« Luanda Leaks » : la mainmise d’Isabel dos Santos, la femme la plus riche d’Afrique, sur les finances de l’Angola
« Nous devons créer un nouveau récit pour l’Afrique. » Regard droit et voix ferme, Isabel dos Santos présente sa vision du continent aux étudiants de la prestigieuse université américaine de Yale (Connecticut), le 13 avril 2018. L’auditoire est fasciné par le discours de la femme la plus riche d’Afrique, dont la fortune dépasse les 3 milliards de dollars (soit plus de 2,7 millards d’euros). Télécommunications, banques, énergie, diamant, médias, grande distribution, immobilier… Rien n’a résisté à cette élégante quadragénaire, qui orchestre un empire économique et financier actif principalement en Angola et au Portugal.
Soucieuse de se défaire de son image d’héritière, la fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos, qui a régné sans partage de 1979 à 2017, écume les conférences internationales, en apôtre d’un afro-optimisme libéral, tendance décomplexée. Aussi à l’aise dans les conseils d’administration de sociétés qu’au sein de la jet-set, elle s’exprime sans ambages au nom de l’Afrique tout entière. Ce 13 avril 2018, à Yale, elle appelle à l’avènement d’un « nouveau système ».
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