Ethnie Teké, Ba Téké (peuple de deux Congo et du Gabon)

http://image: http://www.congo-autrement.com/medias/images/telechargement-33.jpg
Les Teke – ou Tékés forment une population bantoue d’Afrique centrale partagée entre l’ouest de la République démocratique du Congo, le sud de la République du Congo et, minoritairement, le sud-est du Gabon. Le terme bateke désigne « le peuple des Teke », le préfixe ba étant le signe du pluriel.
Teke (peuple)
image: http://www.congo-autrement.com/medias/images/bdef88790ee55d2c31505c457d50716a-moko-african-masks.jpg
Successeurs des pygmées dans l’occupation du Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa, ils sont fondateurs du grand royaume Téké, rival du royaume Kongo. Leur roi, connu dans l’histoire sous l’appellation de Makoko, signa le 3 octobre 1880 à Mbé, capitale de son royaume, un accord avec l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza.
Population
- Les Téké sont minoritaires au Gabon, 54 000 se trouvent dans la région de la province du Haut-Ogooué. Feu le président Omar Bongo et l’actuel président Ali Bongo sont Téké.
- En République du Congo, les Téké forment 18 % de la population et se trouvent dans la région des Plateaux, de la Lékoumou, de la Cuvette ouest (où ils sont appelés Mbéti et Tégué), du Niari (où ils sont nommés nzabi), de la Bouenza et la région du Pool.
- En République démocratique du Congo, 267 000 Téké sont situés dans la province du Bandundu, district des Plateaux, et la ville-province de Kinshasa
Étymologie
Le mot « Anzico » viendrait de la phrase anziku nziku qui, en langue kikongo, signifie « courir » et désignait les habitants au-delà du nord du royaume de Kongo, particulièrement les Batéké appelés aussi Tio ; cette appellation concernait aussi les Punu et d’autres encore Le royaume (du/de) Makoko, quant à lui, fait allusion à l’appellation du souverain, nommé Makoko.
Histoire
image:http://http://www.congo-autrement.com/medias/images/unnamed-4.jpg
Le royaume Tio (ou Tyo), royaume Batéké, royaume Anzico ou encore royaume (du/de) Makoko était un État de l’ouest de l’Afrique centrale, à l’est de l’actuel Gabon et à l’ouest de l’actuelle république du Congo et la RD Congo.
Fondé au xviie siècle, le royaume perdure jusqu’au xixe siècle, en partie grâce à son relatif isolement, loin des pouvoirs côtiers et des influences européennes. Mais après les Portugais, d’autres Européens s’intéressent à la zone ; en 1880, Pierre Savorgnan de Brazza, en mission non-officielle pour le compte de la France, est en compétition avec Henry Morton Stanley, en mission pour le compte du roi de Belgique Léopold II, chacun œuvrant pour le développement colonial de son commanditaire via l’Association internationale africaine ; Brazza signe en 1880 le traité de Makoko avec Illoy Ier, qui place son royaume sous la suveraineté de la France ; les Français installent un poste qui deviendra Brazzaville.
Un an plus tard, Ngaliema Insi, « ancien esclave enrichi », chef du village Kintambo sur la rive gauche du Congo (actuelle ville de Kinshasa), qui « représente l’autorité du Makoko de Mbé auprès des chefs Bateke du Pool », signe avec Stanley un traité d’amitié. Dans le même temps, en 1884, le Portugal et le Royaume-Uni signent un traité visant à empêcher l’accès à la mer pour l’Association internationale africaine. Ce sont les débuts de la colonisation. Ce traité Makoko est une des causes de la convocation de la conférence de Berlin, en 1884-85, visant, entre autres, au partage du Congo entre les puissances européennes.

/http%3A%2F%2Fhhcsanford.org%2Fnews_3.gif)
/http%3A%2F%2Fdrakkar.747.voila.net%2Fgifs_animes%2Fdrapeaux%2Fcongo_fl_md_clr.gif)


/http%3A%2F%2Fscd.rfi.fr%2Fsites%2Ffilesrfi%2Fimagecache%2Frfi_16x9_1024_578%2Fsites%2Fimages.rfi.fr%2Ffiles%2Faef_image%2F000_9p6or_0.jpg)