CÔTE D'IVOIRE : Hamed Bakayoko nommé Premier ministre, le fidèle de Ouattara récompensé
Hamed Bakayoko a été nommé par Alassane Ouattara à la tête du gouvernement, où il succède à Amadou Gon Coulibaly, décédé brutalement le 8 juillet. Un choix attendu, qui conforte son rôle central dans le dispositif présidentiel.

Pour « Hambak », ainsi que le connaissent ses compatriotes, cette promotion est dans l’ordre des choses. Quand, le 2 mai, Amadou Gon Coulibaly a été évacué en urgence à Paris après un infarctus, c’est lui qui a été chargé d’assurer l’intérim à la tête du gouvernement. Un rôle qu’il a rempli durant deux mois, jusqu’au 2 juillet, date du retour à Abidjan de celui qui, une semaine plus tard, succombera brutalement, laissant le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) sans candidat à la présidentielle du 31 octobre.
Depuis ce cataclysme politique à trois mois d’un scrutin déjà bien incertain, toutes les cartes ont été rebattues. Il a vite fallu trouver un remplaçant, option dont Alassane Ouattara n’avait jamais voulu entendre parler jusque-là. Après quelques jours de réflexion, le chef de l’État a visiblement fini par trancher : il entend assumer lui-même ce rôle, même s’il avait assuré en mars qu’il ne représenterait pas et qu’il entendait passer le témoin à une « nouvelle génération ». « À l’heure actuelle, compte tenu des délais, je ne vois hélas pas d’autre solution pour préserver la stabilité du pays », a-t-il confié à Jeune Afrique le 15 juillet au sujet de sa candidature.



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