CONGO BRAZZAVILLE: RÉACTION DE Clément MIERASSA A PROPOS DES 50 MILLIONS D'EUROS DÉTOURNÉS PAR Christel SASSOU NGUESSO Fils DU VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU SASSOU NGUESSO Denis
Article publié dans l’Hebdomadaire « Le NOUVEAU REGARD » n° 215 du 14 août 2019
A propos de 50 millions d’euros détournés par Denis Christel Sassou Nguesso
UNE AVOCATE DE L’ÉTAT DÉFEND UN CRIMINEL ÉCONOMIQUE
Le Congo a conclu le 11 juillet dernier un programme avec le Fonds monétaire international au titre de la facilité élargie de crédit.
Bien que le gouvernement tarde à rendre publiques, les 48 mesures y relatives, l'on peut affirmer sans risque de se tromper que la gouvernance et la lutte contre la corruption y occupent une place de choix.
Dans ce cadre, la Fédération de l'Opposition Congolaise a souligné avec force, lors de sa conférence de presse tenue le 27 juillet à Brazzaville, qu'il ne fallait pas que le pouvoir espère utiliser ledit programme pour protéger les responsables des scandaleux crimes économiques: détournements de deniers publics, fraude, corruption et autres. A ce propos quelques cas ont été cités.
Peu de jours après, l'ONG britannique Global Witness a publié un rapport dans lequel certains compatriotes sont accusés d'avoir détourné 50 millions de dollars USD soit l'équivalent aujourd'hui de 29,2 milliards de francs CFA du Trésor Public.
Les congolais ont été surpris de la diffusion sur Télé-Congo d'une interview de Madame Simone Bernard Dupré, présentée comme Avocate de l’État congolais. Il est curieux de découvrir qu'elle ne défend pas le Trésor Public c'est à dire le Congo, mais plutôt des personnes qui sont justement soupçonnés d'avoir détourné de l'argent du Trésor Public.
Aujourd'hui on sait à travers le monde que de nombreux dirigeants de plusieurs pays du monde ont eu et ont des démêlées avec la justice de leurs pays pour motif de corruption. Tel est le cas des anciens Présidents du Brésil, de l’Afrique du Sud, de la Corée du Sud et autres. Des personnalités telles les anciens ministres des finances du Mozambique et du Kenya font face à ces situations. Ces cas deviennent de plus en plus nombreux.
Par principe, l'Avocate de l’État doit défendre le Trésor Public c'est à dire l’État et ne pas avoir ni de préjugés, ni de parti pris.
Dans le cas du Congo notre pays, elle doit prendre en ligne de compte et surtout se référer aux déclarations et discours des dirigeants et acteurs politiques congolais qui:
1. soulignent que le Congo n'est pas exempt de corruption, de détournements de deniers publics, de fraude, de concussion et autres. Ils précisent d'ailleurs bien que: « ici, ce sont les gouvernants qui sont interpellés.";
2. ne cessent de parler de rupture s'agissant de la lutte contre les anti-valeurs;
3. déclarent que: "Face aux délits quels qu'ils soient, il n'y aura ni menus fretins, ni gros poissons. Tout passera dans la nasse du droit et de la justice. Seule prévaudra la loi.":
4. ont entre autre recommandé à l'issue des universités de la majorité présidentielle d'avril 2019 de: "traduire en justice les auteurs d'actes d’anti-valeurs et faire aboutir les procédures y relatives quels que soient le statut et le rang des personnes incriminées."
S'agissant des conditions de vie des congolais, cette Avocate parle du 7ème rang qu'occuperait en Afrique subsaharienne le Congo en se référant au PIB/habitant. Le constat qu'elle fait illustre bien que le Congo est un pays extrêmement riche et qu'une infime minorité s'accapare de l'essentiel de la richesse nationale pendant que la majorité de la population croupit dans une misère indescriptible.
Elle aurait pu aussi relever que le Congo est l'un des pays les plus corrompus du monde, qu'il fait partie du Top 10 des pays les plus corrompus d'Afrique. Son indice de perception de la corruption en 2018 est de 19/100 et le classe au plan mondial 165ème sur 180 pays.
S'agissant du sujet principal, deux suggestions et propositions peuvent être faites pour la manifestation de la vérité, tout en reconnaissant le principe de la présomption d'innocence:
· les personnes mises en cause portent plainte en diffamation;
· le procureur de la République ouvre une enquête judiciaire pour défendre les intérêts du Congo.
Cela ne serait que normal au vu de la jurisprudence et du lourd préjudice subi.
Il est important aussi de rappeler les dispositions de l'article 15 de la Constitution du 25 octobre 2015 à savoir: "Tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit à la protection de l’État.
Nul ne peut être favorisé ou désavantagé en raison de son origine familiale, ethnique, de sa condition sociale, et de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques ou autres."
En réalité, le Congo a un problème grave: celui de finir avec l'impunité qui cause beaucoup de dégâts dans la société.
Pour conclure sur ce point, il faut dire que l'indépendance de la justice est mise à rude épreuve.
La majorité des Congolais attend que la Justice se saisisse de ce genre d'affaires et que le procureur de la République ouvre une enquête judiciaire.
Président du PSDC
Clément MIERASSA


/http%3A%2F%2Fhhcsanford.org%2Fnews_3.gif)

/http%3A%2F%2Fdrakkar.747.voila.net%2Fgifs_animes%2Fdrapeaux%2Fcongo_fl_md_clr.gif)


/http%3A%2F%2Fscd.rfi.fr%2Fsites%2Ffilesrfi%2Fimagecache%2Frfi_43_small%2Fsites%2Fimages.rfi.fr%2Ffiles%2Faef_image%2Fcongo_0.png)