La 14è Coordination nationale de l’Alliance A.R.D
Résolution sur l’élection présidentielle de 2021
les Congolais veulent voir clair et surtout savoir quel sort le pouvoir de Brazzaville
réserve t-il à l’élection présidentielle de 2021

Considérant que la pratique électorale en Afrique au Sud du Sahara a montré et continue de montrer que les élections mal organisées et frauduleuses constituent aujourd’hui la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique, comme l’attestent les exemples tragiques du Congo-Brazzaville (1997 et 2016), du Kenya (2007), du Zimbabwe (2008), du Niger (2009), de la Côte d’Ivoire (2010), de la Guinée-Conakry (2011 et 2020), de la RDC (2011 et 2019), du Burundi (2013), du Gabon (2016), du Cameroun (2019) ;
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Considérant que toutes les élections organisées dans notre pays sous l’empire du système électoral à l’œuvre depuis 2002 sont émaillées de multiples dysfonctionnements et fraudes électorales ;
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Considérant que les textes qui régissent les élections en République du Congo disposent : « le premier tour du scrutin de l’élection du président de la République a lieu, 30 jours au moins, et 40 jours au plus, avant la date d’expiration du mandat du président de la République en exercice » ;
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Considérant que le mandat actuel du président de la République en exercice s’achève le 16 avril 2021 et que conformément à la loi électorale en vigueur, une nouvelle élection présidentielle doit être tenue, le 6 mars au plus tôt, et le 16 mars, au plus tard ;
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Considérant que jusqu’à ce jour et à moins de huit mois de cette échéance électorale capitale, le pouvoir n’a, ni fixé la date officielle de l’élection présidentielle de 2021, ni publié le chronogramme des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales en lien avec cette échéance, ni lancé la réalisation d’accord-parties de ces opérations ;
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Considérant qu’une bonne élection présidentielle se prépare au moins, un an en avance,
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Considérant que dans la perspective de l’organisation consensuelle et apaisée de l’élection présidentielle de 1997, la classe politique congolaise avait adopté en mai 1996, soit un an avant la tenue de cette élection, un accord-cadre pour le recensement administratif spécial,
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Considérant que le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation vient d’élaborer de façon unilatérale et partisane, un avant-projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 9-2001 du 10 décembre 2001, modifiée, portant loi électorale,
La quatorzième Coordination nationale de l’ARD
Dénonce avec la dernière énergie les manœuvres politiciennes et électoralistes visant à modifier unilatéralement et de façon partisane, quelques dispositions mineures de la loi électorale en vigueur, pour masquer en réalité, le maintien en l’état des dispositions iniques de cette loi qui confient l’organisation des actes préparatoires des élections à l’administration, placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur et de la Décentration, en lieu et place de la Commission électorale nationale indépendante qui a légalement, la maîtrise de l’organisation de l’ensemble du processus électoral, de l’amont à l’aval ;
Demande instamment au président de la République en exercice, de bien vouloir convoquer en urgence, une concertation politique nationale, rassemblant sans exclusive, toutes les forces politiques et sociales de la nation, afin qu’ensemble, elles définissent de façon consensuelle, la date de l’élection présidentielle de 2021, élaborent un chronogramme opérationnel, rigoureux, détaillé et réaliste des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales relatives à cette échéance et construisent les conditions permissives d’une élection présidentielle apaisée, libre, transparente, équitable et crédible en 2021.
Résolution sur l’évacuation sanitaire du général, Jean Marie Michel Mokoko, ancien chef d’Etat-major général des forces armées congolaises, ancien candidat à l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Considérant que la vie est un droit sacré de l’homme ;
Considérant que depuis plus de 2 semaines, la santé du général
Jean Marie Michel Mokoko s’est considérablement dégradée et fait craindre le pire s’il n’est pas évacué à l’étranger dans l’urgence ;
Considérant que la déclaration universelle des droits de l’homme dispose que : « tous les hommes sont égaux en droits et en dignité » ;
Considérant que ces temps derniers, plusieurs Congolais gravement malades ont été évacués à l’étranger ;
Considérant le principe de l’égalité républicaine ;
Considérant que le premier devoir régalien de l’Etat est de protéger ses citoyens contre tous les aléas de la vie ;
La 14ème Coordination nationale de l’ARD appelle instamment le président de la République, à bien vouloir autoriser dans les plus brefs délais, l’évacuation sanitaire du général J.M.M. Mokoko dans un pays étranger de son choix.
Fait à Brazzaville, le 25 juillet 2020
La Coordination nationale



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