Congo-Brazzaville : le gouvernement annonce un accord de paix controversé avec les rebelles du Pool
Les autorités du Congo-Brazzaville ont annoncé, samedi, la signature d'un accord de paix avec les rebelles du département du Pool, qui s'étaient soulevés en avril 2016. Un collectif d'opposants conteste toutefois la légitimité de l'accord.
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Le Congo-Brazzaville a annoncé, samedi 23 décembre, la signature, avec application immédiate, d’un accord de paix pour mettre fin aux avec les rebelles de la région du Pool, qui s'étaient soulevés en avril 2016 contre Brazzaville. Un accord signé "sous contraintes" a cependant dénoncé auprès de l'AFP un collectif d'opposants.
Le ministre congolais de l'Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, a supervisé la signature de cet "accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités" avec Jean-Gustave Ntondo, présenté par les autorités comme le représentant du chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, qui a pris les armes en avril 2016.
"M. Ntondo était en prison, il a été libéré, il est surveillé, il n'est pas libre de ses mouvements... […] Que vaut réellement un accord signé sous la menace de la torture et de la prison ? Rien", a contesté un porte-parole du collectif Sassoufit, adversaire du régime du président Denis Sassou Nguesso. Après plusieurs mois de prison, Jean-Gustave Ntondo et l'un des porte-parole du pasteur Ntumi, ont été libérés le 6 novembre. Ils affirment avoir été en contact avec Ntumi depuis leur libération jusqu'à la signature de l'accord.
Huis clos médiatique
Les "Ninjas" du Pasteur Ntumi ont pris les armes dans le département du Pool, au sud de Brazzaville, contestant la réélection de Denis Sassou Nguesso, qui cumule 33 ans au pouvoir dont 20 d'affilée. La violence des rebelles et la réponse militaire de Brazzaville a eu lieu dans un huis clos médiatique total.
Le conflit a engendré des conséquences bien réelles pour l'économie malade du Congo-Brazzaville, pays pétrolier d'à peine cinq millions d'habitants touché par une sévère récession depuis que le prix du baril plafonne à 50-60 dollars. Surtout, les violences ont placé 138 000 personnes dans une situation humanitaire difficile, selon les estimations.
Selon cet accord, le Pasteur Ntumi s'engage à "faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants" et à "ne créer aucune entrave" au rétablissement de l'autorité de l'Etat dans le département du Pool. En retour, le gouvernement s'engage à garantir "le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants". Une commission mixte paritaire sera mise en place pour l'application de l'accord.
Le Pasteur Ntumi demandait aussi "l'arrêt immédiat des bombardements dans le Pool" et la "libération sans condition de tous les détenus politiques", affirme le porte-parole du collectif Sassoufit.
Par Valentin GRAFF Avec AFP
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
JE SUIS Monsieur 8% LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU LE MADURO DE L'AFRIQUE CENTRALE Denis SASSOU NGUESSO
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