Condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion : « L’attitude des magistrats a changé en matière de délinquance économique et financière »
L’ancien président de la République a fait appel de sa condamnation à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Pascale Robert-Diard, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions en direct.
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Ce live est désormais terminé. Merci à toutes et à tous pour vos nombreuses questions. Pour ceux qui nous rejoignent, voici un article qui revient sur la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans l’affaire Bygmalion. Les treize autres prévenus ont également été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris.
Le point sur les douze affaires Sarkozy : deux condamnations, deux non-lieux et plusieurs dossiers ouverts
Pour la seconde fois, l’ancien président a été condamné, cette fois-ci dans l’affaire de ses comptes de campagne de 2012. Son nom est aussi cité dans plusieurs affaires en cours. Un résumé des affaires qui concernent l’ancien président de la République :
Ce qui est certain, c’est que ce jugement, qui intervient à quelques mois de l’ouverture d’une campagne présidentielle, sonne comme un avertissement pour tous les candidats. A tous la justice dit que désormais les temps ont changé, que l’époque où un président du Conseil constitutionnel « s’arrangeait » pour valider des comptes manifestement illégaux (ceux de Jacques Chirac en 1995) est révolue.
Ce jugement dit aussi qu’il sera difficile à l’avenir, pour tous ceux qui ont un titre dans l’organigramme d’une campagne, de ne pas assumer sa part de responsabilité. Dans l’affaire Bygmalion, un seul prévenu de l’équipe de campagne au sens large a assumé sa responsabilité : Jérôme Lavrilleux.
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Tous les autres, le directeur de la campagne de M. Sarkozy, Guillaume Lambert, et plusieurs employés de l’UMP affirmaient soit n’avoir rien su, soit n’avoir servi que de courroie de transmission, soit avoir eu un titre qui ne correspondait pas à la réalité de leurs fonctions. A chacun le tribunal rappelle que lorsqu’on prend des fonctions, on doit les assumer.
Enfin, et surtout, à l’adresse de Nicolas Sarkozy, qui affirmait avoir tout ignoré du dépassement des comptes et du système frauduleux mis en place pour le dissimuler, le tribunal observe que « ces délits ont été commis non pas à l’occasion d’une campagne électorale, mais au bénéfice de la campagne d’un président de la République en exercice, candidat à son propre renouvellement ».
Pascale Robert-Diard
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