Congo-B: un rapport épingle des conditions de détention inhumaines dans les cachots de police
Suite à des plaintes déposées en 2020 et 2021 par les familles de prisonnier, une ONG congolaise s’est penchée sur les conditions de détention dans les cachots de la direction départementale de la police de Brazzaville. Un rapport vient d’être publié, il dénonce de graves atteintes à la dignité des personnes et appelle à une action urgente des autorités.


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Ce rapport est le condensé d’une enquête menée pendant les deux premiers semestres de l’année 2021. Une enquête concentrée autour des cachots de la direction départementale de la police de Brazzaville où ont été transférés certains détenus venant de la maison d’arrêt, afin de la désengorger, en cette période de lutte contre le Covid-19.
Mais, leurs conditions de détention sont simplement inhumaines, selon Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement. « Les cellules sont infestées de cafards, de rats, de puces, de moustiques et autres insectes. Tous les détenus qui y sont dorment à même le sol. Lorsque vous arrivez là-bas, si vous êtes un homme, automatiquement on vous déshabille avant l’entrée en cellule. La lumière, y compris naturelle, est très faible. La chaleur est intense. Les conditions sont très inhumaines et dépassent le seuil de gravité », déplore-t-il.
Le responsable du CAD a demandé au gouvernement d’agir au plus vite. « Nous interpellons le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour humaniser les conditions de détention », a déclaré Trésor Nzila.
Plusieurs sources officielles contactées par RFI n’ont pas souhaité commenter ce rapport beaucoup repris sur les réseaux sociaux et dans certains médias locaux.
Loïcia Martial
CE CRIME ABOMINABLE EN 2018 AU COMMISSARIAT DE POLICE CHACONA A MPILA ILLUSTRE BIEN CES PROPOS
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Urbain Durbagne (19 ans) mort au commissariat de Chacona
Le matin 23 juin 2018, a été constaté la mort de 14 enfants au commissariat de Chacona. Ceux-ci avaient été arrêtés la veille par la Police de Kibeliba. La Police refuse pour le moment que les familles des victimes identifient formellement les corps.
Cette tragédie du commissariat de Chacona, vient une fois de plus mettre la lumière sur les conditions inhumaines de détention dans les geôles de Brazzaville, longtemps dénoncées par les ONG. De son côté, l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exige « une enquête administrative et judiciaire crédibles » pour ces jeunes morts dans des « circonstances troubles ».
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