Bienvenu MABILEMONO ET LA SUCCESSION DU POUVOIR AU GABON

Mon très Cher Aîné Serge,
Dah, comme tu le sais, je suis un homme avisé et donc je ne fais jamais rien par hasard.
La politique, si tu veux la faire, il faut voir beaucoup plus loin que la moyenne des personnes. Moi, ton jeune frère, je vois très loin et je suis très bien informé ; ce qui me permet de prendre les décisions en connaissance de cause.
Alors je vais te dire des choses – que tu ignores sans doute – qui éclaireront ta lanterne.
Le principal soutien financier, politique et bientôt probablement militaire de Jean PING s’appelle Denis Sassou Nguesso.
Madame Marie Paule PING née MBOUSSOU DIOLA, l’épouse de Franck PING, le fils aîné de Jean PING, et Madame Danièle Sassou Nguesso née MBOUSSOU, l’épouse de Denis Christel Sassou Nguesso, sont deux sœurs de même père et de même mère. Leur mère n’est autre que l’actuelle présidente du Sénat gabonais, madame Lucie Mboussou née Milebou-Aubusson.
Denis Sassou Nguesso qui s’est toujours cru plus malin que tout le monde finance discrètement Jean PING via des sociétés chinoises dirigées par le Franck PING. C’est ainsi que l’ogre de l’Alima a octroyé à ce dernier le juteux marché de la construction du fameux Village Olympique de Kintélé ayant servi aux Jeux Africains de 2015 à Brazzaville, pour un montant de 125 millions de dollars US. Naturellement, la facture a bien sûre été réglée par la SNPC de Denis Christel Sassou Nguesso, le mari de la petite sœur de l’épouse du fils PING.
D’autres marchés ont été attribués par l’ogre de l’Alima à la société chinoise représentée par Franck PING, notamment le tronçon de la route de deux voies, longue de 169 km, qui relie Ketta à Sembé. Montant de la facture payée au fils PING : plus de 101 milliards de francs Cfa (dont 56,65% supportés par le Congo et 43,35% par le Fonds africain de développement). Cette route a été inaugurée en grande pompe par l’ogre de l’Alima le 11 février 2016 en pleine campagne présidentielle.
La Synohydro Corporation Limited représentée par le fils PING avait obtenu également le juteux marché de l’extension du Port autonome de Brazzaville.
Tout homme averti sait que l’octroi de tous ces importants contrats à une même et seule société représentée par le beau-frère de Kiki (le petit nom de de Denis Christel Sassou Nguesso dit le pétrolier) n’est ni plus ni moins qu’une manière déguisée pour Denis Sassou Nguesso de soutenir financièrement Jean PING.
Tout d’abord il faut savoir que Denis Sassou Nguesso a toujours agit en intelligence avec l’écrivain français Pierre Péan dans la rocambolesque et abracadabrantesque histoire de la filiation d’Ali Bongo, qui serait d’origine biafraise et aurait été adopté par notre défunt frère Omar Bongo Ondimba.
La vérité est que dans cette affaire, le principal informateur de Pierre Péan n’est autre que l’ogre de l’Alima. L’objectif visé était d’empêcher Ali Bongo d’être candidat à cette élection présidentielle du 27 août 2016, conformément à l’article 10 de Constitution du Gabon. Je précise que Denis Sassou Nguesso et Pierre Péan sont très proches (ainsi que Robert Bourgi qui veut lui aussi à tout prix la tête d’Ali Bongo).
N’ayant pas réussi leur coup de l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso est passé au plan B, c’est-à-dire obtenir coûte que coûte le ralliement des principaux candidats de l’opposition gabonaise à Jean PING.
Comme à son habitude, il n’avance jamais à découvert, il avance toujours masquée. C’est ainsi que par l’entremise de son vieil ami Zacharie Myboto (qu’il avait d’ailleurs ouvertement soutenir en 2009 contre ce même Ali Bongo), il a fait discrètement pression sur les deux principaux ténors de l’opposition gabonaise, à savoir, Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba, pour qu’ils retirent leurs candidatures et appellent à voter Jean PING contre Ali Bongo (dans le même temps, Robert Bourgi et Pierre Péan utilisaient la fille Chantal Myboto épouse Gondjout pour faire également pression sur son père dans ce sens).
Dans cette élection présidentielle gabonaise le calcul politique de Sassou Nguesso était de placer à tout prix Jean PING en face d’Ali Bongo pour une raison évidente : leur lien de famille (PING étant le père des deux enfants de Pascaline Bongo) ferait que tous les déçus d’Ali Bongo au sein de la famille Bongo et dans le Haut-Ogooué voteraient volontiers pour l’ex-beau-frère. Et surtout, ce lien familial pourrait rassurer Ali Bongo qui, avec les conseils de sa sœur Pascaline, accepterait ainsi plus facilement de laisser le pouvoir sans chercher à s’y accrocher en usant de la force.
Mais en bon prince machiavélien, Denis Sassou Nguesso a surtout en tête un autre calcul beaucoup plus subtil et beaucoup plus personnel. S’il cherche à se débarrasser à tout prix d’Ali Bongo (57 ans) et placer Jean PING (73 ans) à la tête du Gabon ce n’est certainement pas pour les beaux yeux de ce dernier et encore moins parce qu’il veut aider le peuple du Gabon à mettre fin au long règne de la dynastie Bongo. Bien au contraire.
En effet, alors que lui-même, Denis Sassou Nguesso, peut désormais se maintenir au pouvoir à vie, après 32 années d’exercice de pouvoir sans partage, et après avoir massacré son propre peuple, comment peut-on comprendre son obsession à vouloir faire en sorte qu’Ali Bongo Ondimba ne soit pas reconduit dans ses fonctions alors qu’il ne règne que depuis 7 ans? Et quand on sait qu’il envisage de léguer le pouvoir en héritage à son fils Denis Christel Sassou Nguesso, on ne peut pas croire que Denis Sassou Nguesso soit guidé par de bonnes intentions « d’aider » les Gabonais à mettre un terme à l’emprise du clan Bongo sur le Gabon. Un tel argument ne tient pas debout car aucun Gabonais ne peut dire que Jean PING n’est pas un membre à part entière du clan Bongo.
La vérité est que Denis Sassou Nguesso rêve secrètement de voir dans 7 ans (alors que Jean PING aura 80 ans) son petit-fils Omar Denis Bongo ondimba, fruit de l’union de feu Omar Bongo Ondimba et la défunte Edith Lucie Bongo née Sassou Nguesso, diriger le Gabon pendant que son fils Denis Christel Sassou Nguesso, lui, dirigera le Congo.
Ce qu’il faut bien comprendre c’est que pour l’ogre de l’Alima, son vrai problème ce n’est pas d’aider les Gabonais à mettre un terme à l’hégémonie du clan Bongo au Gabon. Son problème c’est qu’il veut continuer à contrôler le Gabon comme il le faisait sous l’ère Omar Bongo par l’entremise de sa défunte fille Edith Lucie. En plus, il considère que son petit-fils Omar-Denis Bongo ondimba, est, selon lui, plus légitime pour diriger le Gabon que ne l’est Ali Bongo qu’il appelle d’ailleurs en privé le Biafrais.
En chassant Ali Bongo Ondimba du pouvoir au Gabon pour le remplacer par Jean PING (qui, chacun l’aura compris, lui sera totalement redevable), Denis Sassou Nguesso veut tout simplement couper une branche de la dynastie Bongo, celle représentée par Ali Bongo pour mieux préparer la conquête du pouvoir par l’autre branche du clan, celle de son petit-fils Omar-Denis Bongo-Ondimba, le seul héritier légitime à ses yeux pour régner sur le Gabon. C’est autant dire que les plus « idiots » dans cette affaire ce sont les Gabonais et Jean PING le premier, car il semble ne pas comprendre cette ruse et cette manipulation de l’ogre de l’Alima.
Certes, jusqu’à présent le soutien de Denis Sassou Nguesso à Jean Ping portait essentiellement sur sa participation au financement de la campagne électorale de ce dernier, mais le pire reste à venir.
En effet, selon nos informations, son soutien à Jean Ping pourrait très rapidement se muer en une politique ouvertement interventionniste après le déclenchement de la guerre civile post-électorale qui se profile à l’horizon au Gabon.
En clair, son soutien à Jean Ping n’exclut pas l’appui et l’entraînement de combattants de l’opposition gabonaise dans sa base militaire privée de tsambitso, non loin d’Oyo, au cas où la crise post-électorale actuelle donnerait lieu à une guerre civile au Gabon.
Alors Dah, à présent, je voudrais que tu me dises, après tout ce que je viens de te révéler et que tu ignorais sans doute, quelle est ta position par rapport à tout ce qui se passe au Gabon ?
Pour moi, soutenir aveuglement et sans discernement Jean PING au nom d’une prétendue défense de la démocratie et de l’alternance, c’est faire preuve de naïveté et d’amateurisme politique.
Source : https://africtelegraph.com/tag/bienvenu-mabilemono/
Pourquoi Sassou Nguesso a-t-il reçu l’opposition gabonaise à Paris ?
Ali Bongo est-il mort pour que Sassou-NGuesso organise à Paris, la succession du Président gabonais ?

Jean-Pierre Lemboumba-Lepandou , Sassou-NGuesso et son petit fils Denis Omar Bongo
Enfin à Paris, à un jet de pierre de l’Elysée, Denis Sassou Nguesso, s’est logé à l’Hôtel Bristol. Le dictateur congolais y a transféré tout son concentré de nuisance qu’il gère habituellement d’Oyo. A chaque coin du prestigieux palace, qui jouxte également le ministère de l’Intérieur, trois ou quatre gros bras, mercenaires de circonstances, filtrent tout homme noir qui se hasarderait sur ces quelques centaines de mètres de bitume parisien ; en plus, bien entendu, des équipes de policiers et gendarmes qui assurent la protection, sous très haute sécurité, de ce quartier : les voies d’accès du ministère déjà cité, de la rue du Faubourg Saint Honoré, de la rue des Saussaies et bien entendu du palais présidentiel de la République française.
Le décor est planté, le voilà bien installé dans une forteresse telle qu’il les aime, où le luxe et la sécurité ont été poussés au maximum. L’empereur de la Françafrique, qui a pu enfin renouer avec Paris après un enterrement de toutes les réticences, ou presque, du Président Macron à Erevan, pouvait savourer ce qui resterait de sa puissance. Ce lundi 12 novembre, peu lui importait d’avoir été écarté du Sommet sur la Libye. Il s’ouvrait à Palerme à l’initiative de l’Italie qui a su mettre de côté les parasites déjà dans le collimateur de ses propres juges ; en terme clair, les Nguesso dans une version italienne des Biens Mal Acquis. Il n’imaginait pas non plus la presse française (Le Monde et La Croix) révéler ses travers dictatoriaux, la face sordide de sa prison de Brazzaville et les traitements inhumains qu’il ordonne d’infliger à ses hôtes.
Déjà la veille, il avait enregistré le coup de semonce de la diffusion par TV5 Monde du témoignage de Ghys « très » Fortuné Bemba qui avait pu glisser entre ses griffes grâce aux interventions de lanceurs d’alerte, d’ONG internationales (CPJ de New-York, Reporters sans Frontières) et finalement des Etats-Unis et de la France.
Mais, peu importe. Pour lui, le voisin mégalomane, la priorité reste le pouvoir de Libreville, vacant et à portée de main. Le fauve n’est pas repu de ses quarante années de pouvoir totalitaire durant lesquelles il a affamé toute la population congolaise, ou presque, dans une frénésie de plaisirs, de luxe et de dépenses inutiles. Toujours généreux pour la corruption – dixit Jean-Yves Ollivier : « il se moque de l’argent, il en use comme d’un moyen politique » – il a reçu au Bristol quasiment toute l’opposition gabonaise. En tête, Jean-Pierre Lemboumba-Lepandou, ex-beau-père de Claudia Sassou Nguesso, la veuve de son fils. L’homme, connu sous le nom de « coffre-fort », a été le responsable financier de la campagne électorale de Jean Ping ; lui-même largement sponsorisé durant celle-ci par le tyran de Brazzaville. Salade familiale supplémentaire, les fils, Frank Ping (à Paris depuis quelques jours pour représenter son père) et Denis Christel Sassou Nguesso ont épousé chacun une des filles de la Présidente du Sénat, Lucie Milebou-Aubusson. En cas de vacance du pouvoir, selon la Constitution gabonaise, c’est à elle que devrait revenir l’intérim de la Présidence.
A deux pas de l’Elysée, Denis Sassou Nguesso ne semble pas accorder la moindre considération à une quelconque solution envisagée par la France dans l’actuelle crise gabonaise. Cynique et calculateur, ce coutumier des interférences néfastes tant pour la RCA, le Burundi que pour la RDC en poussant Kabila à se maintenir ; sans compter sa très certaine influence dans le retrait de Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi de l’accord sur la candidature commune à la prochaine élection présidentielle en RDC. Ce dernier est connu pour avoir beaucoup bénéficié de « l’aide » du dictateur congolais.
Quoi qu’il en soit, le faiseur de rois, le saigneur Sassou Nguesso, destine avant tout le trône de Libreville, dans un avenir proche ou, tout au moins, après un quinquennat de transition, à son petit-fils Omar-Denis Bongo Odimba, fils de feu sa fille ainée, Edith. Ce dernier est l’objet de toutes ses attentions et également de tous ses rêves d’étaler l’emprise de sa famille sur les deux pays et pourquoi pas, un jour, bien au-delà.
Dans les premières quarante-huit heures, à part une Rachida Dati dévaluée, aucune personnalité politique française ne s’est donné la peine de lui rendre visite. Patrick Pouyanné, PDG de TOTAL, s’est acquitté d’une réunion de travail avec le kleptocrate congolais, ordonnateur de nouveaux permis « on shore et offshore ». Certains sont localisés sur les tourbières de la Cuvette et ses réserves naturelles. Total Congo, avec de gros sabots, se met doucement mais sûrement sur les pas de Total Birmanie. Cela ne manquera pas de déchainer les foudres des véritables écologistes auxquels Sassou Nguesso réclame « les milliards de dollars promis à Rio, à Marrakech » et dont il n’a toujours pas vu le moindre billet vert pour son Fonds Bleu.
En apparence, indifférent aux publications du journal Le Monde du 13 novembre et du journal La Croix du même jour, sur les conditions de détention de Ghys « très » Fortuné Bemba, l’empereur de la Françafrique circulait dans une très luxueuse Mercédès Maybach, certainement blindée. Curieusement, elle était immatriculée dans le Finistère ; louée ou prêtée par un ami breton.
Rien ne peut plus étonner dans le monde de Denis Sassou Nguesso : les héritiers d’un ancien chauffeur de PDG de compagnie pétrolière figurent maintenant dans le top 10 des plus grandes fortunes de France, des ex-barbouzes qui ont été à ses côtés sont reconverties dans la haute finance pendant que lui-même prend à contrepied les intérêts de la France partout où il peut le faire… Tout en sabotant depuis 40 ans le développement de son propre pays !
Rigobert OSSEBI
Diffusé le 13 novembre 2018, par www.congo-liberty.com
JE SUIS Monsieur 8% LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU LE MADURO DE L'AFRIQUE CENTRALE Denis SASSOU NGUESSO
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