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Libye: révélations de Mediapart sur les pratiques de l'ex-procureur de la CPI

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    Libye: révélations de Mediapart sur les pratiques de l'ex-procureur de la CPI

     

    Par RFI - Libye: révélations de Mediapart sur les pratiques de l'ex-procureur de la CPI.

     

     

    Luis Moreno Ocampo a été procureur de la CPI de 2003 à 2012.

     

     

    Le site d'information indépendant Mediapart a démarré vendredi 29 septembre la publication d'une série d'articles sur les pratiques de l'ancien procureur de la Cour pénale internationale, l'Argentin Luis Moreno Ocampo. Parmi les révélations du site, un épisode libyen impliquant l'ancien premier magistrat de la CPI : un bref contrat de lobbying, signé quatre ans après l'insurrection qui a fait tomber Mouammar Kadhafi, au profit d'un homme d'affaires proche du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de la Cyrénaïque entré en conflit ouvert avec les autorités de Tripoli reconnues par la communauté internationale.

    La Cour pénale internationale (CPI) est malmenée dans la dernière enquête publiée par le site Mediapart, menée en collaboration avec huit autres médias internationaux membres de l’European Investigative Collaborations.

    « Les secrets de la Cour », titre donnée à cette enquête, est le fruit d’une analyse de plus de 40 000 documents confidentiels obtenus par Mediapart. Des documents qui permettent de jeter une lumière crue sur certaines pratiques de la Cour pénale internationale et qui, dans le premier volet des articles mis en ligne, dressent un portrait bien différent de Luis Moreno Campo, l’ancien procureur de cette Cour de justice.

    « C’est l’histoire d’un procureur qui rêvait de changer le monde ». Voilà comment débute l’article qui présente une enquête sans commune mesure sur les pratiques au sein d’une cour de justice unique en son genre, instrument de paix suprême selon la communauté internationale qui l’a créée en 1998. C’est surtout l’histoire du premier procureur de cette cour de justice, Luis Moreno Campo, avocat argentin, ancien président de Transparency International en Amérique latine et aux Caraïbes.

    Présenté comme le champion de la lutte contre la corruption à l’époque de sa nomination, Luis Moreno Campo sera en fait tout l’inverse. Détenant des comptes et des sociétés dans des paradis fiscaux au Panama ou encore aux îles Vierges, l’ancien procureur nuirait depuis son départ à la confidentialité des dossiers et ferait usage de l’institution publique internationale comme d’une propriété privée, selon Mediapart.

    Selon les journalistes qui ont enquêté sur ses pratiques, il aurait ainsi interféré dans des dossiers de celle qui lui a succédé et aurait également sombré dans des conflits d’intérêts au mépris de sa mission passée. Une enquête dont les articles seront distillés durant une semaine sur le site de Mediapart, mais également par les huit autres médias qui ont travaillé sur ces pratiques.

    « Consultant juridique » d'un milliardaire libyen proche d'Haftar

    Alors qu'il était procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo a lancé en pleine guerre civile libyenne trois mandats d'arrêt : contre le raïs Mouammar Kadhafi d'abord, puis contre son fils Saïf al-Islam et le chef des renseignements militaires, Abdallah Senoussi.

    Quatre ans plus tard, voici le même magistrat, désormais reconverti dans le lobbying, devenu « consultant juridique » de Hassan Tatanaki, un milliardaire libyen souhaitant déstabiliser ses adversaires politiques. La mission confiée à la société d'Ocampo, selon Mediapart, consiste à rédiger des plaintes devant la CPI contre les « ennemis » de son client. Mais aussi, grâce à son entregent, d'influencer des diplomates de l'ONU pour faire inscrire certains noms sur la liste des Libyens frappés de sanctions.

    Mais en mai 2015, la procureur actuelle de la CPI, Fatou Bensouda, présente au Conseil de sécurité un rapport qui vient contrarier ses plans. Figurent dans ce rapport des accusations de crimes de guerre contre les autorités de Tripoli, mais aussi contre les forces du maréchal Haftar, dont on dit que Tatanaki est le principal bailleur de fonds. D'après Mediapart, Ocampo aurait alors fait porter ses efforts sur une stratégie destinée à protéger son client, mais aussi éviter à Haftar d'être inquiété par la Cour de La Haye.

    Luis Moreno Ocampo s'est défendu. S'il a reconnu avoir eu brièvement Tatanaki comme client, il a nié certaines informations de Mediapart. Et il a insisté pour dire qu'il avait précisément « alerté » son client des risques présentés par sa proximité avec le maréchal Haftar. Quant au bureau de l'actuel procureur de la CPI, il a déclaré que « les activités de M. Ocampo après la fin de son mandat sont strictement exercées à titre personnel et ni lui ni ses actions ne peuvent être associés avec le bureau ou la Cour ».
    Lire la suite sur...
    http://www.rfi.fr/afrique/20170930-libye-revelations-mediapart-pratiques..

     

     

     

     

    Un DICTATEUR n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le DÉFI » François MITTERAND

    JE SUIS   Monsieur 8% LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU LE MADURO DE L'AFRIQUE CENTRALE  Denis SASSOU NGUESSO

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Explosif/ Mediapart: « Le procureur de la CPI s’est prêté aux manœuvres françaises visant à écarter Gbagbo du pouvoir, quitte à monter un dossier sans base légale »

Le Président Laurent Gbagbo lors de son investiture en 2010 par le Conseil constitutionnel comme Président démocratiquement élu de Côte d'Ivoire.

40.000 docs secrets jettent une lumière crue sur la Cour pénale internationale. Révélations à venir: https://www.mediapart.fr/journal/international/290917/les-secrets-de-la-... … #CourtSecrets

C’est ce que montrent les secrets de la Cour.
Ainsi, pendant qu’il traquait les pires criminels de la planète à la CPI – et après –, Ocampo, qui fut pourtant dans le passé directeur de Transparency International en Amérique latine, détenait des sociétés offshore implantées au Panama et dans les îles Vierges britanniques [lire ici].

En 2015, l’ex-procureur devenait l’avocat de Justice First, une organisation créée par le milliardaire libyen Hassan Tatanaki. Selon nos documents, Ocampo devait, moyennant 3 millions de dollars d’honoraires en trois ans, envoyer à la CPI les adversaires de l’homme d’affaires liés au maréchal Khalifa Haftar. Et mettre en place une stratégie lui permettant d’échapper à toutes poursuites de la Cour.

À l’époque de la crise post-électorale de 2010 et 2011 en Côte d’Ivoire, le procureur s’est prêté aux manœuvres des dirigeants français visant à écarter Laurent Gbagbo de la scène politique ivoirienne, quitte à monter un dossier sans base légale.

Tout juste après avoir quitté la Cour, Luis Moreno Ocampo s’est activé en coulisses pour que soient retirées les charges de crimes contre l’humanité qu’il avait lui-même initiées contre le président du Kenya.
La même année, il a épousé la cause du banquier philanthrope Kerry Propper en faveur des Yézidis, dont une partie de la population a été massacrée et mise en coupe réglée par l’État islamique en Irak. Son action a consisté à faire du lobbying à la CPI, usant de ses contacts, payant des fonctionnaires et tentant de forcer la procureure à prendre position sur cette affaire.

Lire la suite sur… https://twitter.com/mathildemathieu/status/913799407635746816/photo/1

 

 

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