CONGO BRAZZAVILLE LES PRISONNIERS POLITIQUES
Il a purgé sa peine, mais toujours détenu en prison
Au Congo-Brazzaville, l’un des premiers hommes politiques à s’être opposé à la modification de la Constitution en octobre 2015, l’opposant Paulin Makaya reste en prison. La cour d’appel a confirmé ce mardi matin le jugement de juillet 2016 en première instance de deux ans de prison ferme pour avoir organisé une marche.
Paulin Makaya s’est présenté dans la salle dix minutes avant l’ouverture de l’audience. Très détendu, il a échangé avec quelques personnes. Son affaire a rapidement été évacuée par Christine Tsiba Mayanda, la présidente de la première chambre correctionnelle de la cour d’appel qui a confirmé le jugement rendu en première instance en juillet 2016, condamnant Paulin Makaya à deux ans de prison ferme pour « incitation aux troubles à l’ordre public ».
Ce jugement est simplement qualifié d’illégal par maître Eric Yvon Ibouanga, de la défense : « La décision que la première chambre correctionnelle de la cour d’appel vient de rendre est pour nous décevante et illégale. Nous avons toujours soutenu que tous les éléments constitutifs de l’infraction reprochée à monsieur Paulin Makaya ne sont pas réunis, et donc nous avions au cours de l’instruction à la barre et les plaidoiries, des réquisitions et tout, passé au crible cette infraction. Et pour nous, nous continuons à soutenir que cette décision est illégale ».
Maître Ibouanga n’exclut pas la possibilité d’exercer un recours après avoir discuté avec son client qui, après l’audience, a regagné calmement sa cellule : « Oui, nous avons la possibilité de faire un pourvoi en cassation dans un délai de trois jours ».
Par RFI
Jean Marie Michel MOKOKO
« Un chef paresseux, tribaliste et voleur ne peut donner le bon exemple à ses collaborateurs…mes chers compatriotes, je suis candidat pour fixer les fondements de cette République apaisée qui doit reposer sur un pacte républicain dont les principes de base seront : l’exemplarité du chef de l’Etat, des ministres et des hauts fonctionnaires de l’Etat à leurs différents niveaux de responsabilités. Le chef doit s’imposer par l’exemple. Il est le modèle sur lequel ses collaborateurs tireront leur propre comportement…Militaire par ma formation, j’ai été confronté à des situations complexes. Je sais gérer les situations de crise et surtout j’ai toujours préféré éviter des guerres plutôt que de les gagner, car une guerre se gagne toujours avec des larmes et le sang des autres. Eviter des guerres, nécessite plus d’aptitude et d’amour du prochain que de les faire et de régner par la peur, l’intimidation et la corruption. Mes chers compatriotes, j’ai besoin de vos suffrages pour gagner la paix et la justice sociale afin de nous garantir une République plus juste, fraternelle et équitable. Ne nous laissons pas voler notre victoire qui est certaine ? Je vous remercie ».
Signé Jean Marie Michel Mokoko.

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