CONGO-BRAZZAVILLE : Le quotidien pénible des Congolais.
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Élu avec 88,57% des voix, à la soviétique quoi !
Congo-Brazzaville : Le quotidien pénible des Congolais.
S’il existe un enfer sur cette terre, c’est bien au Congo-Brazzaville.
Le Congo-Brazzaville va mal, il faut le dire et le clamer haut et fort car la situation devient intolérable. Ne pas le dénoncer c’est être complice de la dégradation de notre pays.
Dans sa correspondance du 15 avril 2021 adressée à monsieur Sassou Nguesso, dont une copie destinée à monsieur Aivo Andrianarivelo Administrateur du FMI pour la République du Congo, le FMI (Fonds monétaire international) n’a pas donné suite à la demande d’aide financière d’urgence formulée en mars 2020 par l’État Congolais, ainsi qu’aux entretiens récents sur la première revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). « Les services du FMI n’ont malheureusement pas été en mesure de recommander l’approbation d’une assistance financière, ni d’un financement d’urgence, ni de l’achèvement de la première revue de l’accord au titre de la FEC (qui aurait pu prévoir une augmentation de l’accès aux ressources pour circonstances exceptionnelles) avant son expiration, car la dette du Congo reste insoutenable. »
C’est un NON catégorique qu’a opposé le FMI sur la situation congolaise, car la république du Congo-Brazzaville n’a respecté aucun de ses engagements concernant l’application des 48 mesures préconisées par ce dernier.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment à nouveau prêter de l’argent à un pouvoir clanique qui a fait main basse sur 28 milliards de dollars (Fonds des générations futures) alors que la dette du Congo-Brazzaville (secteur public et privé) est aux alentours de 14 à 15 milliards de dollars.
Pour la cérémonie d’investiture du 16 Avril 2021 et dans pareilles circonstances, il eut été nécessaire et responsable de faire une cérémonie minimaliste de l’intronisation de l’Empereur, au lieu d’inviter une vingtaine de Chef d’États et un Ministre français de second rang. Nous avons assisté à la folie des grandeurs avec au bas mot 700 invités pour un événement qui n’aura aucune portée historique. Ce cluster, foyer de contamination de la Covid-19, sans aucun respect des mesures de distanciations sociales a été constaté aussi bien au Palais du Parlement qu’à la soirée festive. Cette dernière organisée sous les chapiteaux loués au gouvernement congolais pour 1 milliard de francs CFA par l’une des filles du dictateur, épouse de monsieur Hugues Ngouélondélé, Ministre des Sports et de l'Éducation physique et Monsieur le gendre. C’est la grande famille des prédateurs des richesses du peuple congolais. La décence aurait voulu qu’en cette période de récession économique due à la Covid-19, que la famille impériale du Congo-Brazzaville et ses courtisans cessent de festoyer avec l’argent public comme à leur habitude.
À contrario, le peuple Congolais jadis debout et fier est devenu un peuple mendiant car ni les salaires, ni les pensions, ni les bourses ne sont régulièrement payés. Il erre çà et là abandonné à son triste sort. Aujourd’hui faire ne fusse qu’un repas par jour devient une équation difficile à résoudre. En revanche, la fête des mille et une nuits va quant à elle continuer pendant les 5 années à venir dans la bourgade d’Oyo loin du regard des Congolais. Ils ont gagné à la loterie : la Présidence de la république du Congo-Brazzaville.
Ce monsieur qui se veut être « le Président de toutes Congolaises et de tous les Congolais » est un Prestidigitateur qui sort de sa léthargie car il vient enfin de comprendre après 37 années cumulées au pouvoir qu’un Président est au service de tout le peuple et non seulement des membres de sa tribu, de sa région et de son département. Le nouveau Sassou Nguesso qui est arrivé, un loup dans la peau d’un agneau, reste un invétéré prédateur.
Monsieur Sassou Nguesso aime la fidélité de ses sbires, ainsi pour son prochain gouvernement ne soyons pas surpris de voir reconduits à quelques exceptions les mêmes Ministres.
Nous pourrons dire rien de nouveau sous le soleil brûlant du Congo-Brazzaville. C’est pourquoi pour ce énième mandat, osons avec fermeté dire NON à cette culture du changement dans la continuité où il est difficile de bâtir une culture de la vérité et de la justice tant les antivaleurs sont devenues la norme ; La culture de l’excellence dans le travail n'existe plus tant la médiocrité est retrouvée à toutes les strates de la société. Le constat est amer, le pays va mal. Il faudrait plus d’une page pour énumérer tout ce que nous savons et dénonçons unanimement ; Le manque d’eau, d’électricité, le chômage de masse des jeunes et de la faillite de certaines entreprises. Cela ne nous étonne pas car le Congo-Brazzaville reste un pays sous-développé nonobstant des centaines milliards engagées dans des projets bidons. Le compte n’y est pas pour le peuple congolais. Chaque jour qui passe, le pays sombre. Il est donc important que les forces vives de la nation prennent enfin conscience de l’urgence qui prévaut dans notre Pays, afin de ne pas le voir chavirer davantage.
« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient », raison pour laquelle nous ne sommes pas dupes du discours mielleux de monsieur Sassou Nguesso. Nous tenons à dire que nous nous battrons avec détermination pour rappeler à monsieur Sassou-Nguesso ses engagements pris dans son allocution lors de son investiture pour ce nouveau mandat qui ne laissera aucun Congolais au bord de la route. Il sera donc difficile pour les cinq prochaines années de « poursuivre la marche » sur des sentiers tortueux (dettes abyssales), qui engagent le pays et de facto le peuple Congolais dont les peines du quotidien ne sont plus à prouver et tout cela sous le regard malicieux et le silence complice de ceux-là même qui sont censés le représenter et contrôler le gouvernement. Aux catalogues des mauvaises nouvelles, il faut rajouter la malgouvernance, la gabegie, la corruption, l’impunité, le tribalisme, la dépravation des mœurs, le non-respect des droits de l’Homme, etc. Qu’attendre de plus pour les cinq ans à venir de ces députés et sénateurs qui sont pour la plupart nommés ?
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