LE CONGO, UN ÉTAT COMMUNISTE IMPRÉGNÉ DE LA CULTURE MBOCHI
Les personnes qui ont vécu au Congo dans les années 80, retrouvent dans le régime actuel, tous les ingrédients des régimes communistes et totalitaires d’antan. Voir des ministres et des hommes politiques chanter à la gloire d’un chef d’état (qui a montré ses limites), plus de 20 ans après la conférence nationale souveraine, cela peut paraitre étonnant.
Et pourtant, on est bien dans la propagande c’est-à-dire un ensemble d’actions menées dans le but d’influencer la population sur la grandeur présumée du leader éclairé M. Sassou Nguesso, qui devrait selon eux, avoir la place dans le cœur de tous les citoyens. Il est triste de voir que cette pratique qu’affectionnaient les dirigeants de l’époque (en réalité les mêmes qui sont au pouvoir aujourd’hui), trouve un écho favorable auprès de certains jeunes oisifs, biberonnés et endoctrinés par des ainés communistes du PCT.
Seuls les régimes communistes et totalitaires sacrifient des camarades ambitieux qui osent défier le guide suprême (les cas de Ntsourou et Okombi sont là pour nous édifier). Au regard des dégâts causés par son incapacité managériale, il est curieux de voir certains esprits étroits qui revendiquent la qualité d’intellectuels dire que M. Sassou Nguesso est le seul qui pourrait diriger notre pays. Cela relève presque de la psychiatrie.
Disons-le clairement ! M. Sassou Nguesso n’est pas Président d’une République mais plutôt d’une chefferie. Il a, de façon homéopathique, remplacé tous les textes légaux par les us et coutumes mbochi.
C’est d’ailleurs pour cette raison que vous ne trouverez autour de lui que des personnalités qui ne jurent que par des pratiques obscures comme Justin Koumba (Premier Ministre du Royaume Loango) et Florent Ntsiba (grand dignitaire du Royaume Téké), des traditionalistes ayant fait des études supérieures à l’étranger et repartis au Congo sans expérience significative comme Gilbert Ondongo, ou encore des personnalités sulfureuses comme Pierre Mabiala et Hermela Destinée Doukaga.
Vous remarquerez aussi que tous les ministres qui sont imprégnés de la culture occidentale comme Alain Akouala, Bienvenu Okiemy ou Léonidas Mottom sont ceux qui n’ont pas fait long feu dans les gouvernements successifs auxquels ils ont participé.
Le quotidien des congolais et les pratiques politiques dans notre pays montrent qu’on ne peut pas comprendre le comportement des tenants du pouvoir actuel en écartant d’emblée les notions d’ethnie, de tribu et d’idéologie communiste.
Sassou Nguesso est un Chef, pas un Président de la République. C’est pour cela qu’il ne tolère pas le débat et pense que personne n’a le droit de le contredire. Aussi, malgré les résultats anorexiques et les bilans catastrophiques, l’homme n’a jamais compris pourquoi les congolais le déteste tant, lui le chef.
Tant que les formations politiques de notre pays ne prendront pas en ligne de compte ces deux facettes de M. Sassou Nguesso, ils ne trouveront jamais les clés qui permettront d’inverser la tendance. M. Sassou Nguesso doit être combattu non pas comme un démocrate, républicain et social-démocrate, mais plutôt comme un communiste et chef traditionnel mbochi.
Ensemble, pour un Congo libre et prospère. Plus jamais sans nous. Que Dieu bénisse le Congo.
Laurent DZABA


/http%3A%2F%2Fhhcsanford.org%2Fnews_3.gif)
/http%3A%2F%2Fdrakkar.747.voila.net%2Fgifs_animes%2Fdrapeaux%2Fcongo_fl_md_clr.gif)



/http%3A%2F%2Fscd.rfi.fr%2Fsites%2Ffilesrfi%2Fimagecache%2Frfi_43_small%2Fsites%2Fimages.rfi.fr%2Ffiles%2Faef_image%2Fcongo_0.png)