Pascal Tsaty Mabiala répond à Charles Zacharie Bowao
Pascal Tsaty Mabiala répond à Charles Zacharie Bowao
« Je suis prêt pour engager le débat de clarification à tout moment et en tout lieu devant la presse »
Ancien Conseiller politique de l’ancien Premier Ministre Ange Edouard POUNGUI, ancien Premier Secrétaire de l’Assemblée Nationale sous le régime du Professeur Pascal LISSOUBA, ancien Ministre de la Défense du Gouvernement de Bernard BAKANA KOLELAS pendant la guerre civile de 1997, Député de Loudima depuis 1992 jusqu’à nos jours, Premier Secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (U.PA.D.S) et Président du Groupe parlementaire de l’U.PA.D.S à l’Assemblée Nationale, Pascal TSATY-MABIALA nous a accordés une interview dans laquelle il a abordé les questions de la Charte de la victoire à l’élection présidentielle du 20 mars 2016, de l’avenir politique de l’U.PA.D.S, de ses rapports avec certains de ses camarades de l’Opposition, de la question des prisonniers politiques, de la crise économique, de la situation sécuritaire dans le Pool, d’une éventuelle participation de l’U.PA.D.S à un Gouvernement d’Union Nationale et du statut du chef de l’Opposition.
« Avant de répondre point par point aux allégations piteuses de mon ami Charles Zacharie BOWAO publiées dans votre journal, je tiens tout d’abord à rappeler à l’opinion sa trajectoire politique pour comprendre l’homme politique qu’il est, le grand démocrate et meilleur opposant qu’il veut se faire passer. Toutes les fois qu’il s’exprime avec grande emphase bien sûr ou qu’il nous sert des messages déclamatoires sur le dictateur SASSOU NGUESSO, croyant faire oublié son compagnonnage de plusieurs années avec lui, ceux qui comme moi le connaissent s’esclaffent.
Pour ma part, sans revendiquer une quelconque antériorité historique, je ne suis pas un opposant venu dans le tard dans ce combat que monsieur BOWAO ne découvre que le jour où il est limogé du gouvernement.
Rentré d’exil en 2005 alors que bon nombre d’entre nous avaient rejoint le pouvoir depuis l’exil, je suis resté à l’opposition jusqu’à ce jour, avec la flexibilité de l’homme politique qui sait évaluer le rapport des forces, privilégie l’intérêt général, et répugne l’aventure.
Autrement dit, en matière de constance politique mon ami BOWAO est mal placé pour donner des leçons de morale politique, d’éthique, comme il affectionne cette expression.
Ministre sans discontinuer de ce même gouvernement qu’il qualifie aujourd’hui outrageusement d’incompétent jusqu’à occuper les prestigieux portefeuilles de la coopération et surtout de la défense Nationale, avant de se faire virer pitoyablement à la suite des évènements du 04 Mars 2012, mon ami BOWAO devrait se montrer un peu plus humble et digne de l’universitaire brillant qu’il est, et ne pas laisser transparaitre l’aigreur et la haine qui le dévorent.
Lorsque commence le combat pour le respect de l’ordre constitutionnel lancé par l’U.P.A .D.S (donc par moi) avant d’être rejoint par d’autres camarades dont j’apprécie hautement l’apport remarquable, monsieur BOWAO se la coulait douce en France où il vivait en exil volontaire. Absent du mémorable dialogue alternatif de Diata organisé au siège de l’U.P.A.D.S (donc par moi), absent des grands et historiques meetings de Brazzaville (27 septembre 2015), de Pointe-Noire(17 octobre 2015), de la marche du 20 octobre réprimée sauvagement par la force publique, que peur-il revendiquer dans ce combat qu’il ait pu accomplir plus que moi, lui et ses amis qu’il élève au pinacle.
De quoi peut-il prévaloir en dehors de cette puérile radicalité qui cache mal sa rancœur tenace de <<l’exclu de la table des banquets>> et qui court après une revanche.
Grandiloquent mais mémoire courte, mon ami Bowao le parfait démocrate, le héraut de la lutte contre la dictature au Congo, s’emmêle les pinceaux et oublie ces propos dont je suis prêt à lui rappeler la date et la circonstance sur la conférence nationale souveraine, ce grand événement de l’histoire politique de notre pays qu’il osait qualifier quand il stigmatisait avec rage l’opposition d’alors que nous constituons, je cite :<<la grande connerie nationale>>. Vous avez compris qu’il la vouait à la damnée éternelle.
Enfin, la seule pertinence que je retiens de ses incongruités est le débat de clarification qu’il suggère et pour lequel je suis prêt à les affronter tous et à tout moment devant la presse ».
Polele-Polele Congo : Quelles ont été les principales missions assignées à la Charte de la victoire relative à la présidentielle du 20 mars 2016 ?

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