TOGO : L'OPPOSITION CONTINUE LA MOBILISATION ET MAINTIEN LA PRESSION
Pour ce dernier jour de marche et jour de colère, les manifestations se sont achevées dans la débandade à la nuit tombée.
La longue file de la marée humaine progressait vers la plage. La foule était importante. Selon Yark Damhane, le ministre de la Sécurité, 15 000 personnes, jeunes, femmes et même personnes âgées, ont répondu à l'appel à Lomé.
« Je viens renouveler notre compassion à l'égard de nos compatriotes qui ont été victimes de ces actes irresponsables, a déclaré le ministre. Un constat va être fait. Pour tous ceux qui ont subi des préjudices matériel ou moral, un procès-verbal va être dressé et envoyé au parquet. »
Ce 5 octobre 2017, décrété jour de colère par l'opposition, rappelle le plus important soulèvement de la jeunesse togolaise contre la dictature en 1990. Vingt-sept années après, tout semble au même endroit, selon Paul Dodji Apévon, président des FDR, membres de la coalition des quatorze partis de l'opposition. « On a l’impression de revivre la même chose, mais de manière plus cruelle. Parce que si on nous avait dit que vingt-sept ans après on serait dans une situation plus grave que ce qu’on contestait à l’époque, personne n’aurait pu l’imaginer », souligne-t-il.
La situation demeure préoccupante, mais visiblement l'opposition soupçonne la communauté internationale de comploter contre sa lutte.

La tension est montée d’un cran jeudi, au deuxième jour des manifestations de l’opposition dans plusieurs villes du pays. Pour cette journée dite "de la colère", de nombreuses échauffourées ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre dans la capitale.
Ils étaient encore des milliers dans les rues dans plusieurs villes du pays ce 5 octobre à l’appel de la coalition de l’opposition. Pour commémorer les 27 ans du « procès du 5 octobre », date importante dans l’histoire du processus démocratique au Togo, l’opposition souhaitait marquer un grand coup et faire ainsi plier le pouvoir en place. En 1990 en effet, de nombreux Togolais avaient pris d’assaut le palais de justice de Lomé pour assister au prononcé du verdict de « l’affaire des tracts ». Une audience qui avait provoqué un soulèvement populaire qui ouvert quelques mois plus tard la voie à la tenue de la Conférence nationale « souveraine ».
Lors de ce nouveau round dans le bras de fer qui oppose pouvoir et opposition depuis le 19 août, les exigences de l’opposition sont restées les mêmes : un retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle, le vote de la diaspora, la libération des personnes arrêtées lors des différentes manifestations et pour certains, le départ du chef de l’État. De nouvelles pancartes ont néanmoins fait leur apparition, dénonçant l’appel lancé la veille par la communauté internationale pour la tenue d’un référendum constitutionnel dans les plus brefs délais.
Dès les premières heures des rassemblements prévus dans la capitale, des manifestants ont érigé des barricades sur de nombreux axes de la capitale. Car la veille, lors de l’ « ultime avertissement », Tikpi Atchadam, figure de proue de ce nouveau souffle de l’opposition, avait demandé aux Togolais de sortir massivement pour « conclure la lutte ». Un appel entendu par les militants de l’opposition qui ont bloqué en plusieurs endroits la circulation dans la capitale.
De nombreuses échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants. Ces derniers ont érigé des barricades, brûlé des pneus pour « exprimer leur ras-le-bol ». « Nous devons nous faire entendre par tous les moyens par les autorités qui restent sourdes à nos réclamations », témoigne un taxi-moto « déterminé à aller au bout de la lutte ». Vers 20 heures locales, la tension était encore perceptible au niveau du carrefour Dekon au centre de Lomé et dans certains quartiers périphérique de la capitale. Le gouvernement a dénoncé « des actes de vandalisme, des poses de barricades par des manifestants surexcités qui ont saccagé les étalages de plusieurs marchés ».
Ils étaient encore des milliers dans les rues dans plusieurs villes du pays ce 5 octobre à l’appel de la coalition de l’opposition. Pour commémorer les 27 ans du « procès du 5 octobre », date importante dans l’histoire du processus démocratique au Togo, l’opposition souhaitait marquer un grand coup et faire ainsi plier le pouvoir en place. En 1990 en effet, de nombreux Togolais avaient pris d’assaut le palais de justice de Lomé pour assister au prononcé du verdict de « l’affaire des tracts ». Une audience qui avait provoqué un soulèvement populaire qui ouvert quelques mois plus tard la voie à la tenue de la Conférence nationale « souveraine ».
Lors de ce nouveau round dans le bras de fer qui oppose pouvoir et opposition depuis le 19 août, les exigences de l’opposition sont restées les mêmes : un retour à la Constitution de 1992 dans sa version originelle, le vote de la diaspora, la libération des personnes arrêtées lors des différentes manifestations et pour certains, le départ du chef de l’État. De nouvelles pancartes ont néanmoins fait leur apparition, dénonçant l’appel lancé la veille par la communauté internationale pour la tenue d’un référendum constitutionnel dans les plus brefs délais.
Dès les premières heures des rassemblements prévus dans la capitale, des manifestants ont érigé des barricades sur de nombreux axes de la capitale. Car la veille, lors de l’ « ultime avertissement », Tikpi Atchadam, figure de proue de ce nouveau souffle de l’opposition, avait demandé aux Togolais de sortir massivement pour « conclure la lutte ». Un appel entendu par les militants de l’opposition qui ont bloqué en plusieurs endroits la circulation dans la capitale.
De nombreuses échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants. Ces derniers ont érigé des barricades, brûlé des pneus pour « exprimer leur ras-le-bol ». « Nous devons nous faire entendre par tous les moyens par les autorités qui restent sourdes à nos réclamations », témoigne un taxi-moto « déterminé à aller au bout de la lutte ». Vers 20 heures locales, la tension était encore perceptible au niveau du carrefour Dekon au centre de Lomé et dans certains quartiers périphérique de la capitale. Le gouvernement a dénoncé « des actes de vandalisme, des poses de barricades par des manifestants surexcités qui ont saccagé les étalages de plusieurs marchés ».
Un DICTATEUR n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le DÉFI » François MITTERAND
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
JE SUIS Monsieur 8% LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU LE MADURO DE L'AFRIQUE CENTRALE Denis SASSOU NGUESSO
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