Cuba accuse le Congo d’irresponsable et menace de refouler vers Brazzaville ses étudiants

On a pu entendre des Cubains que même la Guinée Bissau ou le Mozambique, pays pourtant pauvres s’occupent mieux de leurs étudiants que le Congo. Le journal cubain « diariodecuba.com » affirme que les séances de travail entre les étudiants d’une part et l’ambassade du Congo d’autre part sous la médiation des autorités universitaires ont tourné au fiasco à cause de la méfiance des premiers qui ne croient plus du tout aux promesses de Brazzaville.
Ces promesses selon le même journal, ont été considérées par les étudiants comme une grosse moquerie. Les près de 1825 étudiants issus du nord sur les 2000 affirment avoir compris enfin que Sassou Nguesso est le véritable mal du Congo.
Junior Bokaka, l’un des représentants des étudiants ne comprend pas comment un chef d’État qui rêve de l’émergence peut -il se moquer des futures ressources humaines de son pays, envoyées dans un pays communiste où aucune activité lucrative n’existe presque.
Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on peut facilement constater comment les étudiants s’affrontent aux policiers cubains et clament leur ras – le – bol.Un policier a même pointé son arme sur l’un d’eux.
Pour Juan Antonio Martinez, cadre au ministère de la coopération, le Congo est l’unique pays qui a toujours causé des problèmes à Cuba ces dernières années, que même l’Angola au plus fort de la guerre civile n’a pu causer.
Cuba a été obligé de rapatrier ses médecins d’Oyo à cause du non respect des accords par les autorités congolaises qui ne leur versait leurs émoluments.
« 27 mois sans bourse est une aberration totale, surtout quand il s’agit des futurs médecins d’un pays. Un pays incapable de soigner sa propre population est un État voyou » a estimé Juan Antonio Martinez.
L’ambassade du Congo à la Havane a confondu les étudiants aux militants affamés et analphabètes de Brazzaville qui croient encore aux promesses démagogiques et tarissent d’éloges leurs bourreaux.
« Chaque jour, l’idée d’arrêter cette forme de coopération avec le Congo est évoquée et si cela perdure, il serait peut- être de renvoyer tous les Congolais chez eux » a renchéri Juan Antonio Martinez.
Pour survivre, certains étudiants sont devenus des grands danseurs dans certains bars de la ville et les filles à la recherche des touristes. Le choix tribale qui a caractérisé le voyage de ses étudiants anime les débats sur les réseaux sociaux. Certaines langues soutiennent que sur les plus de 2000 étudiants présents à Cuba 1825 seraient du nord du pays.



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