TELLE EST LA QUESTION QUE CHACUN DE NOUS DEVRAIT SE POSER AUJOURD'HUI
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Telle est la question que chacun de nous devrait se poser aujourd'hui
Mes Chers Compatriotes,
Celles et ceux qui ont toujours su prêter une oreille attentive à tout ce que je dis savent que je suis un homme averti, un éclaireur et un visionnaire qui aime son pays.
En effet, si vous prenez le temps de rassembler mes différents écrits et de les relire très attentivement, vous vous rendrez bien compte que tout ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays n'est pas une surprise car je l'avais déjà dit aux Congolais. Tout le monde était donc averti.
Malheureusement, nous vivons une époque où l'égoïsme et la cupidité ont rendu tout le monde aveugle. Tant qu'on est encore dans l'illusion d'appartenir au cercle du pouvoir, tant qu'on est encore accepté dans les rangs des serviteurs du clan et qu'on a encore droit aux petites miettes, eh bien, on est totalement insouciant et aveuglé. On se met des œillères et on se dit que ce qui arrive à l'autre de me concerne pas, on oublie qu'au fond on est n'est qu'un simple serviteur et donc interchangeable aux yeux de Denis Sassou Nguesso et son clan ; et on n'en prend conscience que trop tard, c'est-à dire le jour où on est soi-même directement et impitoyablement frappé et démoli à son tour, sans état d'âme.
Alors, maintenant que les faits me donnent entièrement raison, je vous demande :
- Allons-nous donc nous coucher tous et laisser Denis Sassou Nguesso accomplir tranquillement son entreprise de démolition de l'élite (politique, militaire...) du pays dans l'unique but d'asseoir sa volonté de puissance et de baliser la voie à son fils ?
- Allons-nous donc continuer à nous voiler la face et faire comme si de rien n'était ?
- Faut-il vraiment rester indifférent face à cette entreprise de démolition généralisée et continuer à se dire que cela ne me concerne pas ? A supposer que André Okombi Salissa ait eu cette attitude naïve, égoïste et idiote hier lorsque Marcel Ntsourou, Jean-Marie Michel Mokoko et autres étaient victimes de cette machine de démolition, que doit-il donc se dire aujourd'hui en son fort intérieur maintenant que c'est lui qui est à son tour broyé ? Telle est la question que chacun de nous devrait se poser aujourd'hui.
- Çà n'arrive pas qu'aux autres, chacun l'aura compris. Alors que faut-il faire, tous ensemble, pour endiguer cette folle volonté de puissance de Denis Sassou Nguesso qui est obsédé par son rêve fou de neutraliser tout le monde pour laisser la voie libre à son fils Denis Christel Sassou Nguesso ?
Une chose est certaine, si nous persistons dans notre insouciance et dans notre égoïsme aveuglant, nous allons tous finir par être démoli tôt ou tard ; à chacun à son tour. Autrement dit, si nous ne nous organisons pas dès maintenant pour endiguer cette entreprise de démolition généralisée, ce sera la mort de notre pays, et notre peuple se retrouvera otage d'un petit clan, parce que nous aurions été totalement incapables d’arrêter cette folie d'un homme au moment où il était peut-être encore possible de le contenir.
J'en appelle donc à un sursaut national. Je pense que pour l'amour de notre pays et pour redonner à notre peuple toute sa dignité, sans même nous aimer forcément, nous devrions être capables d'oublier nos vieilles querelles et de transcender nos antagonismes et nos rivalités idiotes nord-sud - qui, plus d'un demi-siècle après l’indépendance, constituent toujours, hélas, le principal facteur bloquant qui nous empêche de faire converger nos intérêts.
Un tel dépassement sera, j'en suis convaincu, un tournant décisif pour notre pays.
Enfin, pour conclure, je vous invite à lire et à relire à satiété le document ci-dessous.
Le 11 / 12 / 2017
Bienvenu MABILEMONO
Vœux du Mouvement pour l'Unité et le Développement du Congo pour l'année 2017
Chers compatriotes,
Nous allons entrer dans une nouvelle année. Naturellement, j’ignore ce que nous réserve cette année, 2017.
Ce dont je suis sûr c'est que l'idéal d'une démocratie vivante et apaisée dans notre pays ne sera jamais atteint tant que nous ne serons pas capables d'endiguer la volonté de puissance de Denis Sassou Nguesso et son clan.
Aujourd'hui toute personne normalement constituée doit bien se rendre compte que la vie politique dans notre pays est désormais régulée d'abord par la force. Denis Sassou Nguesso a la force et il a la volonté de l'utiliser. Donc, derrière il faut l'endiguer, ce qui suppose avoir de la volonté, c'est-à-dire être capable d'agir militairement s'il le faut. Tant qu'on ne l'endiguera pas par une volonté politique forte, par une cohésion de l'opposition intérieure et extérieure, tant qu'il y aura une multitude d'intérêts divergents qui empêchent l'opposition de parler d'une même voix, eh bien, Denis Sassou Nguesso et son clan continueront dans leur logique de domination. s
Disons les choses simplement : Denis Sassou Nguesso et son clan ont pris cette dimension géopolitique et militaire importante parce qu'en face, c'est-à-dire du coté de l'opposition, il n'y avait rien. Autrement dit, Denis Sassou Nguesso et son clan n'ont fait qu'occuper un terrain qui leur était laissé libre par l'impuissance de l'opposition.
Tant qu'on ne sera pas capable soit de dialoguer d'égal à égal ou alors d'opposer la force à la force, Denis Sassou Nguesso et son clan seront confortés dans leurs certitudes.
L'opposition a eu une chance remarquable de changer les cartes le 27 septembre 2015, elle ne l'a pas fait, elle a laissé passer le moment. Après un tel raté historique que nous avons appelé "la faillite de l'opposition", on ne peut plus s'étonner maintenant, après avoir refusé d'agir, eh bien, de se retrouver impuissant et de voir Denis Sassou Nguesso et son clan reprendre la main.
La faiblesse de l'opposition congolaise aujourd'hui, c'est que probablement, à juste titre, elle met des bornes à l'emploi de la violence alors que de l'autre coté, du coté de Denis Sassou Nguesso et son clan, il n'y a pas de bornes, c'est-à-dire que Denis Sassou Nguesso et son clan ont ramené la politique à la guerre dans son sens primaire, c'est-à-dire un affrontement de la violence sans appliquer de principes moraux tandis que l'opposition, elle, continue de se fixer des limites et brille par son inaction.
Ce n'est un secret pour personne que l'opposition congolaise a été complètement décrédibilisée par son inaction du 27 septembre 2015 ; à partir de ce moment là Denis Sassou Nguesso a compris que les muscles de cette opposition étaient des muscles en papier, que cette opposition ne fera jamais rien. C'est pourquoi, sans toutefois la qualifier de "l'opposition la plus bête du monde", sans jeter l'opprobre, nous sommes forcés de dire que l'opposition congolaise est soit naïve soit corrompue et complice de ce pouvoir dictatorial et prédateur qu'elle prétend combattre. Car une opposition responsable ne peut ignorer la règle élémentaire et mondialement admise qui veut qu'en politique comme en guerre ou en diplomatie internationale, on se donne des limites, on se donne des bornes, mais qui n'empêchent pas d'atteindre ses propres objectifs et de conduire sa propre politique.
En tout cas la perception très simple qu'on a et qui est avérée c'est qu'il y a une crainte de Denis Sassou Nguesso qui est quand même importante à tel point qu'il déploie une violence barbare dans le pays et jamais ni l'opposition ni l'armée n'ont pu le bloquer. En effet, cette démonstration de force de Denis Sassou Nguesso s'explique sans doute par le fait qu'il a face à lui une opposition qui est perçue comme très faible et qui n'a jamais su mettre en place une politique qui aurait pu permettre de rallier l'armée à la cause du peuple et contenir cette volonté de puissance de Denis Sassou Nguesso, et de ne pas arriver à ces massacres ignobles auxquels nous assistons aujourd'hui, notamment dans le Pool.
En 2017, une remise en question s'impose. Il faut réinventer une nouvelle opposition. De son coté, l'armée doit mettre son poids sur la balance.
C'est à ce prix que nous regagnerons une crédibilité auprès de l'opinion nationale et internationale et nous pourrons ainsi retrouver une capacité d'action qui nous permettra de redonner son honneur au peuple congolais.
Mon message pour 2017 est donc celui de la confiance retrouvée, confiance dans notre peuple et dans toutes les forces de notre pays.
Vive le Congo
Le 31/12/2016
Bienvenu MABILEMONO
S.G du Mouvement pour l'Unité et le Développement du Congo - M U D C

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