Mali: le colonel Assimi Goïta officiellement investi président de la transition
Le colonel Assimi Goïta était en tenue d’apparat pour prêter serment comme président de la transition à Bamako, lundi 7 juin. Il a assuré que le Mali allait « respecter ses engagements ».

De jeunes partisans du colonel Assimi Goïta, le 7 juin 2021 à Bamako, lors de la cérémonie d'investiture. AFP - ANNIE RISEMBERG
Chemise blanche, cravate noire, veste d’officier, donc tenue d’apparat avec ses galons de colonel. Et c’est plutôt ému que le nouveau président de la transition, Assimi Goïta, a prêté serment. Il a également, désormais, le titre de chef de l’État.
Le premier moment fort de cette cérémonie a eu lieu lorsqu’il a déclaré le fameux « Je jure ». Il était alors très ému. Il a ensuite annoncé son ambition d’organiser des élections juste dans les délais prévus. Il a ajouté que « le Mali va respecter ses engagements ».
Puis, l’autre moment fort s'est produit lorsqu’il a annoncé, dans son discours, la réduction du train de vie de l’État avec précisions. « Les deux tiers des fonds de souveraineté de la présidence de la République seront supprimés », soit 1,8 milliard de francs CFA par an, qui « serviront désormais à la fourniture de l’eau et à la création de centres de santé pour les populations les plus démunies sur toute l’étendue du territoire national ».
Le président de la transition affirme vouloir changer les choses. Dans la salle, Choguel Maïga, pressenti pour le poste de Premier ministre, était assis devant comme si sa nomination n’était qu’une question d’heures.

Nommé ce lundi Premier ministre, Choguel Maïga est chargé de former le gouvernement au Mali. C'est un homme politique tenace qui prend les commandes de la nouvelle équipe au moment où les défis à relever sont nombreux.
La scène se déroule en 1997. Les vannes de la démocratie et du multipartisme sont ouvertes depuis six ans au Mali. Choguel Maïga est président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) qui se réclame de l’ex-parti unique balayé par une insurrection populaire. Il est considéré comme un « pestiféré » par toute la classe politique malienne qui a pour slogan « Vive le changement ! ». Il est quasiment seul contre tous, boudé par une grande partie de la presse.
Drapé dans l’un de ses célèbres boubous traditionnels, il nous reçoit à Bamako pour un entretien. Son téléphone sonne. C’est le Premier ministre de l’époque, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui l’appelle pour un discret entretien. Lui qui est plutôt court de taille et de frêle allure, il bombe le torse. Le « banni » commence à devenir fréquentable. Impossible d’entendre ce que les deux hommes se disent. Après avoir raccroché, le jeune leader du MPR lance : « En politique, il faut des convictions. Mais après les convictions, il faut être tenace ! »
De la ténacité, cet ingénieur titulaire d’un doctorat en télécommunications en a fait preuve tout au long de son cursus scolaire et universitaire. Plutôt brillant durant les premières années de sa scolarité dans le septentrion malien d’où il est originaire, il poursuit ses études dans les années 1970 au lycée technique de Bamako – de bonne renommée –, avec option « mathématiques et techniques industrielles » (MTI). Il sort major de sa promotion, avec en poche un baccalauréat technique. Il effectue ses études supérieures essentiellement dans l’ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).



/http%3A%2F%2Fhhcsanford.org%2Fnews_3.gif)
/http%3A%2F%2Fdrakkar.747.voila.net%2Fgifs_animes%2Fdrapeaux%2Fcongo_fl_md_clr.gif)


/http%3A%2F%2Fscd.rfi.fr%2Fsites%2Ffilesrfi%2Fimagecache%2Frfi_43_small%2Fsites%2Fimages.rfi.fr%2Ffiles%2Faef_image%2Fcongo_0.png)