle du Niger et englobait de grandes parties des territoires actuels du Mali, de la Guinée, du Sénégal, de la Gambie, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie.
Soundjata Kéita établit la capitale de l’Empire à Niani dans la Guinée actuelle ; Tombouctou qui a suscité l’émerveillement de René Caillé, était la capitale économique et culturelle.
L’Empire du Mali réussit, dans la paix, à faire coexister diverses ethnies que sont : les Touaregs, les Wolofs, les Bambaras, les Songhaïs, les Dialonkés, les Malinkés, les Dogons etc. Toutes ces populations avaient en effet adhéré à la Charte du Mandingue.
L’économie de l’Empire du Mali reposait sur l’agriculture, l’artisanat, l’or, l’ivoire et le commerce avec le bassin méditerranéen.
L’âge d’or de l’Empire fût atteint sous le règne de Kankan Moussa, vers 1312. Pendant cette période, l’Empire du Mali s’étendit de l’Adrar des Ifoghas à l’estuaire de la Gambie.
En 1324, Kankan Moussa effectua un pèlerinage à la Mecque avec tellement d’or (environ 10 tonnes) que le cours du métal précieux aurait baissé pendant plusieurs années. Il reste d’ailleurs, jusqu’à aujourd’hui l’homme le plus riche de la planète.
La puissance économique et militaire de l’Empire du Mali est un don du fleuve Niger. Grâce à elle, le rayonnement de Tombouctou, la capitale économique et culturelle de l’Empire et de son illustre Roi Kankan Moussa franchit toutes les frontières.
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